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Arnaud G
le
Contact récent avec un membre de premium car.
Contrôle technique prévu aujourd'hui avec un appel téléphonique programmé lundi.
Partagé entre espoir et scepticisme.
Bonsoir Mr Arnaud G
Tenez nous au courant du compte rendu de lundi
J'ai le mien le lundi 20 avril ,je vous tiendrez au courant aussi
En espérant que l'on vous dise pas que le véhicule soit accidenté
Merci d'avance pour le retour
Bonjour à tous
j'ai commandé et payé une voiture avec premium car deals en fait la société qui encaisse et fait les contrats est argos expertises. je me suis rendu compte après la signature et le paiement de l'incohérence des informations fournis par le vendeur.... pas de VIN dans le bon de commande , liste d'option fausse par exemple présence d'un réservoir ad blue sur une essence ... j'ai fait le forcing pour avoir le VIN ....impossible .
Les explications ne tenaient pas la route par exemple on a le VIN que lors du contrôle technique alors que la voiture est importée sois disant de Suède. Autre élément perturbant la voiture était au départ garantie un an en concession puis après deux ans et sur le bon de commande c'était trois ans .....ils ont baissé le prix de 900 euros sans que je demande une remise....
j'ai donc fait valoir mon droit de rétractation dans les 14 jours ce qui leur laissait 14 jours à réception pour me rembourser .... et ils l'ont fait au 16 jours ....ouf!
j'ai téléphoné tous les jours, suivi de mail, recommandé en ligne etc....Chaque courrier envoyé etait argumenté, factuel et contenait les articles de lois concernant mon litige .
D'après mes recherches le délai de rétraction n'a pas de durée de 14 jours si le bon de commande ne mentionne pas l'identification exacte du véhicule.
En conclusion je pense que cette voiture n'existe pas certainement comme les autres ..... mais l'histoire c'est bien fini pour moi ....... A vous de décider ....si cela peut aider !
Bonjour, j’ai commandé une voiture mais payer seulement l’acompte de 1500 euros au départ, mais beaucoup d’incohérences, c’était une Audi A3 tfsi (essence) manuelle mais les photos étaient boîte automatique avec TDI sur le coffre donc diesel. Le commercial m a dit que c’était une erreur de photo mais que c’était belle est bien une essence, mais ils possédaient 2 véhicules identiques mais pas avec la même motorisation… très étrange. J’ai décidé de me rétracter et demander un remboursement au vu de toutes ses incohérences, livraison semblait trop rapide, informations pas clair etc… au début le responsable m a demandé de payer l’intégralité de l’acompte soit 2650€ pour ensuite pouvoir obtenir mon remboursement alors que j avais déjà payé 1500€, pour des raisons de comptabilité et d’impôts apparemment. Très bancale comme explication, même au téléphone il s’emmêlait les pinceaux dans ses mensonges. J’ai dit que ce n’était pas normal et ni légal, il m a dit que il allait voir avec la comptable. Au final contre toute attente, j’ai belle et bien reçu mon remboursement de 1500€ moins de 14 jours après la demande. Bref j’ai préféré acheter une voiture en garage à côté de chez moi que j’ai pu voir avant, même si un peu plus cher au moins j’ai la tranquillité. Je ne sais pas quoi penser de cette entreprise, énormément d’incohérences et sent l’arnaque à plein nez mais malgré tout ils m’ont rendu mon argent comme promis. Mais attention je n’avais encore signé aucun contrat ni promesse d’achat écrite que se soit par mail ou sms, ça a peut être joué en ma faveur.

Évitez les pièges
nos services clés
Anne
le
Bonjour, pour ma part l'expérience s'est très bien passée.
J'ai reçu mon véhicule dernièrement et rien à signaler. L'équipe est sympa et professionnelle donc je recommande.
Bonsoir à tous,
Je suis dans la même situation : devoir avancer 2 600 € pour lancer l’expertise du véhicule, sans aucune garantie, me rend assez hésitant.
Avez-vous, de votre côté, des informations ou des retours concernant cette expertise ?
Merci par avance pour vos réponses.
Bonne soirée,
Carmen
le
bjr vous pouvez prouvez que vous avez bien recu votre voiture merc
c est pour rassurer les gens qui ont des doutes merci
Bonjour,
Il s’agit manifestement d’une escroquerie. J’ai réglé l’acompte demandé pour un XC40, puis me suis rétracté par courriel et par lettre recommandée avec accusé de réception, compte tenu des nombreuses incohérences relevées dans les explications fournies oralement et dans les prétendues données issues du soi‑disant contrôle effectué.
Il m’a été impossible d’obtenir le moindre document écrit, ni même le numéro VIN du véhicule concerné. J’ai reçu aujourd’hui un appel m’indiquant que le remboursement ne serait pas effectué, malgré le délai légal de rétractation de 14 jours, au motif que le contrat prévoirait une renonciation à ce droit dès la signature. Je vais donc saisir la DGCCRF ainsi qu’un conseil juridique, afin d’obtenir la restitution des sommes versées et tenter de faire cesser ces pratiques.
audiq5tfsie : Pouvez-vous nous dire quel article de loi vous avez utilisé pour récupérer votre versement ?
adoss
le
Bonsoir à tous,
Je suis dans la même situation : devoir avancer 2 600 € pour lancer l’expertise du véhicule, sans aucune garantie, me rend assez hésitant.
Avez-vous, de votre côté, des informations ou des retours concernant cette expertise ?
Merci par avance pour vos réponses.
Bonne soirée,
Bonjour
Je ne vous recommande pas de verser d'acompte.. j'ai attendu 8 semaines pour me les faire rembourser.. ils vous donneront toujours des excuses en disant que le véhicule n'est plus disponible... qu'il y a un soucis d'infiltration d'eau dans un phare... ou un voyant moteur allumé...
À vous de voir...
Anthony
le
Bonsoir Mr Arnaud G
Tenez nous au courant du compte rendu de lundi
J'ai le mien le lundi 20 avril ,je vous tiendrez au courant aussi
En espérant que l'on vous dise pas que le véhicule soit accidenté
Merci d'avance pour le retour
Comment ça se passe pour vous? Le CY s’est bien passé?
Michel21
le
Comment ça se passe pour vous? Le CY s’est bien passé?
Bonsoir non ça c'est mal passé! on m’a dit que le véhicule avait été immergé et qu’il ne pouvait pas être immatriculé en France car il venait des États-Unis, après plus de 3 semaines d'attente pour le fameux contrôle technique
J'attends le remboursement demain de mes 24,200€ dans le cas contraire je déposerais 1 plainte immédiatement et je monterais à leur agence de Cenon pour en découdre !!
Bonjour
Et alors Mr Jonathan ? Qui avait raison à la finale ?
