Après avoir annoncé des résultats en forte baisse, Renault annonce revoir sa stratégie et vouloir réorienter sa gamme vers la catégorie des compactes.
Luca de Meo, le nouveau directeur générale de Renault, a pris ses fonctions le 1er juillet dernier. Il a dû, dans la foulé, annoncer la perte record de 7,3 milliards d’euros de la marque au losange. Vendredi dernier, il a affirmé : « La situation est sans précédent, elle n’est pas sans appel » et a annoncé le nouveau plan produit de Renault. Celui-ci passera par une gamme recentrée vers les modèles compactes, plus rentables, ainsi que vers le marché européen.
Le segment des compactes en ligne de mire
»Je suis un spécialiste des produits, donc je pense que la première chose à laquelle je devais m’attaquer était le portefeuille de produits » a déclaré Luca de Meo. Le principal souci identifié est la trop grande dépendance de Renault vis à vis des citadines, modèles ne dégageant pas des marges importantes. Si les Clio et Captur, gros succès de la marque, ne sont pas en danger, la Twingo devrait changer d’orientation (vers un modèle 100 % électrique à l’image de la Fiat 500 ?).
Alors qu’une nouvelle gamme verra le jour vers 2022, les détails du plan concernant cette nouvelle orientation seront quant à eux dévoilés début 2021. En plus du renouvellement des Mégane (qui vient d’être restylée), Kadjar et Koléos, un nouveau SUV électrique devrait aussi voir le jour, basé sur l’étude de style Morphoz. La gamme devrait aussi être rationalisée avec la disparition quasi acté des Espace, Scénic et Talisman, les monospaces et berlines classiques n’étant plus aussi désirés par les clients. Sans rentrer dans les détails, Monsieur de Meo a ainsi certifié : « Sur les quatre dernières semaines, je pense que nous avons pris plus de décisions sur le produit que pendant les deux dernières années ».
PSA en exemple
Luca de Meo souhaite prendre exemple sur la stratégie mise en place par Carlos Tavarez chez PSA en générale et Peugeot en particulier. Les futures Renault vont ainsi monter en gamme, à l’image des récente 3008 et autre 508 chez Peugeot. Avec des prix de ventes augmentés (et des remises accordées en concession surement moins importantes), les marges seront en augmentation. En se concentrant sur le marché européen, Renault devrait aussi baisser ses coûts de développement en ne se dispersant pas sur des autos à concevoir pour plusieurs clientèles n’ayant pas les mêmes exigences.
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