L’affaire des airbags Takata, qui a grandement bouleversé l’histoire de l’automobile, connaît un nouveau rebondissement en France. Le 11 juin dernier, un autre drame mortel vient s’ajouter à la longue liste d’accidents imputés à ces équipements défectueux. Face à ce nouveau décès, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a ordonné l’immobilisation immédiate de tous les véhicules Citroën C3 et DS 3 encore en circulation et concernés par les rappels relatifs aux airbags Takata. Les détails avec Caroom !
Des airbags défectueux, à l’origine d’accidents mortels
Les airbags Takata sont au cœur de l’un des plus grands scandales de l’industrie automobile. Conçus par un fournisseur japonais aujourd’hui disparu, ces équipements sont soupçonnés d’exploser de manière imprévisible lors de leur déploiement, projetant des fragments métalliques dans l’habitacle.
Depuis le début de l’affaire, pas moins de 19 décès liés à ces airbags ont été recensés en France, dont deux en métropole, et plusieurs dizaines d’accidents graves. Le cas récent de Reims est particulièrement marquant. Le 11 juin, une mère de famille d’environ 40 ans a trouvé la mort après que l’airbag passager de sa Citroën C3 a explosé.
L’enquête a révélé que le dispositif avait été éjecté de la voiture et qu’un morceau de métal avait perforé le larynx de la conductrice. Sa fille, qui se trouvait à bord, a subi des blessures. Cette tragédie met en évidence les limites des précédentes campagnes de rappel.
Alors que la voiture de la victime avait bien été identifiée comme à risque et qu’un courrier avait été adressé à son propriétaire, celui-ci a été retourné pour cause d’adresse erronée. Le constructeur explique avoir tenté une relance via les fichiers d’assurance, sans succès avant le drame.
Au départ, seuls les modèles les plus anciens produits, entre 2008 et 2013, faisaient l’objet d’une interdiction de circulation. Quant aux véhicules fabriqués entre 2014 et 2019, ils ont été soumis à un rappel, sans obligation d’arrêt immédiat.

Les Citroën C3 et DS 3 concernées par le stop drive
Face à la situation alarmante, Citroën a réagi sans attendre. Le 18 juin 2025, le constructeur a donc décrété un stop drive généralisé à tous les modèles concernés par les airbags Takata. Cela représente 410 000 voitures immobilisées en Europe, dont 82 000 en France.
Le directeur de Citroën, Xavier Chardon, a rapidement agi afin de passer ses modèles en stop drive pour qu’ils soient traités dans les plus brefs délais. En clair, tous les véhicules rappelés ne doivent plus rouler, jusqu’à ce que leurs airbags soient remplacés.
Les principaux modèles concernés sont les Citroën C3 phase 2 dont la production a été assurée entre septembre 2008 et février 2017, de même que les DS 3 produites entre décembre 2008 et mai 2019. D’autres modèles, comme la DS 4, la DS 5, la C-Zéro et même certaines C4 sont également touchées par les rappels. Cependant, seules les deux citadines du groupe sont réellement visées.
Afin de savoir si vous devez cesser de conduire votre véhicule, vous aurez à vérifier votre numéro VIN. Dans le cas où il correspondrait aux codes de rappel MK7, NQ3 ou GCD, vous devez impérativement arrêter d’utiliser votre voiture et vous rendre chez un garagiste agréé. Le remplacement des airbags est gratuit.
À ce jour, 69,7 % des véhicules concernés en France ont déjà été pris en charge, soit 481 000 voitures sur les 690 000 identifiées par Citroën et DS, ce qui laisse malheureusement encore plusieurs milliers d’automobilistes exposés à un danger potentiel. En tout cas, le gouvernement prend déjà des dispositions fermes pour éviter d’augmenter le nombre de tragédies en rapport avec ces airbags Takata. En parallèle, les propriétaires des véhicules en cause sont priés de réagir sans tarder pour garantir leur sécurité.
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