Dite moi qui à vraiment reçu un véhicule ? Personnes !
Continuez à faire des recherches... je vous répète qu'ils n'ont pas de fournisseurs en Suède n'y où que se soit...
Ils travaillent avec les acomptes et les paiements reçu en totalité...
Et n'oubliez pas que il y a plusieurs garages avec le même mode opératoire...
Premium car deals
Garage securicar mérignac
Garage securicar Ambarès
Bonne chances à tous
Bonjour à tous,
Je fais un point sur ce topic car les témoignages se sont multipliés ces dernières semaines et je pense qu'il est important de poser les choses clairement.
Ce qu'on observe :
Les témoignages récents convergent sur un même schéma : acompte versé, attente de plusieurs semaines voire mois, excuses à répétition (véhicule accidenté, immergé, plus disponible), aucun VIN communiqué, aucun document écrit fourni, et au bout du compte pas de véhicule livré. Plusieurs d'entre vous ont décrit ce parcours avec des faits précis, des dates et des montants. Ce sont des témoignages légitimes et ils restent en ligne.
Ce qu'on ne peut pas encore affirmer :
À ce jour, la plupart des personnes qui témoignent ici indiquent avoir été remboursées, même si les délais sont anormalement longs. Une pratique commerciale douteuse et une escroquerie au sens pénal, ce n'est pas la même chose — et c'est important pour ceux d'entre vous qui envisagent des démarches judiciaires. On ne peut pas non plus affirmer un lien entre différentes sociétés sans preuve formelle (extraits KBIS, dirigeants communs, etc.).
Ce qui m'intéresse maintenant :
Pour que ce topic serve vraiment à protéger les futurs acheteurs, on a besoin d'éléments factuels solides, pas d'accusations génériques. Concrètement :
— Dakire : vous indiquez que votre banque a signalé le RIB comme frauduleux. Si vous pouvez nous transmettre une preuve écrite de votre banque (mail, courrier, capture d'écran), c'est un élément factuel majeur. Envoyez-le nous en MP ou postez-le ici.
— Anthony : vous attendez le remboursement de 24 200 €. Tenez-nous informés. Si le remboursement n'intervient pas, c'est un élément de nature différente de tout ce qu'on a vu jusqu'ici.
— Volv77 : vous dites qu'on vous oppose une clause de renonciation au droit de rétractation. Si vous avez le bon de commande ou le contrat qui contient cette clause, postez-le (en masquant vos données personnelles). C'est vérifiable juridiquement.
— audiq5tfsie : vous mentionnez la société Argos Expertises comme étant celle qui encaisse et établit les contrats. C'est une information factuelle intéressante que d'autres peuvent vérifier sur leurs propres documents.
Envoyez-moi vos documents :
Je souhaite analyser en profondeur les contrats, bons de commande et autres documents que vous avez reçus de cette société. Si vous êtes concerné, contactez-moi en MP ou répondez ici — je reviendrai vers vous par mail pour récupérer vos pièces en toute confidentialité. Plus on aura d'éléments concrets, plus on pourra se prononcer objectivement.
En attendant, les bons réflexes :
— Avant de verser un acompte : exigez un bon de commande avec le numéro VIN du véhicule. Pas de VIN = pas de véhicule identifié = ne signez pas.
— Si vous avez déjà versé et que le remboursement tarde : exercez votre droit de rétractation par écrit (mail + LRAR), en citant les articles L221-18 et suivants du Code de la consommation.
— Signalez sur SignalConso (DGCCRF).
— Si les montants sont importants : consultez un avocat ou notre partenaire juridique.
— Déposez plainte si vous estimez être victime d'une infraction.
Ce forum est là pour ça : partager des faits, s'entraider, et permettre à chacun de prendre une décision éclairée. Continuez à témoigner, avec des faits et des preuves.
Loic.M
le
Les voitures n’existent pas ! Récupérez votre argent ! Ne faite pas confiance en cette entreprise !
Merci
Nous vous avons contacté par mail le 24 avril dernier au sujet d'une vérification importante concernant votre dossier. La société Premium Car Deals nous a transmis un document qu'elle présente comme une preuve de votre remboursement intégral. Nous avons besoin de votre confirmation ou de votre démenti pour pouvoir avancer. Vous n'avez pas répondu à notre mail malgré le délai de 7 jours accordé. Merci de nous répondre en MP ou par mail dans les plus brefs délais — c'est dans votre intérêt autant que dans celui des autres internautes qui lisent ce topic.
Jonathan
le
Bonjour à tous,
Je fais un point sur ce topic car les témoignages se sont multipliés ces dernières semaines et je pense qu'il est important de poser les choses clairement.
Ce qu'on observe :
Les témoignages récents convergent sur un même schéma : acompte versé, attente de plusieurs semaines voire mois, excuses à répétition (véhicule accidenté, immergé, plus disponible), aucun VIN communiqué, aucun document écrit fourni, et au bout du compte pas de véhicule livré. Plusieurs d'entre vous ont décrit ce parcours avec des faits précis, des dates et des montants. Ce sont des témoignages légitimes et ils restent en ligne.
Ce qu'on ne peut pas encore affirmer :
À ce jour, la plupart des personnes qui témoignent ici indiquent avoir été remboursées, même si les délais sont anormalement longs. Une pratique commerciale douteuse et une escroquerie au sens pénal, ce n'est pas la même chose — et c'est important pour ceux d'entre vous qui envisagent des démarches judiciaires. On ne peut pas non plus affirmer un lien entre différentes sociétés sans preuve formelle (extraits KBIS, dirigeants communs, etc.).
Ce qui m'intéresse maintenant :
Pour que ce topic serve vraiment à protéger les futurs acheteurs, on a besoin d'éléments factuels solides, pas d'accusations génériques. Concrètement :
— Dakire : vous indiquez que votre banque a signalé le RIB comme frauduleux. Si vous pouvez nous transmettre une preuve écrite de votre banque (mail, courrier, capture d'écran), c'est un élément factuel majeur. Envoyez-le nous en MP ou postez-le ici.
— Anthony : vous attendez le remboursement de 24 200 €. Tenez-nous informés. Si le remboursement n'intervient pas, c'est un élément de nature différente de tout ce qu'on a vu jusqu'ici.
— Volv77 : vous dites qu'on vous oppose une clause de renonciation au droit de rétractation. Si vous avez le bon de commande ou le contrat qui contient cette clause, postez-le (en masquant vos données personnelles). C'est vérifiable juridiquement.
— audiq5tfsie : vous mentionnez la société Argos Expertises comme étant celle qui encaisse et établit les contrats. C'est une information factuelle intéressante que d'autres peuvent vérifier sur leurs propres documents.
