Renault poursuit sa montée en puissance dans l’électrique. Le constructeur français annonce avoir franchi le cap du million de véhicules électriques fabriqués dans l’Hexagone, un jalon qui illustre l’importance prise par ses sites industriels français. Portée notamment par la Renault 5 E-Tech et le complexe ElectriCity, cette dynamique renforce également l’emploi et les investissements dans la filière automobile nationale.
Face à l’essor du marché des véhicules électriques en Europe, de nombreux constructeurs ont choisi de s’appuyer sur des capacités de production situées en Asie, et plus particulièrement en Chine. Renault a fait un choix différent en concentrant une grande partie de sa stratégie industrielle en France. Cette orientation permet aujourd’hui au groupe de célébrer un cap symbolique avec plus d’un million de voitures électriques sorties de ses usines françaises.
Une production largement portée par le pôle ElectriCity
L’électrification de Renault ne date pas d’hier. Dès le début des années 2010, le constructeur lançait des modèles comme la ZOE ou le Kangoo Z.E., avant d’élargir progressivement sa gamme de véhicules électriques.
Aujourd’hui, plusieurs utilitaires E-Tech sont assemblés dans différentes usines françaises : le Kangoo E-Tech Electric à Maubeuge, le Trafic Van E-Tech Electric à Sandouville et le Master E-Tech Electric à Batilly. Mais c’est surtout le site de Douai qui joue un rôle central dans cette réussite industrielle.

À lui seul, ce site a produit environ 600 000 des un million de véhicules électriques assemblés par Renault en France. Avec Maubeuge et Ruitz, il forme le pôle ElectriCity, devenu en quelques années l’un des principaux centres européens dédiés à la fabrication de véhicules électriques. Ce complexe industriel accueille également plusieurs acteurs spécialisés dans la production de batteries, renforçant ainsi l’écosystème local.
La Renault 5 E-Tech confirme son succès commercial
Le lancement de la Renault 5 E-Tech a fortement contribué à cette accélération des volumes. La citadine électrique s’est rapidement imposée comme l’un des modèles les plus importants de la stratégie du constructeur.
Après avoir franchi le seuil des 100 000 exemplaires produits au cours de sa première année complète de commercialisation en 2025, la Renault 5 E-Tech se rapproche désormais des 200 000 unités assemblées. Ce succès commercial soutient directement l’activité des sites industriels français et confirme l’intérêt du public pour ce modèle néo-rétro.
Des investissements massifs et des milliers d’emplois concernés
Le développement d’ElectriCity s’accompagne d’importants investissements. Entre 2022 et 2025, près de 700 emplois durables ont été créés afin d’accompagner la montée en cadence des usines.
Depuis 2021, Renault indique avoir investi 13 milliards d’euros en France pour développer l’ensemble de sa chaîne de valeur dédiée à l’électrique, depuis la production des véhicules jusqu’aux technologies associées. Le groupe prévoit d’aller encore plus loin avec son plan stratégique futuREady. Son directeur général, François Provost, a indiqué qu’un nouvel investissement pouvant atteindre 13 milliards d’euros supplémentaires était envisagé si les conditions économiques le permettent.
En parallèle, environ 300 recrutements supplémentaires sont programmés d’ici 2027 pour accompagner la hausse de la production.
Au-delà de Renault, cette stratégie bénéficie à l’ensemble de la filière automobile française. Selon le constructeur, près de 35 000 emplois sont aujourd’hui soutenus par cette dynamique industrielle. Dans un contexte où l’Europe cherche à renforcer sa souveraineté dans la production de véhicules électriques, le développement des capacités françaises constitue un atout stratégique pour réduire la dépendance aux importations asiatiques.
Sources et méthodologie
- Communiqué de presse Renault
Dernière mise à jour de la veille : 12 juillet 2026
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