L’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est l’un des facteurs à l’origine du réchauffement climatique. D’ailleurs, on estime qu’un tiers des émissions de GES provient des transports dans les grandes villes mondiales. Certaines prennent alors les devants et souhaitent y interdire les voitures complètement. Mais est-ce réellement possible ? On fait le point !
Les voitures sont progressivement chassées des villes
Depuis des décennies, les voitures occupent une place prépondérante dans notre société. En 2019, l’institut de données et d’études Kantar indiquait que 89 % des ménages en France possédaient une ou plusieurs voitures et plus d’un tiers d’entre eux affirmaient en avoir besoin tous les jours.
Sauf que les voitures ont un impact énorme sur l’environnement et que limiter leurs utilisations est l’un des moyens de lutter contre le réchauffement climatique. Les pouvoirs publics prennent alors des mesures fortes et ces dernières se sont accélérées avec la Covid-19 et la réduction de la pollution atmosphérique.
En France, les agglomérations de plus de 150 000 habitants sont obligées de mettre en place des ZFE d’ici à 2025 afin d’interdire la circulation aux véhicules les plus polluants. L’objectif à terme est clair, n’autoriser la circulation qu’aux voitures 100 % électriques, qui ne rejettent pas de CO2 en conduite.
Les villes prennent aussi leurs propres initiatives telles qu’interdire l’accès aux voitures dans certains quartiers ou rues. Elles augmentent les tarifs du stationnement pour inciter les automobilistes à utiliser les transports en commun.
Autre exemple à Paris, qui participe chaque année à la Journée sans voiture et compte ainsi jusqu’à 20 % de pollution en moins ! D’ailleurs, la capitale a aussi mis en place le projet Paris Respire, qui supprime, une fois par mois, les véhicules à moteur sur l’Avenue des Champs-Élysées et les 4 premiers arrondissements.
Certaines villes dans le monde vont encore plus longtemps en interdisant complètement les voitures !

Des villes sans voiture c’est possible, mais il faudra mettre la main à la pâte
En Espagne, la ville de Pontevedra, située en Galice et comptant plus de 80 000 habitants a réduit son trafic automobile drastiquement en interdisant par exemple les véhicules (sauf essentiels) dans le centre historique et les rues commerçantes importantes. Selon un document de la ville, le nombre de citadins qui prenaient la voiture pour un trajet à l’intérieur de la ville a baissé de 67 % entre 1997 et 2017.
Longtemps vu comme une utopie, interdire ou réduire l’accès des voitures dans les villes est possible, mais pas sans faire d’efforts !
D’abord et sûrement le point le plus important, les villes doivent convaincre les automobilistes, qui, comme on le voit avec les ZFE, sont majoritairement réfractaires à de telles mesures. Il faudra aussi convaincre les commerçants, qui risquent aussi d’être affectés par l’interdiction des voitures, si des alternatives fiables ne sont pas mises en place.
Justement, pour instaurer une telle mesure, les transports en commun doivent être opérationnels et desservir tous les quartiers. Il faudra également revoir l’espace urbain, notamment les routes et les parkings pour adapter tout cela aux transports en commun, aux piétons et cyclistes.
Évidemment de tels changements demandent de l’investissement, mais pas autant que ce que l’on dépense pour la voiture. De quoi faire des économies, tout en réduisant la pollution et ses conséquences sur l’environnement et la santé, mais nous n’y sommes pas encore !
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