Envoyez-moi vos documents :
Je souhaite analyser en profondeur les contrats, bons de commande et autres documents que vous avez reçus de cette société. Si vous êtes concerné, contactez-moi en MP ou répondez ici — je reviendrai vers vous par mail pour récupérer vos pièces en toute confidentialité. Plus on aura d'éléments concrets, plus on pourra se prononcer objectivement.
En attendant, les bons réflexes :
— Avant de verser un acompte : exigez un bon de commande avec le numéro VIN du véhicule. Pas de VIN = pas de véhicule identifié = ne signez pas.
— Si vous avez déjà versé et que le remboursement tarde : exercez votre droit de rétractation par écrit (mail + LRAR), en citant les articles L221-18 et suivants du Code de la consommation.
— Signalez sur SignalConso (DGCCRF).
— Si les montants sont importants : consultez un avocat ou notre partenaire juridique.
— Déposez plainte si vous estimez être victime d'une infraction.
Ce forum est là pour ça : partager des faits, s'entraider, et permettre à chacun de prendre une décision éclairée. Continuez à témoigner, avec des faits et des preuves.
Bonsoir Jonathan,
Ils me l’ont signalé oralement lorsque j’ai tenté d’effectuer un virement au guichet. J’ai également reçu un message privé d’une personne indiquant que sa banque l’avait alertée sur le caractère frauduleux du RIB de la société.
J’attends le retour de ma conseillère bancaire demain, suite au mail que je lui ai adressé. Je vous tiendrai informés.
De mon côté, je compte me rétracter de la vente (et déposer plainte en cas de refus) et j’ai déjà sélectionné un véhicule à un tarif plus cohérent dans un autre garage.
Par ailleurs, je vous confirme que les deux RIB (Société Générale et Crédit Mutuel) sont bien au nom d’ARGOS EXPERTISES.
N’hésitez pas à me contacter en message privé si vous souhaitez davantage d’informations :)
Bonjour
Pour ma part j'ai versé l'acompte de réservation, le premier contrôle visuel a été fait sans rien à signaler sur le véhicule (selon leurs dires)
J'ai ensuite procédé au versement par virement du reste du prix du véhicule, j'ai eu confirmation de ma banque que leurs comptes bancaires pour la société argos été bien déclarée,
Le contrôle technique m'a été annoncé pour le 7 mai et au vu de la première expertise il ne devrait pas y avoir de problème !
Si ct technique validé je suis sensé recevoir le vin avec le rapport ct et si je valide la finalisation de l'achat l'argent sera transmis au vendeur en Suède !
Livraison prévue pour la semaine du 15 mai où du 22 mai ce qui fera un délai de 6 semaine comme annoncé !
🤞
Bonjour , je m'invite dans a discussion , un peu tard malheureusement .... j'ai à faire avec Premium car deals , et comme tous , aucune info concernant le véhicule , je me suis rétracté , ils ne vont pas chercher les recommandés , ne les téléchargent pas en électronique et refuse de me rembourser les 2600 euros malgré le délai de 14 jours respécté , je vais donc entamer une procédure contre eux . Mais surtout à tous , ne pas faire confiance tout ça n'est qu'une vaste escroquerie . Bon courage à ceux qui comme moi sont emmerdés . Ne leur faites aucune confiance , ils n'ont aucune voiture et des discours bien rodés pour vous embobiner . Il était hors de question que je verse un centime de plus sans aucune preuve de l'existence du véhicule mais ne respectent rien ni personne alors attention à tous . Je m'y prends trop tard mais que au moins ça serve aux autres .
stophe
le
Bonjour , je m'invite dans a discussion , un peu tard malheureusement .... j'ai à faire avec Premium car deals , et comme tous , aucune info concernant le véhicule , je me suis rétracté , ils ne vont pas chercher les recommandés , ne les téléchargent pas en électronique et refuse de me rembourser les 2600 euros malgré le délai de 14 jours respécté , je vais donc entamer une procédure contre eux . Mais surtout à tous , ne pas faire confiance tout ça n'est qu'une vaste escroquerie . Bon courage à ceux qui comme moi sont emmerdés . Ne leur faites aucune confiance , ils n'ont aucune voiture et des discours bien rodés pour vous embobiner . Il était hors de question que je verse un centime de plus sans aucune preuve de l'existence du véhicule mais ne respectent rien ni personne alors attention à tous . Je m'y prends trop tard mais que au moins ça serve aux autres .
Bonjour Stophe,
J’ai également contacté le service remboursement, qui refuse de procéder au remboursement au motif que j’ai signé le bon de commande (je précise que je n’ai pas effectué le paiement).
Selon eux, le fait d’avoir signé m’empêche de bénéficier du délai de rétractation.
Quelqu’un saurait-il me dire si cela est légal ?
Merci !
Dakire
le
Bonjour Stophe,
J’ai également contacté le service remboursement, qui refuse de procéder au remboursement au motif que j’ai signé le bon de commande (je précise que je n’ai pas effectué le paiement).
Selon eux, le fait d’avoir signé m’empêche de bénéficier du délai de rétractation.
Quelqu’un saurait-il me dire si cela est légal ?
Merci !
Bonsoir
Même reponse , mais c'est ce que je leur ai dit , ce n'est pas un bon de commande il faudrait qu il apparaisse les identifiants de la voiture . Ils ne respectent même pas les les délais de rétractations , ils ne respectent rien puisque ce sont des escrocs en fait en lien avec les garages Securicar .Je vais voir avec mon assistance juridique si possible de faire quelque chose , sinon ce sera avocat , pas trop de solution pour le moment . Il faut aussi faire un signalement à La Centrale .
Bon courage
Caroom a reçu cette semaine un dossier complet et documenté concernant Premium Car Deals (ARGOS EXPERTISES, EURL, SIRET 989 741 558 00013). Le consommateur nous a transmis l'intégralité de ses pièces : devis de prestation signé, bon de commande véhicule signé électroniquement, justificatifs de virement, échanges SMS et e-mails avec trois interlocuteurs distincts (commercial, gestionnaire client, "service technique").
Nous avons procédé à une analyse juridique détaillée des deux documents contractuels signés. Cette analyse n'a pas vocation à qualifier pénalement les pratiques de la société — ce rôle revient exclusivement à la justice — mais à informer les consommateurs sur les failles juridiques majeures que comporte le dispositif contractuel proposé, et sur les droits dont ils disposent s'ils s'estiment lésés.
Le client se voit présenter deux documents distincts pour une seule et même opération :
Document 1 : un "Contrat de prestation de service — Inspecter un véhicule" à 2 650 € TTC, présentant Premium Car Deals comme un simple intermédiaire neutre. L'article 1 dispose explicitement : « Le Service fourni par le Prestataire ne constitue en aucun cas une prestation d'achat, de vente ou d'intermédiation ». L'article 7 ajoute : « Le prestataire n'est pas partie au contrat de vente et n'est pas considéré comme vendeur ».
