Peugeot compte bien faire vivre le badge GTi au-delà de la nouvelle e-208 et proposera une véritable gamme sportive

Peugeot e-208 GTi
© Peugeot

Le badge GTi n’a pas dit son dernier mot chez Peugeot. Alors que la marque s’apprête déjà à relancer cette appellation emblématique avec une e-208 GTi électrique, son directeur général, Alain Favey, va plus loin. Le dirigeant a confirmé que le sigle ne se limitera pas à un modèle unique, mais qu’il s’inscrira dans une véritable stratégie de gamme, pensée pour redonner une place centrale au plaisir de conduite dans l’offre Peugeot.

 

Une vision assumée pour réconcilier Peugeot avec son ADN sportif

En officialisant l’arrivée de plusieurs futures GTi, Alain Favey trace une ligne claire : Peugeot ne souhaite pas faire du badge un simple outil marketing. L’ambition affichée est de renouer avec l’héritage des petites sportives qui ont construit la réputation de la marque, à commencer par la mythique 205 GTi.

La prochaine génération de 208, attendue à l’horizon 2028, doit symboliser ce retour aux sources. Le patron de Peugeot évoque une volonté de replacer le plaisir de conduite au cœur de l’identité GTi, un discours devenu rare dans l’industrie actuelle. L’idée n’est pas seulement de proposer des chiffres flatteurs, mais de retrouver une philosophie orientée vers l’engagement du conducteur.

L’e-208 GTi comme première pierre d’un projet plus large

Avant cette nouvelle 208, Peugeot a déjà levé le voile sur une e-208 GTi, présentée comme un modèle de transition. Cette version survitaminée affiche une fiche technique ambitieuse, avec 280 chevaux, un couple conséquent de 350 Nm et des performances dignes d’une vraie sportive compacte. On a déjà pu découvrir cette motorisation M2 dans les Opel Mokka GSE, Abarth 600e, Alfa Romeo Junior Veloce ainsi que dans la Lancia Ypsilon HF.

 

Surtout, la présence d’un différentiel autobloquant mécanique montre que Peugeot ne s’est pas contenté d’augmenter la puissance. L’objectif est clairement de proposer une citadine électrique capable d’offrir des performances de premier plan, et pas uniquement une accélération efficace en ligne droite. Avec l’ajout de l’autobloquant, Peugeot Sport mais plus largement le groupe Stellantis prouve qu’ils souhaitent produire les meilleures tractions sportives électriques du moment, actuellement aucune sportive électrique de cette catégorie ne va aussi loin dans le développement. Ce qui n’est pas sans rappeler la philosophie d’Honda avec son Integra Type R a une autre époque.

Un calendrier étiré malgré une base technique connue

Malgré cette présentation précoce, la patience sera de rigueur. L’ouverture des commandes de l’e-208 GTi est attendue autour de la date des 24 heures du Mans 2026, avec des livraisons prévues fin 2027. Un délai relativement long, d’autant plus que le modèle repose sur une base déjà exploitée par d’autres sportives électriques du groupe Stellantis. Elle arrivera peut être trop tard, d’ici là Alpine et Mini auront peut être réagi en proposant des versions plus abouties de leur sportive.

Ce calendrier suggère que Peugeot souhaite peaufiner son produit et ne pas précipiter le retour du badge GTi. Une prudence compréhensible, tant l’attente autour de ce sigle est forte et le risque de déception réel.

Une rivalité assumée avec Alpine sur le terrain des compactes sportives

Les ambitions de Peugeot ne se limitent pas à son propre héritage. Alain Favey vise clairement la concurrence française, et notamment Alpine avec son A290 dérivé de la Renault 5 électrique. Le message est limpide : Peugeot entend proposer une alternative plus convaincante en matière de sportivité et d’agrément de conduite.

Au-delà de la 208, l’hypothèse d’une 308 GTi électrique circule également pour la fin de la décennie. Une perspective qui rappellerait que la 308 GTi de seconde génération fut la dernière représentante thermique du badge, dans un segment alors particulièrement animé.

La fin définitive des GTi thermiques, contrainte par la fiscalité

Sur un point, Alain Favey se montre catégorique : le sigle GTi ne reviendra plus jamais sur une Peugeot thermique. En cause, une fiscalité française devenue dissuasive, avec des niveaux de malus qui rendent économiquement irréaliste la commercialisation de sportives accessibles.

Selon le dirigeant, produire une GTi thermique aujourd’hui reviendrait à concevoir un modèle séduisant sur le papier, mais hors de portée financière pour la majorité des clients. Un constat partagé par d’autres constructeurs européens, et notamment allemands, confrontés aux mêmes contraintes.

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Paul-Émile CASSORET

Je suis Paul-Emile Cassoret, journaliste automobile chez Caroom depuis 2022. Je traite les nouveautés et le marché (dont l’électrique), la fiabilité en occasion et les aides à l’achat, avec un objectif : aider les automobilistes à faire un choix concret et adapté. En savoir plus.

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