Le badge GTi fait son retour chez Peugeot, et cette fois sous une forme inédite : celle d’une citadine 100 % électrique. La gamme détaillée de l’E-208 GTi se dévoile enfin !
Un retour attendu pour le label sportif de Peugeot
Avec cette e-208 GTi, Peugeot renoue avec une tradition héritée de la mythique 205 GTi. Le lancement de cette sportive s’inscrit dans les orientations de la marque Peugeot, dont la direction est assurée par Linda Jackson. La présence d’un tel modèle d’image dans la gamme répond à un objectif clair : marquer le terrain sur le segment des petites sportives.
Ce positionnement intervient alors que le véritable concurrent sur ce segment est l’Alpine A290, la Renault R5 Turbo 3E n’étant qu’un concept-car et non un véhicule de production. Comme chez son rival, Peugeot a choisi l’électrique pour incarner sa nouvelle interprétation de la sportivité. La e-208 GTi devient ainsi le porte-drapeau de cette philosophie au sein de la gamme française.
281 chevaux, un record dans la catégorie
Le moteur développe 281 ch et un couple de 345 Nm, ce qui en fait la plus puissante de sa catégorie. Le passage de 0 à 100 km/h s’effectue en 5,5 secondes, tandis que la reprise de 80 à 120 km/h ne demande que 3,2 s. La vitesse maximale est bridée à 180 km/h.
La batterie de 54 kWh (51 kWh utiles) reprend celle de la e-208 classique, mais sa gestion thermique a été retravaillée par les ingénieurs de Peugeot Sport. L’effort a porté sur la circulation du liquide de refroidissement, afin de maintenir les performances sur la durée, y compris lors d’une montée en col en mode Sport. Ce mode désactive le freinage régénératif et autorise un ESP plus permissif, sans le couper totalement. La recharge rapide en courant continu atteint 100 kW.
Un châssis spécifique et une présentation discrète
Le travail mené sur le comportement routier se traduit par une caisse abaissée de 25 mm et des voies élargies de 56 mm à l’avant et 28 mm à l’arrière. Une barre antiroulis de 31 mm équipe désormais le train arrière, en complément de celle déjà présente à l’avant. Ressorts et amortisseurs sont propres à la GTi, avec des butées hydrauliques. Le freinage avant s’appuie sur des disques de 355 mm et des étriers fixes à quatre pistons. Un différentiel autobloquant mécanique complète l’ensemble pour optimiser la motricité.
Côté autonomie, la version équipée des pneus Michelin Pilot Sport 4S de série affiche 352 km en cycle WLTP. Une option gratuite, les pneus Hankook Ventus S1 Evo3, permet d’atteindre 375 km. L’apparence reste mesurée, fidèle à l’esprit GTi. Les jantes de 18 pouces évoquent celles de la 205 GTi, les étriers rouges portent la signature Peugeot Sport et un nouveau diffuseur habille l’arrière. Sept teintes sont proposées, dont le nouveau Bleu Miramar. L’habitacle reprend la moquette rouge de l’ancêtre, des surpiqûres assorties sur la planche de bord et le volant, ainsi que des sièges à appuie-tête intégré.
Les commandes sont ouvertes à partir de 42 900 euros
La Peugeot e-208 GTi est facturée 42 900 euros avant déduction du bonus écologique. Ce tarif la place légèrement au-dessus de la Lancia Ypsilon HF, proposée à 42 400 euros. L’Alpine A290 débute pour sa part à 39 300 euros dans sa version de 180 ch, sa déclinaison de 220 ch démarrant à 42 200 euros.
Les commandes sont d’ores et déjà ouvertes pour le marché français. Peugeot ayant dévoilé la version de série et non un simple show-car, l’ensemble des caractéristiques techniques et tarifaires est désormais connu. Le constructeur n’a pas communiqué de date précise pour les premières livraisons.
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