Une nouvelle forme d’escroquerie sévit sur les routes françaises, visant particulièrement les automobilistes abonnés aux services de télépéage. Apparue très récemment, cette fraude prend de l’ampleur à l’approche des vacances d’été, période propice à la recrudescence des tentatives malveillantes. Face à cette menace, les usagers sont appelés à redoubler de prudence. Caroom vous éclaire sur cette arnaque en pleine expansion !
Les escroqueries ciblant les automobilistes sont de plus en plus nombreuses
Cela fait déjà quelques années que les conducteurs sont victimes d’arnaques en tout genre. Dernièrement, ils ont eu affaire à des interventions de fausses dépanneuses, des pièges aux bornes de recharge électrique ou encore à des contraventions falsifiées.
Une nouvelle méthode d’escroquerie s’ajoute à cette liste : la fraude au télépéage. Elle cible spécialement les abonnés aux systèmes de paiement sans barrière et les automobilistes conduisant sur une autoroute en flux libre, où le péage est régularisé a posteriori.
Pour tromper les usagers, les escrocs envoient des messages crédibles, mais totalement frauduleux. Le phénomène est en train de gagner du terrain, alors que la plupart des Français se préparent aux départs en vacances, moment où les automobilistes reçoivent des messages relatifs à leurs déplacements. La rapidité et la crédibilité des messages transmis rendent cette fraude très opérante.
Campagne de phishing : les usages reçoivent d’abord des messages
Le mode opératoire de cette arnaque est simple, mais redoutablement efficace. La combine repose sur l’envoi d’un mail ou d’un SMS soigneusement rédigé et présentant un objet incitatif et parfois alléchant pour susciter l’intérêt de l’automobiliste : « suspension de votre abonnement », « promotion spéciale sécurité auto », « kit de sécurité gratuit »…
Le message contient généralement un lien sur lequel l’utilisateur est invité à cliquer. Une fois le lien ouvert, la victime est renvoyée vers une fausse interface, où il trouvera un message lui suggérant de régler une somme impayée, la plupart du temps assez faible, autour de 6,80 euros, ou de remplir un formulaire afin de profiter d’un avantage.
Mais le véritable objectif est ailleurs : collecter des données personnelles et bancaires. Coordonnées, numéros de carte, identifiants… Autant d’informations pouvant servir aux escrocs pour usurper une identité ou effectuer des achats frauduleux sont alors recueillies par ces faux formulaires.
Le piège fonctionne mieux lorsque les automobilistes ciblés possèdent effectivement un abonnement à un service de télépéage. La suspicion est moindre, l’utilisateur étant alors tenté de régulariser sans tarder, sans prendre le temps de vérifier l’authenticité du message.
Quelques conseils pour ne pas tomber dans le piège
Plusieurs indices permettent de repérer ces tentatives de phishing. En premier lieu, l’automobiliste peut vérifier l’adresse e-mail ou le numéro d’expédition du message. Les vrais services de télépéage n’entrent jamais en contact avec leurs clients en passant par des adresses génériques ou des numéros de téléphone personnels.
L’adresse officielle utilisée par un service d’abonnement au badge télépéage renferme usuellement le nom de ce dernier. À titre d’exemple, l’adresse électronique d’Ulys se termine par « @ulys.com », tandis que celle de Bip&Go par « @bipandgo.com ». Un e-mail provenant d’un domaine générique, comme @gmail.com ou @yahoo.fr peut donc constituer un signal d’alerte.
De même, un SMS envoyé depuis un numéro mobile commençant par « +33 6 » ne peut en aucun cas être un canal officiel de communication. Par ailleurs, il est recommandé de ne jamais cliquer directement sur un lien intégré dans un message douteux. Le cas échéant, il est conseillé de se connecter à son espace client depuis le site officiel du service concerné.
Pour finir, si vous êtes confronté(e) à ce type d’arnaques, dénoncez immédiatement toute tentative suspecte. Ces démarches permettront non seulement de vous protéger, mais aussi de mettre un terme à la diffusion de ces fraudes, en aidant les autorités à identifier et bloquer les campagnes malveillantes.
Et vous, avez-vous déjà reçu ce type de message trompeur ?
Vive Les hackers et Le tout informatique….