Document 2 : un "Bon de commande véhicule" à 19 880 € TTC, où la même société se présente cette fois comme vendeur. L'article 1 indique : « Le Vendeur peut intervenir soit en qualité de vendeur direct du véhicule, soit en qualité d'intermédiaire ». L'article 14 va plus loin : « Le Vendeur conserve la propriété du véhicule jusqu'au paiement intégral du prix » — clause de réserve de propriété qui n'a juridiquement aucun sens si l'on n'est pas vendeur.
Le problème : une même opération ne peut juridiquement pas reposer simultanément sur (i) un prestataire tiers à la vente et (ii) un vendeur titulaire de la propriété du bien. Les deux qualifications s'excluent mutuellement.
Pourquoi ce double étage ? Parce qu'il sert un objectif simple : faire encaisser 2 650 € au consommateur sous l'habillage d'une "prestation de service", afin de pouvoir invoquer ensuite la clause d'exécution anticipée (article 9.1 du contrat de prestation) pour refuser tout remboursement, en arguant que la prestation aurait été "exécutée".
Or en droit, la qualification d'un contrat ne dépend pas de l'étiquette que les parties lui donnent — c'est un principe constant de la jurisprudence française. Le juge requalifie en fonction de la réalité de l'opération. Et la réalité ici, c'est : un consommateur qui verse 2 650 € pour qu'un véhicule à 19 880 € lui soit livré. C'est un acompte sur une vente. Point.
L'article L221-5 7° du Code de la consommation impose au professionnel, avant la conclusion du contrat à distance, de fournir au consommateur :
Une information claire et compréhensible sur l'existence du droit de rétractation
Le délai de 14 jours
Les conditions et modalités d'exercice
Le formulaire type prévu à l'article R221-1 du même Code
Le bon de commande véhicule transmis au consommateur ne contient strictement rien de tout cela. Pas une mention du mot "rétractation". Pas de délai. Pas de formulaire.
L'article 17 du bon de commande prévoit bien une "annulation de commande" — mais lisez bien : « en cas de vice, défaut ou volonté du mandant d'annuler la commande, PREMIUM CAR DEALS annule la commande et rembourse le versement du solde perçu inhérent au véhicule ». Cette clause exclut expressément le remboursement de l'acompte, ce qui est précisément contraire au régime légal de la rétractation (qui impose un remboursement intégral, art. L221-24).
Conséquence directe — article L221-20 du Code de la consommation :
« Lorsque les informations relatives au droit de rétractation n'ont pas été fournies au consommateur dans les conditions prévues au 7° de l'article L. 221-5, le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l'expiration du délai de rétractation initial. »
En clair : le consommateur dispose non pas de 14 jours, mais de 14 jours + 12 mois pour se rétracter et exiger le remboursement intégral.
Le contrat de prestation contient à son article 9.1 une clause par laquelle le client demanderait l'exécution immédiate de la prestation et reconnaîtrait perdre son droit de rétractation une fois la prestation pleinement exécutée.
Cette clause est strictement encadrée par l'article L221-25 du Code de la consommation, qui exige :
Une demande expresse du consommateur
Distincte du contrat lui-même (sur support durable)
Et la reconnaissance expresse de la perte du droit de rétractation
Une simple case noyée dans le contrat-type ne suffit pas. La jurisprudence est constante : la renonciation au droit de rétractation doit être manifestée de manière claire, individualisée et sans équivoque.
Plus important encore : la clause ne peut produire effet qu'à la condition que la prestation soit effectivement exécutée. Or l'article 9.2 du contrat lui-même définit l'exécution complète comme :
« Un contrôle effectué (…) le client à signé un bon de commande suite aux contrôles effectués par le Prestataire »
Dans le dossier que nous avons examiné, aucun contrôle n'a été matériellement effectué : aucun numéro VIN n'a été communiqué (refus écrit du service technique, capture d'écran à l'appui), aucun rapport de contrôle technique n'a été transmis, aucun document attestant de l'existence ou de la disponibilité d'un véhicule réel n'a été fourni. La prestation n'est donc ni partiellement, ni pleinement exécutée au sens du contrat lui-même.
L'article L121-2 du Code de la consommation qualifie de pratique commerciale trompeuse toute pratique reposant sur des allégations, indications ou présentations « fausses ou de nature à induire en erreur » portant notamment sur :
« L'existence, la disponibilité ou la nature du bien ou du service » (a)
« Le prix » (d)
« L'identité, les qualités, les aptitudes et les droits du professionnel » (f)
« Le traitement des réclamations et les droits du consommateur » (g)
Plusieurs éléments du dossier examiné posent question au regard de ces dispositions :
L'existence du bien — l'annonce présente une BMW 320e xDrive M Sport 2021, 43 600 km, mais aucun numéro VIN, aucune carte grise, aucun document douanier ou justificatif d'origine, aucune preuve de stock ou de mandat de vente n'a été communiqué malgré demande écrite expresse du consommateur. Le service technique répond par SMS qu'il ne communiquera pas le VIN « avant le contrôle technique ».
Le prix — l'annonce affiche 19 880 € TTC. Le marché réel pour ce modèle, cette année et ce kilométrage, se situe entre 27 000 € et 38 000 € sur les principales plateformes professionnelles françaises (LaCentrale, Caradisiac, leboncoin annonces professionnelles vérifiées). L'écart de 25 à 50 % par rapport à la cote constitue, selon une jurisprudence constante, un signal sérieux de prix non sérieux.
L'identité du professionnel — l'analyse révèle un siège social en centre de domiciliation (16 place des Quinconces à Bordeaux), une adresse de facturation différente apparaissant sur le devis (3 rue Henri de Toulouse-Lautrec à Cenon), et aucun établissement physique opérationnel identifiable.
Le traitement des réclamations — la clause d'annulation (art. 17 du bon de commande) exclut expressément le remboursement de l'acompte (« remboursement du solde perçu »), en contradiction directe avec le droit de rétractation prévu aux articles L221-18 et suivants qui impose un remboursement intégral.
Au-delà de l'analyse strictement juridique, plusieurs éléments factuels documentés méritent d'être portés à la connaissance des consommateurs. Les éléments ci-dessous proviennent exclusivement des pièces écrites du dossier (SMS, e-mails, en-têtes techniques) :
Versement de l'acompte par virement instantané vers le compte ARGOS EXPERTISES (Société Générale) — le virement instantané, à la différence d'un virement SEPA standard, présente la particularité d'être irréversible immédiatement après émission, ce qui exclut toute procédure de rappel de fonds par la banque émettrice.
Instruction écrite du commercial demandant au client de ne rien indiquer en référence du virement (extrait SMS : « Ne mettez rien ne vous inquiétez pas ») — cette pratique empêche tout rattachement du paiement à un dossier identifiable en cas de litige ou d'enquête.
