Renault souhaite innover en matière de sécurité routière en proposant une option inédite sur la Clio 5 : une limitation de vitesse volontaire à 110 km/h. Baptisée « Safety Car », petite référence au monde du sport auto, cette initiative vise spécifiquement les conducteurs en période probatoire, dans une démarche à la fois préventive et pédagogique.
Un objectif : la sécurité
La sécurité des jeunes conducteurs reste une priorité pour les autorités comme pour les constructeurs. Renault entend y contribuer activement en proposant un bridage volontaire de la Clio 5 à 110 km/h, une vitesse qui correspond à la limite maximale autorisée sur autoroute pour les titulaires d’un permis probatoire. Pour mémoire, ce statut impose déjà des limitations spécifiques : 80 km/h sur route secondaire, 100 km/h sur les portions d’autoroute normalement limitées à 110, et donc 110 km/h sur les autoroutes classiques.

Ce dispositif, facturé 59 € en atelier, s’adresse donc aux apprentis automobilistes, mais aussi à leurs proches soucieux de limiter les risques d’excès de vitesse lors des premières années de conduite. Il s’agit d’un choix personnel, réversible à tout moment, qui pourrait séduire autant par sa simplicité que par son aspect rassurant.
Mais pas encore pour tous les moteurs
Ce bridage ne concerne que la cinquième génération de Clio, produite depuis 2019, et uniquement certaines motorisations. Parmi elles : les blocs essence 1.0 TCe (90 et 100 chevaux, y compris en version GPL), les diesels Blue dCi (85 et 100 chevaux), ainsi que le 1.3 TCe de 140 ch. La motorisation hybride E-Tech 145 chevaux sera ajoutée à la liste à partir de mai 2025. En revanche, les modèles équipés d’un régulateur de vitesse adaptatif ne sont pas éligibles à cette modification.

Le système repose sur une intervention logicielle, sans incidence sur la mécanique du véhicule. Il s’inscrit dans la continuité d’un engagement pris dès 2020 par Renault : limiter la vitesse maximale de tous ses nouveaux modèles à 180 km/h, comme l’avait fait Volvo auparavant. Une orientation partagée par de nombreux constructeurs de véhicules électriques, dont les modèles sont déjà bridés pour préserver leur autonomie et leur motorisation.
Une campagne portée par une icône de la Formule 1
Pour soutenir cette initiative, Renault mise sur la communication en s’associant à un ambassadeur bien connu du grand public : Pierre Gasly, pilote de Formule 1 au sein de l’écurie Alpine. L’opération Safety Car prend donc le contre-pied de l’image traditionnelle associée à la conduite sportive, en incitant à une conduite responsable, sans renier l’attrait de l’automobile.
Les jeunes sont les principaux intéressés
Renault s’appuie également sur des données officielles pour justifier cette démarche. Entre 2019 et 2023, plus de la moitié des accidents mortels liés à une vitesse excessive sur autoroute ont impliqué des conducteurs de moins de 35 ans. En 2024, cette tranche d’âge représentait 31 % des décès sur les routes françaises et un tiers des blessés graves, alors qu’elle ne constitue que 13 % de la population.
Face à ces chiffres alarmants, la bride à 110 km/h apparaît comme un outil supplémentaire pour réduire la sinistralité des jeunes conducteurs. Si elle ne remplace ni la prudence ni la formation, elle peut contribuer à limiter les situations à risque.
Mais on y voit quelques problèmes. Tout d’abord Renault déresponsabilise les jeunes conducteurs qui sont censé se limiter eux même à 110 km/h. Cela pourrait aussi donner des idées au gouvernement pour installer une bride sur les voitures des jeunes conducteurs comme cela est déjà fait pour les motos, complexifiant encore un peu plus l’achat d’une première voiture pour un jeune conducteur. On pourrait imaginer une période de permis bridé, avec une formation à passer pour conduire des voitures débridées, au même titre que les permis moto A2 et A. De plus, cela ne va pas empêcher les jeunes conducteur de dépasser les limitations en ville ou sur le réseau secondaire, des endroits où la vitesse entraine bien plus de risques.

C est vraiment inutile et débile autant acheter un véhicule sans permis une voiturette bridé à 95 kmh et beaucoup moins chère
Titre un peu mensonger quand même…
Le genre d’options qui pourrait donner de mauvaises idées à la sécurité routière. Même en se limitant à 100, parfois vous devez dépasser et pour pas rester sur la voie de gauche 107 ans vous devez parfois passer les 110.