Lorsque vous cherchez un véhicule neuf ou d’occasion, la consommation de carburant est alors un critère de choix essentiel. Elle permet de déterminer si votre budget vous autorise à rouler avec ce véhicule. Toutefois, il est rare de savoir exactement comment sont obtenues ces données de consommation de carburant. Une méconnaissance que les équipes de Caroom ont remarquée. C’est pourquoi nous nous sommes lancés dans la production de ce guide vous expliquant le calcul des consommations de carburant par le cycle WLTP.
Qu’est-ce que c’est le cycle WLTP ?
Depuis 2020 le cycle WLTP est en vigueur pour homologuer les consommations de carburant et émission de CO2 des véhicules neufs. Un systeme WLTP qui signifie Worldwide harmonised Light vehicles Test Procedure. Comme son nom l’indique, il résulte d’une volonté d’harmoniser les processus de calcul de consommation de carburant et d’émission de CO2 à travers le monde. L’Europe abandonne donc le cycle NEDC (New European Driving Cycle) qui était en place depuis 1973.
De plus, le WLTP souhaite s’approcher plus de la consommation réelle des véhicules en modifiant les conditions d’essais pour les rendre plus proches de la réalité. En effet, le cycle NEDC était si déconnecté de la véritable conduite des automobilistes que des écarts de 2 à 3l/100 km pouvaient être constatés entre les consommations homologuées lors des essais et les consommations réelles relevées par les consommateurs.
Alors le cycle WLTP se fait dans des conditions de température moins clémente avec une distance presque deux fois plus élevée, une vitesse maximale et moyenne plus importante. Le but est donc de se rapprocher des conditions réelles.
Comment s’organise le cycle WLTP ?
Au sein du cycle WLTP on retrouve 4 « sous-cycles » que nous allons vous détailler :
Le cycle bas
Dans le cycle bas la vitesse ne dépasse pas 56,5 km/h. Ce cycle bas est d’une distance de 3 095 mètres durant laquelle 56% du temps de parcours s’effectue à l’arrêt. Cela a alors pour but de simuler une conduite urbaine dans laquelle les arrêts aux feux rouges et au stop sont plus nombreux.
Le cycle moyen
Dans le cycle moyen l’objectif est toujours de simuler une conduite urbaine mais à une vitesse moyenne plus élevée. C’est avec le sous-cycle bas, le sous-cycle qui sert à annoncer la consommation urbaine.
Le cycle haut
Le cycle haut a pour but de simuler une conduite extra-urbaine. Les conditions de route sont alors plus fluides et la vitesse moyenne plus élevée.
Le cycle extra-haut
Le cycle extra-haut est le seul qui atteint une vitesse autoroutière de 130 km/h mais seulement pendant quelques secondes. On peut alors s’interroger sur la fiabilité des données recueillies dans ce cycle par rapport à la réalité.
Au total la vitesse moyenne des 4 sous-cycles d’essai est de seulement 46,5 km/h. La durée du test est en augmentation par rapport au cycle NEDC qui comptait que 11 km d’essais. Le cycle WLTP est alors long de 23,25 km.
Que change ce nouveau cycle WLTP ?
Au moment du changement de cycle d’homologation des consommations de carburant et des émissions de CO2 en 2020, cela a eu pour effet d’augmenter les résultats des véhicules. Selon les modèles on note une augmentation de 10 à 20 % des chiffres de consommation de carburant et d’émission de CO2.
De plus, le cycle WLTP est assez développé pour prendre en compte les différentes finitions des véhicules. Ainsi, on note des différences de résultats selon les options présentes sur un modèle ou encore la taille des jantes.
Le cycle WLTP pour les véhicules électriques
La spécificité des véhicules électriques oblige de développer un cycle d’homologation des consommations de carburant WLTP spécifique. Il se compose toujours de 4 parties mais différentes de celle pour les véhicules thermiques. C’est alors 4 segments qui organisent les essais.
Les segments 1 et 3 (segments dynamiques)
Les segments 1 et 3 sont des phases d’accélération et de freinage durant 31,113 km chacun. Ces segments aussi appelés segments dynamiques comportent un essai complet avec les 4 vitesses différentes ainsi qu’un essai dit urbain avec les vitesses basses et moyenne.
Les segments 2 et 4 (segments constants)
Les segments 2 et 4 sont aussi appelés les segments constants puisqu’il s’agit d’un essai à une vitesse stabilisée de 100 km/h. L’objectif est alors de vider prématurément la batterie et de constater combien de kilomètres le véhicule à d’autonomie. Le test prend fin lorsque le véhicule ne peut plus maintenir sa vitesse de 100 km/h. Cette partie du cycle WLTP pour les véhicules électriques est celle qui se fait en dernier.
L’essentiel à retenir
Le cycle WLTP essaye les véhicules afin de déterminer leur consommation de carburant et rejet de CO2. Il fonctionne selon 4 plages de tests spécifiques aux véhicules thermiques et 4 autres pour les véhicules électriques. La naissance de ce cycle WLTP vient dans la nécessité de remplacer le vieillissant cycle NEDC qui n’était pas représentatif de la réalité. Cependant, le cycle WLTP s’approche de la réalité mais reste toujours optimiste car il est toujours très difficile d’arriver à ses résultats dans la conduite réelle.
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Bonjour,
Merci pour cette présentation très claire.
Il y a de plus en plus de véhicules à 4 roues motrices.
Pouvez vous préciser pour ce type de véhicule si les tests se font en 4×2 ou 4×4 ou un mix des deux (et en 4×4 quelle répartition entre les 2 essieux) .