Essai de l’Aston Martin Vantage Roadster : beauté anglaise

Essai auto de l'Aston Martin Vantage Roadster
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Performante et séduisante, l’Aston Martin Vantage Roadster est sans doute l’une des plus belles sportives actuelles. Mais sur la route, est-elle aussi exaltante ? La réponse dans notre essai auto !

 

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Cela fait quelques années déjà que l’actuelle Aston Martin Vantage est présente dans la gamme. Et pour cause, celle-ci fut officiellement dévoilée en novembre 2017, mais uniquement sous sa forme de coupé. Puisant son inspiration dans le style de la DB10, une création unique conçue uniquement pour le film James Bond Spectre de 2015 et jamais commercialisée, cette nouvelle création se sera laissée désirer. Et c’est encore pire pour la version cabriolet, qui n’arriva finalement qu’en octobre 2019, soit deux ans plus tard. Il s’agissait alors seulement d’une version de pré-série, tandis que le modèle définitif ne vit le jour qu’en février 2020. Mais finalement, la sportive ne pourra pas faire ses débuts face au public, alors que le salon de Genève a dû garder ses portes closes en raison de l’épidémie de Covid-19. Mais cela ne l’empêche pas de séduire les clients et la presse, alors que cette version a rapidement rencontré un franc succès.

Si elle n’est sans doute pas la plus vendue de la gamme, comme c’est souvent le cas des variantes cabriolets, celle-ci reste en revanche assurément la plus désirable. Mais avant d’aller plus loin, vous vous posez sans doute une question : pourquoi cette Vantage porte-t-elle le nom de Roadster et non de Volante ? Eh bien peu le savent, mais cette appellation est en réalité réservée aux modèles équipés de quatre places, ce qui n’est pas le cas de notre modèle d’essai. Totalement nouvelle par rapport à une précédente génération également très réussie sur le plan esthétique, cette Vantage Roadster se distingue par un style plus épuré qui demeure toujours agressif juste comme il faut, sans jamais renier son élégance et son raffinement. Et à vrai dire, elle revient de loin, car nous aurions pu croire qu’Aston Martin décide finalement de ne pas la reconduire, alors que la marque rencontre d’importantes difficultés financières depuis quelques années.

Et pourtant, voilà que la sportive décapotable est bel et bien là, succédant alors à une présente génération ayant battu le record de longévité pour un modèle de la gamme, car vendu de 2005 à 2018. Il ne reste désormais plus qu’à espérer que cette nouvelle mouture connaisse le même succès. Mais pour cela, encore faut-il qu’elle soit convaincante ! C’est donc pour cela que nous avons décidé d’en prendre le volant durant quelques jours.

Extérieur et design de l’Aston Martin Vantage Roadster

Bien évidemment, on sait que les goûts et les couleurs sont totalement subjectifs. Mais l’on peut tout de même dire avec certitude que cette Aston Martin Vantage Roadster est tout de même une vraie réussite sur le plan esthétique. Si la précédente version était déjà très belle, cette nouvelle venue se place encore un cran au-dessus, notamment en termes d’audace alors que les deux n’ont à vrai dire plus grand-chose en commun. Impossible de les comparer donc, car là où l’une distille un charme intemporel, la seconde se veut quant à elle bien plus contemporaine avec des lignes plus épurées. Comme nous l’avons expliqué plus tôt, celles-ci s’inspirent donc directement de la DB10, restée à l’état de concept unique pour le cinéma. On se rappelle d’ailleurs que celle-ci avait particulièrement charmé les spectateurs, qui rêvaient tous de l’avoir dans leur garage. Un peu à part dans le catalogue, la sportive se veut donc très différente du reste de la gamme, et notamment des DBS Superleggera et autres D11.