Refus écrit du service technique de communiquer le numéro VIN avant le contrôle technique du véhicule, alors que le contrôle technique est lui-même conditionné au versement préalable de l'acompte.
Selon les déclarations du consommateur, sa banque l'aurait alerté oralement sur la nature contestable du RIB du bénéficiaire — élément non documenté par écrit à ce jour, mais que nous mentionnons par souci d'exhaustivité du témoignage transmis.
Aucun de ces éléments, pris isolément, ne constitue à lui seul une preuve juridique. Mais leur convergence dessine un schéma opérationnel récurrent que nous observons depuis plusieurs mois sur ce topic, à travers d'autres signalements indépendants relatifs à la même société.
Avant tout versement à un mandataire automobile, vérifications systématiques :
Le numéro VIN du véhicule doit être communiqué AVANT tout versement. C'est la règle absolue. Notre partenaire Carvertical permet d'obtenir l'historique complet d'un véhicule à partir de son VIN (kilométrage, sinistres, propriétaires successifs, photos d'annonces antérieures, statut volé). Aucun mandataire sérieux ne refuse de communiquer un VIN.
Le SIRET sur Pappers ou l'INPI : ancienneté de la société, dépôt des comptes, existence d'incidents juridiques.
La cohérence entre le nom du bénéficiaire du RIB et la raison sociale facturée.
L'adresse physique du siège social — vérifiable sur Google Street View. Un centre de domiciliation, un cabinet de domiciliation partagé, ou une adresse de pure boîte aux lettres sont des signaux d'alerte.
Les avis certifiés sur des plateformes tierces indépendantes (Avis Vérifiés, Trustpilot avec mentions "vérifié", Google avec ancienneté du compte). Les avis Facebook ne sont pas vérifiables.
Vos droits légaux :
Droit de rétractation 14 jours à compter de la signature pour les contrats de prestation à distance, ou de la livraison pour les contrats de vente (art. L221-18 Code conso)
Délai prolongé à 12 mois lorsque l'information sur le droit de rétractation n'a pas été correctement fournie (art. L221-20)
Remboursement intégral sous 14 jours à compter de la notification de rétractation (art. L221-24)
Inopposabilité de la clause d'exécution anticipée lorsque la demande expresse n'a pas été recueillie de manière distincte du contrat (art. L221-25)
Démarches à engager si vous êtes concerné(e) :
Lettre de rétractation par e-mail ET courrier recommandé avec accusé de réception au siège social, fondée sur les articles L221-18 et L221-20.
Rappel de fonds auprès de votre banque (procédure SEPA) — succès rare passé 24 h, mais à tenter systématiquement.
Pré-plainte en ligne sur pre-plainte-en-ligne.gouv.fr, pour pratique commerciale trompeuse (L121-2 Code conso, jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende — art. L132-2) et abus de confiance (art. 314-1 Code pénal).
Signalement DGCCRF sur signal.conso.gouv.fr — la DGCCRF agrège les signalements et déclenche ses propres enquêtes.
PERCEVAL sur perceval.interieur.gouv.fr si fraude bancaire confirmée.
Conservation rigoureuse de toutes les preuves : fichiers e-mail au format .eml d'origine (avec en-têtes complets), captures d'écran datées, SMS exportés, justificatifs de virement.
Les internautes qui souhaitent un accompagnement juridique personnalisé peuvent prendre contact avec notre partenaire juridique. Caroom ne fournit pas de conseil juridique individualisé mais centralise les signalements et les met à disposition de nos lecteurs et, le cas échéant, des autorités compétentes.
Jonathan
le
Caroom a reçu cette semaine un dossier complet et documenté concernant Premium Car Deals (ARGOS EXPERTISES, EURL, SIRET 989 741 558 00013). Le consommateur nous a transmis l'intégralité de ses pièces : devis de prestation signé, bon de commande véhicule signé électroniquement, justificatifs de virement, échanges SMS et e-mails avec trois interlocuteurs distincts (commercial, gestionnaire client, "service technique").
Nous avons procédé à une analyse juridique détaillée des deux documents contractuels signés. Cette analyse n'a pas vocation à qualifier pénalement les pratiques de la société — ce rôle revient exclusivement à la justice — mais à informer les consommateurs sur les failles juridiques majeures que comporte le dispositif contractuel proposé, et sur les droits dont ils disposent s'ils s'estiment lésés.
Le client se voit présenter deux documents distincts pour une seule et même opération :
Document 1 : un "Contrat de prestation de service — Inspecter un véhicule" à 2 650 € TTC, présentant Premium Car Deals comme un simple intermédiaire neutre. L'article 1 dispose explicitement : « Le Service fourni par le Prestataire ne constitue en aucun cas une prestation d'achat, de vente ou d'intermédiation ». L'article 7 ajoute : « Le prestataire n'est pas partie au contrat de vente et n'est pas considéré comme vendeur ».
Document 2 : un "Bon de commande véhicule" à 19 880 € TTC, où la même société se présente cette fois comme vendeur. L'article 1 indique : « Le Vendeur peut intervenir soit en qualité de vendeur direct du véhicule, soit en qualité d'intermédiaire ». L'article 14 va plus loin : « Le Vendeur conserve la propriété du véhicule jusqu'au paiement intégral du prix » — clause de réserve de propriété qui n'a juridiquement aucun sens si l'on n'est pas vendeur.
Le problème : une même opération ne peut juridiquement pas reposer simultanément sur (i) un prestataire tiers à la vente et (ii) un vendeur titulaire de la propriété du bien. Les deux qualifications s'excluent mutuellement.
Pourquoi ce double étage ? Parce qu'il sert un objectif simple : faire encaisser 2 650 € au consommateur sous l'habillage d'une "prestation de service", afin de pouvoir invoquer ensuite la clause d'exécution anticipée (article 9.1 du contrat de prestation) pour refuser tout remboursement, en arguant que la prestation aurait été "exécutée".
Or en droit, la qualification d'un contrat ne dépend pas de l'étiquette que les parties lui donnent — c'est un principe constant de la jurisprudence française. Le juge requalifie en fonction de la réalité de l'opération. Et la réalité ici, c'est : un consommateur qui verse 2 650 € pour qu'un véhicule à 19 880 € lui soit livré. C'est un acompte sur une vente. Point.
L'article L221-5 7° du Code de la consommation impose au professionnel, avant la conclusion du contrat à distance, de fournir au consommateur :
Une information claire et compréhensible sur l'existence du droit de rétractation
Le délai de 14 jours
Les conditions et modalités d'exercice
Le formulaire type prévu à l'article R221-1 du même Code
Le bon de commande véhicule transmis au consommateur ne contient strictement rien de tout cela. Pas une mention du mot "rétractation". Pas de délai. Pas de formulaire.
