Porsche : comment lire un test Piwi ?

Une homme en train de lire le rapport piwi de sa Porsche
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Le test Piwi est un élément fortement mentionné dans la sphère Porsche. De son vrai nom rapport Piwis, il mesure le nombre d’heure de marche du moteur permettant alors d’estimer la véracité du kilométrage et de l’utilisation de la Porsche 911, Cayenne, Cayman, Boxster ou encore Carrera GT qui est mesurée. De plus, il permet de savoir comment a été utilisé le moteur de cette Porsche en connaissant les différentes plages de régimes dans lesquelles le moteur a été utilisé. Si ce rapport est un outil intéressant chez Porsche que nous vous avons expliqué en détail, à Caroom on s’est mis au travail afin de vous permettre de savoir comment lire le test Piwi (rapport Piwis) correctement afin de vous en servir à bon escient.

 

Exemple de rapport Piwis

Vous trouverez ici l’exemple du rapport Piwis qui nous servira dans ce guide :

test piwi

Le nombre d’heures de fonctionnement

La première donnée qui est possible de voir sur le rapport Piwis de cette Porsche 911 type 991 est le nombre d’heures de fonctionnement. Dans cet exemple, il est possible de remarque que le véhicule a fonctionné durant 443,85 heures. Si on croise cette information avec celle du kilométrage on peut établir la vitesse moyenne à laquelle le véhicule a roulé durant sa vie traduisant ainsi son utilisation.

Pour cela nous vous conseillons un calcul simple qui est le kilométrage divisé par le temps de fonctionnement :
25 565km / 443,85h = 57,59km/h

Ainsi, l’exemplaire de Porsche 911 Carrera qui nous sert d’exemple a effectué son kilométrage à une vitesse moyenne de 57,59 km/h. C’est au-dessus de la vitesse moyenne normale d’un véhicule comprise généralement entre 45 et 55 km/h mais ce n’est pas suffisamment haut pour dire que ce véhicule a fait principalement de l’autoroute ou de la piste. Dans le cas de notre exemple son utilisation s’avère plutôt normale.

Les plages de surrégime

L’autre élément clé du test Piwi est la mesure du surrégime. 2 à 6 mouchards sont postés dans le moteur de la voiture afin de mesurer les plages de fonctionnement à haut et trop haut régime vous permettant de savoir comment a vécu le moteur.

Ainsi sur les Porsche 911 type 996, Porsche Cayenne, Porsche Boxster type 986 et Porsche Carrera GT il n’y a que deux plages de surrégime. La première plage traduit un surrégime léger tandis que la seconde plage traduit un surrégime plus lourd et potentiellement plus dévastateur pour le moteur.

Sur les véhicules comprenant 6 plages de surrégime, les deux premières ne sont généralement pas dangereuses et correspondent souvent à une vitesse loupée si le véhicule est équipé d’une boîte mécanique.

Ainsi les plages de régime pour cet exemplaire sont les suivantes :

  • Plage 1 : 7300 à 7499 tr/min
  • Plage 2 : 7500 à 7699 tr/min
  • Plage 3 : 7700 à 7899 tr/min
  • Plage 4 : 7900 à 8399 tr/min
  • Plage 5 : 8400 à 9499 tr/min
  • Plage 6 : > 9500 tr/min

Ainsi on voit que notre Porsche 911 type 991 Carrera a subi 38 allumages en plage 1 le dernier étant à 433h mais aussi 36 allumages en plage 2 le dernier étant vécu à 31h et enfin 1 allumage en plage 3 à 31h aussi.

Il est alors possible de calculer le temps passé du moteur en surrégime. Plus il est court mieux c’est ! Dans le cas présent, notre exemplaire a passé 38 allumages en plage 1 et qu’un moteur 4 temps compte 3 allumages par tour de vilebrequin cela fait 38/3 = 12,66. Ce chiffre est à reporter dans un second calcul permettant de connaître le temps dans cette zone, pour cela faire : 12,66 x 60 / 7499 = 0,1 seconde. Le temps passé en plage 1 de surrégime est de 0,1 seconde.

Si on s’amuse à faire le même calcul pour la plage 2, 36 allumages / 3 = 12. 12 x 60 / 7699 = 0,09 seconde de temps passer en plage 2.

Enfin pour le seul allumage en plage 3 cela devient anecdotique.

Les résultats de ce test Piwi sont relativement propres. Il faut commencer à s’inquiéter réellement si le moteur a enregistré plusieurs secondes de surrégime en plage 4, 5 et 6.

Enfin, il est aussi possible de voir à quel kilométrage ce surrégime est intervenu pour cela il suffit de prendre l’heure du dernier surrégime enregistré dans la zone. Prenons le dernier en plage 1, celui est arrivé à 433h de fonctionnement, multiplions ce chiffre par la vitesse moyenne calculée précédemment. 433 x 57,59 = 24 936. Le dernier surrégime en plage 1 est alors arrivé à 24 936 km.

Si vous observez un surrégime mais que le véhicule a roulé depuis un paquet de kilomètres, il y a alors de forte chance pour que celui-ci n’ait rien endommagé. Il ne faut donc pas s’inquiéter d’autant plus que tous les moteurs Porsche ont une résistance différente à ces surrégimes.

L’essentiel à retenir

Grâce à ces différentes ficelles et calculs vous êtes maintenant en connaissance des techniques pour analyser et lire un rapport Piwis de la bonne manière. Nous à Caroom, cela nous a replongés dans nos calculs de collégiens, les maths auraient sûrement été plus attrayantes pour nous si les problèmes traitaient du test Piwi. Il ne faut pas toujours s’affoler si vous voyez un surrégime dans le rapport Piwis d’une Porsche. Les calculs permettent alors de se donner une idée de la gravité du surrégime que la Porsche a connu.

 

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Publié par

Paul-Émile CASSORET

Journaliste automobile

Je suis Paul-Emile Cassoret, journaliste automobile chez Caroom depuis 2022. Je traite les nouveautés et le marché (dont l’électrique), la fiabilité en occasion et les aides à l’achat, avec un objectif : aider les automobilistes à faire un choix concret et adapté. En savoir plus.

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