En effet, le dessin du coupé à l’essai est quant à lui plus simple, presque minimaliste à vrai dire. Plusieurs visions de l’élégance, donc pour la marque, mais il est vrai que notre préférence ira sans doute à cette Vantage, même si cela n’est pas forcément le cas pour tout le monde. Quoi qu’il en soit, la sportive est loin de passer inaperçue, avec sa face avant agressive et arborant une immense calandre géante. Celle-ci est alors entourée par deux petites optiques. Il faut savoir que deux versions sont disponibles, avec une lame un peu plus imposante proposée en option à l’achat ou en seconde monte un peu plus tard. Long de 4,47 mètres, le cabriolet est imposant, avec son 1,94 mètre de large pour une hauteur culminant à seulement 1,27 mètre de haut. Un beau bébé donc cette Vantage, qui se décline en de nombreuses teintes dont le superbe Ming Blue de notre version d’essai.

Poste de conduite et habitabilité de l’Aston Martin Vantage Roadster

Après avoir fait le tour du propriétaire, il est maintenant temps de nous installer à bord de cette Aston Martin Vantage Roadster. Mais avant de démarrer le moteur et de faire rugir le V8, il est tout de même important de prendre un peu de temps pour découvrir le poste de conduite de la sportive britannique. En effet, ce dernier est très différent de celui de la DB11 que nous connaissons déjà, puisqu’il arbore des lignes un peu plus travaillées et moins épurées. Savoir lequel des deux intérieurs est le plus beau sera alors bien évidemment très subjectif. Quoi qu’il en soit, l’habitacle de notre Vantage est très complet et offre de nombreuses fonctionnalités et commandes. Néanmoins, certains pourraient tout de même le trouver un peu daté, ce qui est dommage, notamment par rapport à certaines rivales comme la Porsche 911 entre autres. On appréciera cependant la qualité perçue et les matériaux évidemment très haut de gamme, comme le cuir omniprésent.

Plusieurs configurations sont toutefois disponibles, de la plus sportives à la plus chic, puisqu’il est possible par exemple d’opter pour de la fibre de carbone ou de l’Alcantara en fonction des goûts de chacun. De nombreuses teintes sont également proposées pour les sièges, très confortables et offrant un bon maintien latéral. Un vrai atout pour la conduite dynamique. Bien évidemment, les réglages se font de manière électrique, mais à vrai dire, on ne s’attendait pas à moins de la part d’une voiture aussi haut de gamme. Côté technologies embarquées, la sportive n’est pas en reste, alors que le conducteur profite d’un écran de 8 pouces, qui n’est toutefois pas tactile. Il est revanche commandable via un pad installé sur la console centrale et intègre le système d’infodivertissement Command fourni par Mercedes avec laquelle travaille Aston Martin depuis 2013. Enfin, le summum du plaisir reste la capote en toile, qui est l’une des plus rapides du marché avec une ouverture en seulement 6,8 secondes jusqu’à 50 km/h.

Que vaut l’Aston Martin Vantage Roadster sur la route ? Essai en conduite

Au total, deux versions sont disponibles dans le catalogue de l’Aston Martin Vantage Roadster, avec un V8 et un V12. Une gamme alors identique à celle de la DB11, qui ne devrait donc pas déstabiliser la clientèle. Pour notre part, nous avons jeté notre dévolu sur la première variante pour notre essai. Une mécanique déjà bien connue, puisqu’il s’agit du huit cylindres en V 4,0 litres bi-turbo développé par Mercedes-AMG et bien éprouvée depuis de longues années déjà. Ce dernier affiche alors une puissance de 510 chevaux à 6 000 tr/minutes tandis que le couple atteint les 685 Nm entre 2 500 et 5 000 tr/min. Une plage très large donc, qui garantit une belle allonge pour ce moteur généreux et volontaire, qui offre de très bonnes relances en sorties de courbes notamment. On appréciera également la noblesse et la souplesse de la mécanique, ainsi que son côté démonstratif. À vrai dire, difficile de s’en lasser. Seul bémol toutefois, la boîte automatique ZF qui manque légèrement de réactivité.