L'article 17 du bon de commande prévoit bien une "annulation de commande" — mais lisez bien : « en cas de vice, défaut ou volonté du mandant d'annuler la commande, PREMIUM CAR DEALS annule la commande et rembourse le versement du solde perçu inhérent au véhicule ». Cette clause exclut expressément le remboursement de l'acompte, ce qui est précisément contraire au régime légal de la rétractation (qui impose un remboursement intégral, art. L221-24).
Conséquence directe — article L221-20 du Code de la consommation :
« Lorsque les informations relatives au droit de rétractation n'ont pas été fournies au consommateur dans les conditions prévues au 7° de l'article L. 221-5, le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l'expiration du délai de rétractation initial. »
En clair : le consommateur dispose non pas de 14 jours, mais de 14 jours + 12 mois pour se rétracter et exiger le remboursement intégral.
Le contrat de prestation contient à son article 9.1 une clause par laquelle le client demanderait l'exécution immédiate de la prestation et reconnaîtrait perdre son droit de rétractation une fois la prestation pleinement exécutée.
Cette clause est strictement encadrée par l'article L221-25 du Code de la consommation, qui exige :
Une demande expresse du consommateur
Distincte du contrat lui-même (sur support durable)
Et la reconnaissance expresse de la perte du droit de rétractation
Une simple case noyée dans le contrat-type ne suffit pas. La jurisprudence est constante : la renonciation au droit de rétractation doit être manifestée de manière claire, individualisée et sans équivoque.
Plus important encore : la clause ne peut produire effet qu'à la condition que la prestation soit effectivement exécutée. Or l'article 9.2 du contrat lui-même définit l'exécution complète comme :
« Un contrôle effectué (…) le client à signé un bon de commande suite aux contrôles effectués par le Prestataire »
Dans le dossier que nous avons examiné, aucun contrôle n'a été matériellement effectué : aucun numéro VIN n'a été communiqué (refus écrit du service technique, capture d'écran à l'appui), aucun rapport de contrôle technique n'a été transmis, aucun document attestant de l'existence ou de la disponibilité d'un véhicule réel n'a été fourni. La prestation n'est donc ni partiellement, ni pleinement exécutée au sens du contrat lui-même.
L'article L121-2 du Code de la consommation qualifie de pratique commerciale trompeuse toute pratique reposant sur des allégations, indications ou présentations « fausses ou de nature à induire en erreur » portant notamment sur :
« L'existence, la disponibilité ou la nature du bien ou du service » (a)
« Le prix » (d)
« L'identité, les qualités, les aptitudes et les droits du professionnel » (f)
« Le traitement des réclamations et les droits du consommateur » (g)
Plusieurs éléments du dossier examiné posent question au regard de ces dispositions :
L'existence du bien — l'annonce présente une BMW 320e xDrive M Sport 2021, 43 600 km, mais aucun numéro VIN, aucune carte grise, aucun document douanier ou justificatif d'origine, aucune preuve de stock ou de mandat de vente n'a été communiqué malgré demande écrite expresse du consommateur. Le service technique répond par SMS qu'il ne communiquera pas le VIN « avant le contrôle technique ».
Le prix — l'annonce affiche 19 880 € TTC. Le marché réel pour ce modèle, cette année et ce kilométrage, se situe entre 27 000 € et 38 000 € sur les principales plateformes professionnelles françaises (LaCentrale, Caradisiac, leboncoin annonces professionnelles vérifiées). L'écart de 25 à 50 % par rapport à la cote constitue, selon une jurisprudence constante, un signal sérieux de prix non sérieux.
L'identité du professionnel — l'analyse révèle un siège social en centre de domiciliation (16 place des Quinconces à Bordeaux), une adresse de facturation différente apparaissant sur le devis (3 rue Henri de Toulouse-Lautrec à Cenon), et aucun établissement physique opérationnel identifiable.
Le traitement des réclamations — la clause d'annulation (art. 17 du bon de commande) exclut expressément le remboursement de l'acompte (« remboursement du solde perçu »), en contradiction directe avec le droit de rétractation prévu aux articles L221-18 et suivants qui impose un remboursement intégral.
Au-delà de l'analyse strictement juridique, plusieurs éléments factuels documentés méritent d'être portés à la connaissance des consommateurs. Les éléments ci-dessous proviennent exclusivement des pièces écrites du dossier (SMS, e-mails, en-têtes techniques) :
Versement de l'acompte par virement instantané vers le compte ARGOS EXPERTISES (Société Générale) — le virement instantané, à la différence d'un virement SEPA standard, présente la particularité d'être irréversible immédiatement après émission, ce qui exclut toute procédure de rappel de fonds par la banque émettrice.
Instruction écrite du commercial demandant au client de ne rien indiquer en référence du virement (extrait SMS : « Ne mettez rien ne vous inquiétez pas ») — cette pratique empêche tout rattachement du paiement à un dossier identifiable en cas de litige ou d'enquête.
Refus écrit du service technique de communiquer le numéro VIN avant le contrôle technique du véhicule, alors que le contrôle technique est lui-même conditionné au versement préalable de l'acompte.
Selon les déclarations du consommateur, sa banque l'aurait alerté oralement sur la nature contestable du RIB du bénéficiaire — élément non documenté par écrit à ce jour, mais que nous mentionnons par souci d'exhaustivité du témoignage transmis.
Aucun de ces éléments, pris isolément, ne constitue à lui seul une preuve juridique. Mais leur convergence dessine un schéma opérationnel récurrent que nous observons depuis plusieurs mois sur ce topic, à travers d'autres signalements indépendants relatifs à la même société.
Avant tout versement à un mandataire automobile, vérifications systématiques :
Le numéro VIN du véhicule doit être communiqué AVANT tout versement. C'est la règle absolue. Notre partenaire Carvertical permet d'obtenir l'historique complet d'un véhicule à partir de son VIN (kilométrage, sinistres, propriétaires successifs, photos d'annonces antérieures, statut volé). Aucun mandataire sérieux ne refuse de communiquer un VIN.
Le SIRET sur Pappers ou l'INPI : ancienneté de la société, dépôt des comptes, existence d'incidents juridiques.
La cohérence entre le nom du bénéficiaire du RIB et la raison sociale facturée.
L'adresse physique du siège social — vérifiable sur Google Street View. Un centre de domiciliation, un cabinet de domiciliation partagé, ou une adresse de pure boîte aux lettres sont des signaux d'alerte.
Les avis certifiés sur des plateformes tierces indépendantes (Avis Vérifiés, Trustpilot avec mentions "vérifié", Google avec ancienneté du compte). Les avis Facebook ne sont pas vérifiables.