Il vaudra alors mieux faire usage des palettes au volant pour tirer parti de toutes les capacités dynamiques de la voiture et de ses performances. D’autant plus que trois modes de conduite sont proposés sur cette Vantage Roadster, à savoir Sport, Sport + et Track. Vous ne trouverez donc aucune configuration confort sur la sportive, mais rassurez-vous, le premier mode est tout à fait convenable pour un usage quotidien, à condition de ne pas avoir le dos trop sensible. En effet, si la suspension est dans tous les cas un peu ferme, il faut savoir qu’elle l’est encore plus en mode Sport + ou Track, alors que chacun d’entre eux agit sur divers paramètres comme la réactivité du moteur et de la boîte de vitesses, mais également sur la fermeté de la direction. Pour nous, le meilleur compromis reste alors le mode intermédiaire, la configuration Track étant un peu trop extrême pour une conduite sur route ouverte, avec une suspension trop ferme qui ne profite pas vraiment à l’agilité.

Le plus difficile dans tous les cas restera alors de réussir à respecter les limitations de vitesse, car le V8 de notre sportive donne réellement envie de jouer avec la pédale de droite. Sans parler du son de l’échappement, qui devient alors un véritable pousse-au-crime. Attention tout de même lors des accélérations, car il ne faut pas oublier que cette Vantage est une pure propulsion, et donc que l’arrière a tendance à dériver assez facilement. Mais soyez rassuré, aucun risque de perdre le contrôle alors que la voiture est très saine et sécurisante, rattrapant alors les petites erreurs de pilotage et autres excès de confiance. Sur le mouillé, les pneus Pirelli P-Zero ont tendance à avoir un peu moins de grip, ce qui se ressent surtout lors des Launch Control, d’autant plus que le couple très élevé arrive alors d’un seul coup. Mais dans l’ensemble, la sportive est une voiture équilibrée et très rassurante.

Du fait de son poids élevé, de l’ordre de 1 510 kg à vide, elle se sentira toutefois bien plus à l’aise sur l’Autobahn allemande ou sur des parcours avec de grands virages que sur de petites routes sinueuses. Elle jouit cependant d’un vrai dynamisme et d’un châssis très performant, lui offrant un excellent comportement routier. Distillant beaucoup de plaisir, la Vantage Roadster sera la compagne idéale pour un roadtrip en bord de mer, même à basse vitesse. On appréciera également le gros travail effectué sur l’insonorisation même à un rythme élevé, ainsi que le freinage mordant et endurant. Ce dernier est alors associé par des disques de 400 millimètres à l’avant et 360 millimètres à l’arrière. Bien sûr, il faudra composer avec une consommation élevée, annoncée à 10,5 l/100 km en cycle mixte, tandis que les émissions sont affichées à 245 g/km.

Notes et avis sur l’essai de l’Aston Martin Vantage Roadster

CatégorieNote sur 5 Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Même si cela est subjectif, la Vantage Roadster est une très belle voiture, assurément !
Conduite⭐️⭐️⭐️⭐️Rassurant, dynamique et agréable à conduire, le cabriolet anglais sait aussi se montrer polyvalent. Dommage qu’il manque un peu de confort pour être parfait.
Praticité⭐️⭐️⭐️Avec son petit coffre de 350 litres, cette Aston Martin n’est pas la plus pratique du marché. Mais c’est suffisant pour partir en week-end !
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️⭐️Avec un prix de départ à 145 491 euros, la sportive n’est pas franchement donnée. Mais elle offre des prestations de très haut vol !

Bilan de notre essai de l’Aston Martin Vantage Roadster

On ne vous apprendra rien en vous disant que cette Aston Martin Vantage est tout simplement incroyable. En termes de style bien sûr, avec ses lignes à la fois agressives et élégances mais également en ce qui concerne le comportement routier. Dynamique, saine et amusante quand il le faut, la sportive anglaise est une belle réussite sur tous les points. Dommage pour l’intérieur un peu daté, mais dans l’ensemble, les prestations sont très satisfaisantes. Mais attention, il faudra mieux emmener le cabriolet sur des travers plus rapides que sur des routes sinueuses, en raison de son poids élevé. Enfin, mention spéciale pour le V8, au son magistral !

 

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Publié par

Marie Lizak

Essayeuse automobile

Je suis Marie Lizak, essayeuse chez Caroom depuis 2020. Journaliste auto depuis 10 ans, je réalise des essais de véhicules neufs et je décrypte les nouveautés pour aider les automobilistes à choisir avec des retours terrain clairs et vérifiables. En savoir plus.

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