Vos droits légaux :
Droit de rétractation 14 jours à compter de la signature pour les contrats de prestation à distance, ou de la livraison pour les contrats de vente (art. L221-18 Code conso)
Délai prolongé à 12 mois lorsque l'information sur le droit de rétractation n'a pas été correctement fournie (art. L221-20)
Remboursement intégral sous 14 jours à compter de la notification de rétractation (art. L221-24)
Inopposabilité de la clause d'exécution anticipée lorsque la demande expresse n'a pas été recueillie de manière distincte du contrat (art. L221-25)
Démarches à engager si vous êtes concerné(e) :
Lettre de rétractation par e-mail ET courrier recommandé avec accusé de réception au siège social, fondée sur les articles L221-18 et L221-20.
Rappel de fonds auprès de votre banque (procédure SEPA) — succès rare passé 24 h, mais à tenter systématiquement.
Pré-plainte en ligne sur pre-plainte-en-ligne.gouv.fr, pour pratique commerciale trompeuse (L121-2 Code conso, jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende — art. L132-2) et abus de confiance (art. 314-1 Code pénal).
Signalement DGCCRF sur signal.conso.gouv.fr — la DGCCRF agrège les signalements et déclenche ses propres enquêtes.
PERCEVAL sur perceval.interieur.gouv.fr si fraude bancaire confirmée.
Conservation rigoureuse de toutes les preuves : fichiers e-mail au format .eml d'origine (avec en-têtes complets), captures d'écran datées, SMS exportés, justificatifs de virement.
Les internautes qui souhaitent un accompagnement juridique personnalisé peuvent prendre contact avec notre partenaire juridique. Caroom ne fournit pas de conseil juridique individualisé mais centralise les signalements et les met à disposition de nos lecteurs et, le cas échéant, des autorités compétentes.
Je vous remercie pour toutes les infos , fortes utiles .
Jonathan
le
Caroom a reçu cette semaine un dossier complet et documenté concernant Premium Car Deals (ARGOS EXPERTISES, EURL, SIRET 989 741 558 00013). Le consommateur nous a transmis l'intégralité de ses pièces : devis de prestation signé, bon de commande véhicule signé électroniquement, justificatifs de virement, échanges SMS et e-mails avec trois interlocuteurs distincts (commercial, gestionnaire client, "service technique").
Nous avons procédé à une analyse juridique détaillée des deux documents contractuels signés. Cette analyse n'a pas vocation à qualifier pénalement les pratiques de la société — ce rôle revient exclusivement à la justice — mais à informer les consommateurs sur les failles juridiques majeures que comporte le dispositif contractuel proposé, et sur les droits dont ils disposent s'ils s'estiment lésés.
Le client se voit présenter deux documents distincts pour une seule et même opération :
Document 1 : un "Contrat de prestation de service — Inspecter un véhicule" à 2 650 € TTC, présentant Premium Car Deals comme un simple intermédiaire neutre. L'article 1 dispose explicitement : « Le Service fourni par le Prestataire ne constitue en aucun cas une prestation d'achat, de vente ou d'intermédiation ». L'article 7 ajoute : « Le prestataire n'est pas partie au contrat de vente et n'est pas considéré comme vendeur ».
Document 2 : un "Bon de commande véhicule" à 19 880 € TTC, où la même société se présente cette fois comme vendeur. L'article 1 indique : « Le Vendeur peut intervenir soit en qualité de vendeur direct du véhicule, soit en qualité d'intermédiaire ». L'article 14 va plus loin : « Le Vendeur conserve la propriété du véhicule jusqu'au paiement intégral du prix » — clause de réserve de propriété qui n'a juridiquement aucun sens si l'on n'est pas vendeur.
Le problème : une même opération ne peut juridiquement pas reposer simultanément sur (i) un prestataire tiers à la vente et (ii) un vendeur titulaire de la propriété du bien. Les deux qualifications s'excluent mutuellement.
Pourquoi ce double étage ? Parce qu'il sert un objectif simple : faire encaisser 2 650 € au consommateur sous l'habillage d'une "prestation de service", afin de pouvoir invoquer ensuite la clause d'exécution anticipée (article 9.1 du contrat de prestation) pour refuser tout remboursement, en arguant que la prestation aurait été "exécutée".
Or en droit, la qualification d'un contrat ne dépend pas de l'étiquette que les parties lui donnent — c'est un principe constant de la jurisprudence française. Le juge requalifie en fonction de la réalité de l'opération. Et la réalité ici, c'est : un consommateur qui verse 2 650 € pour qu'un véhicule à 19 880 € lui soit livré. C'est un acompte sur une vente. Point.
L'article L221-5 7° du Code de la consommation impose au professionnel, avant la conclusion du contrat à distance, de fournir au consommateur :
Une information claire et compréhensible sur l'existence du droit de rétractation
Le délai de 14 jours
Les conditions et modalités d'exercice
Le formulaire type prévu à l'article R221-1 du même Code
Le bon de commande véhicule transmis au consommateur ne contient strictement rien de tout cela. Pas une mention du mot "rétractation". Pas de délai. Pas de formulaire.
L'article 17 du bon de commande prévoit bien une "annulation de commande" — mais lisez bien : « en cas de vice, défaut ou volonté du mandant d'annuler la commande, PREMIUM CAR DEALS annule la commande et rembourse le versement du solde perçu inhérent au véhicule ». Cette clause exclut expressément le remboursement de l'acompte, ce qui est précisément contraire au régime légal de la rétractation (qui impose un remboursement intégral, art. L221-24).
Conséquence directe — article L221-20 du Code de la consommation :
« Lorsque les informations relatives au droit de rétractation n'ont pas été fournies au consommateur dans les conditions prévues au 7° de l'article L. 221-5, le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l'expiration du délai de rétractation initial. »
En clair : le consommateur dispose non pas de 14 jours, mais de 14 jours + 12 mois pour se rétracter et exiger le remboursement intégral.
Le contrat de prestation contient à son article 9.1 une clause par laquelle le client demanderait l'exécution immédiate de la prestation et reconnaîtrait perdre son droit de rétractation une fois la prestation pleinement exécutée.
Cette clause est strictement encadrée par l'article L221-25 du Code de la consommation, qui exige :
Une demande expresse du consommateur
Distincte du contrat lui-même (sur support durable)
Et la reconnaissance expresse de la perte du droit de rétractation
Une simple case noyée dans le contrat-type ne suffit pas. La jurisprudence est constante : la renonciation au droit de rétractation doit être manifestée de manière claire, individualisée et sans équivoque.
Plus important encore : la clause ne peut produire effet qu'à la condition que la prestation soit effectivement exécutée. Or l'article 9.2 du contrat lui-même définit l'exécution complète comme :
« Un contrôle effectué (…) le client à signé un bon de commande suite aux contrôles effectués par le Prestataire »
Dans le dossier que nous avons examiné, aucun contrôle n'a été matériellement effectué : aucun numéro VIN n'a été communiqué (refus écrit du service technique, capture d'écran à l'appui), aucun rapport de contrôle technique n'a été transmis, aucun document attestant de l'existence ou de la disponibilité d'un véhicule réel n'a été fourni. La prestation n'est donc ni partiellement, ni pleinement exécutée au sens du contrat lui-même.
L'article L121-2 du Code de la consommation qualifie de pratique commerciale trompeuse toute pratique reposant sur des allégations, indications ou présentations « fausses ou de nature à induire en erreur » portant notamment sur :
« L'existence, la disponibilité ou la nature du bien ou du service » (a)
« Le prix » (d)
« L'identité, les qualités, les aptitudes et les droits du professionnel » (f)
« Le traitement des réclamations et les droits du consommateur » (g)
Plusieurs éléments du dossier examiné posent question au regard de ces dispositions :
L'existence du bien — l'annonce présente une BMW 320e xDrive M Sport 2021, 43 600 km, mais aucun numéro VIN, aucune carte grise, aucun document douanier ou justificatif d'origine, aucune preuve de stock ou de mandat de vente n'a été communiqué malgré demande écrite expresse du consommateur. Le service technique répond par SMS qu'il ne communiquera pas le VIN « avant le contrôle technique ».
Le prix — l'annonce affiche 19 880 € TTC. Le marché réel pour ce modèle, cette année et ce kilométrage, se situe entre 27 000 € et 38 000 € sur les principales plateformes professionnelles françaises (LaCentrale, Caradisiac, leboncoin annonces professionnelles vérifiées). L'écart de 25 à 50 % par rapport à la cote constitue, selon une jurisprudence constante, un signal sérieux de prix non sérieux.
L'identité du professionnel — l'analyse révèle un siège social en centre de domiciliation (16 place des Quinconces à Bordeaux), une adresse de facturation différente apparaissant sur le devis (3 rue Henri de Toulouse-Lautrec à Cenon), et aucun établissement physique opérationnel identifiable.
Le traitement des réclamations — la clause d'annulation (art. 17 du bon de commande) exclut expressément le remboursement de l'acompte (« remboursement du solde perçu »), en contradiction directe avec le droit de rétractation prévu aux articles L221-18 et suivants qui impose un remboursement intégral.
Au-delà de l'analyse strictement juridique, plusieurs éléments factuels documentés méritent d'être portés à la connaissance des consommateurs. Les éléments ci-dessous proviennent exclusivement des pièces écrites du dossier (SMS, e-mails, en-têtes techniques) :
Versement de l'acompte par virement instantané vers le compte ARGOS EXPERTISES (Société Générale) — le virement instantané, à la différence d'un virement SEPA standard, présente la particularité d'être irréversible immédiatement après émission, ce qui exclut toute procédure de rappel de fonds par la banque émettrice.
Instruction écrite du commercial demandant au client de ne rien indiquer en référence du virement (extrait SMS : « Ne mettez rien ne vous inquiétez pas ») — cette pratique empêche tout rattachement du paiement à un dossier identifiable en cas de litige ou d'enquête.
Refus écrit du service technique de communiquer le numéro VIN avant le contrôle technique du véhicule, alors que le contrôle technique est lui-même conditionné au versement préalable de l'acompte.
Selon les déclarations du consommateur, sa banque l'aurait alerté oralement sur la nature contestable du RIB du bénéficiaire — élément non documenté par écrit à ce jour, mais que nous mentionnons par souci d'exhaustivité du témoignage transmis.
Aucun de ces éléments, pris isolément, ne constitue à lui seul une preuve juridique. Mais leur convergence dessine un schéma opérationnel récurrent que nous observons depuis plusieurs mois sur ce topic, à travers d'autres signalements indépendants relatifs à la même société.
Avant tout versement à un mandataire automobile, vérifications systématiques :
Le numéro VIN du véhicule doit être communiqué AVANT tout versement. C'est la règle absolue. Notre partenaire Carvertical permet d'obtenir l'historique complet d'un véhicule à partir de son VIN (kilométrage, sinistres, propriétaires successifs, photos d'annonces antérieures, statut volé). Aucun mandataire sérieux ne refuse de communiquer un VIN.
Le SIRET sur Pappers ou l'INPI : ancienneté de la société, dépôt des comptes, existence d'incidents juridiques.
La cohérence entre le nom du bénéficiaire du RIB et la raison sociale facturée.
L'adresse physique du siège social — vérifiable sur Google Street View. Un centre de domiciliation, un cabinet de domiciliation partagé, ou une adresse de pure boîte aux lettres sont des signaux d'alerte.
Les avis certifiés sur des plateformes tierces indépendantes (Avis Vérifiés, Trustpilot avec mentions "vérifié", Google avec ancienneté du compte). Les avis Facebook ne sont pas vérifiables.
Vos droits légaux :
Droit de rétractation 14 jours à compter de la signature pour les contrats de prestation à distance, ou de la livraison pour les contrats de vente (art. L221-18 Code conso)
Délai prolongé à 12 mois lorsque l'information sur le droit de rétractation n'a pas été correctement fournie (art. L221-20)
Remboursement intégral sous 14 jours à compter de la notification de rétractation (art. L221-24)
Inopposabilité de la clause d'exécution anticipée lorsque la demande expresse n'a pas été recueillie de manière distincte du contrat (art. L221-25)
Démarches à engager si vous êtes concerné(e) :
Lettre de rétractation par e-mail ET courrier recommandé avec accusé de réception au siège social, fondée sur les articles L221-18 et L221-20.
Rappel de fonds auprès de votre banque (procédure SEPA) — succès rare passé 24 h, mais à tenter systématiquement.
Pré-plainte en ligne sur pre-plainte-en-ligne.gouv.fr, pour pratique commerciale trompeuse (L121-2 Code conso, jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende — art. L132-2) et abus de confiance (art. 314-1 Code pénal).
Signalement DGCCRF sur signal.conso.gouv.fr — la DGCCRF agrège les signalements et déclenche ses propres enquêtes.
PERCEVAL sur perceval.interieur.gouv.fr si fraude bancaire confirmée.
Conservation rigoureuse de toutes les preuves : fichiers e-mail au format .eml d'origine (avec en-têtes complets), captures d'écran datées, SMS exportés, justificatifs de virement.
Les internautes qui souhaitent un accompagnement juridique personnalisé peuvent prendre contact avec notre partenaire juridique. Caroom ne fournit pas de conseil juridique individualisé mais centralise les signalements et les met à disposition de nos lecteurs et, le cas échéant, des autorités compétentes.
En résumé... L'ARNAQUE EXISTE???!!!
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