Si la multiplication des modèles sur le marché favorise l’essor de la voiture électrique, les généreuses aides nationales et régionales y sont aussi pour quelque chose. Bonus écologique, prime à la conversion… Ces aides à l’achat d’un véhicule électrique permettent d’économiser plusieurs milliers d’euros et lorsque l’on sait que cette énergie est plus onéreuse qu’une voiture thermique essence ou diesel, le coup de pouce financier n’est pas négligeable. Mais faut-il craindre de futures taxes sur les voitures électriques ? Si pour l’instant ce n’est pas prévu en France, d’autres pays emboîtent déjà le pas. On vous en dit plus dans cet article !
Quelle est la fiscalité des voitures électriques en 2026 ?
La part des immatriculations de voitures électriques est de plus en plus importante en France puisqu’en 2021, l’on en a enregistré plus de 160 000 contre 110 916 en 2020. Les pouvoirs publics souhaitent motiver les automobilistes à troquer leur véhicule thermique pour un modèle propre et pour cela, ils mettent en place plusieurs aides. L’on remarque cependant que le montant de ces dernières tend à baisser d’année en année.
Ainsi, en 2026, si vous achetez une voiture électrique et que son prix de vente n’excède pas 47 000 euros, vous pourrez prétendre au bonus écologique jusqu’à 5 700 euros.
De même, lors de l’établissement de la carte grise, cette dernière sera moindre par rapport à celle d’un modèle essence ou diesel, car les voitures électriques ne sont pas soumises au prix du cheval fiscal.
Notez qu’à l’échelle régionale, plusieurs aides existent également et elles sont généralement cumulables avec le bonus écologique et la prime à la conversion. Certains parkings gratuits pour les voitures électriques sont également disponibles, sans parler de l’accès aux ZFE qui se profilent dans plusieurs grandes villes françaises.
La fiscalité des voitures électriques reste avantageuse, mais jusqu’à quand ?
Pourquoi des taxes sont à prévoir sur les véhicules électriques ?
En France, ce que rapportent les taxes sur les carburants se chiffre en plusieurs milliards d’euros, dont une partie sert notamment à entretenir le réseau routier.
Or, avec les nouvelles directives de la Commission européenne qui prévoient la fin des ventes de véhicules thermiques dès 2035, on imagine mal l’État français, comme tout autre d’ailleurs, se passer de ces recettes.
D’autant plus que selon la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), l’objectif du gouvernement est d’atteindre 660 000 voitures électriques et 500 000 voitures hybrides rechargeables en circulation à la fin de l’année 2023. Pour fin 2028, cet objectif passe respectivement à 3 millions et 1,8 million. De quoi présager un grand manque à gagner.
De même, d’après un rapport de l’OPECST de 2019, le passage à la mobilité électrique s’annonce aussi très coûteux puisque la facture est estimée à 500 000 milliards sur 20 ans. Cette somme s’explique notamment par les subventions liées à l’achat d’un véhicule électrique, la nécessité de créer des infrastructures de recharge et la perte des revenus de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
Sachez d’ailleurs qu’en 2011, la TICPE a remplacé la TIPP qui ne ciblait que les produits pétroliers. Depuis, il est alors en théorie possible de taxer tout type d’énergie utilisé pour faire rouler une voiture, y compris électrique. Rassurez-vous aucune taxe spécifique n’est prévue à ce jour concernant la recharge des voitures électriques, celle-ci étant taxée comment l’électricité « normale ». Compréhensible à l’heure où les aides à l’achat comme le bonus écologique sont encore généreuses et ont pour but de motiver les automobilistes.
Cependant, à terme, la possibilité d’une ou plusieurs taxes n’est pas écartée, car nous l’avons vu, la perte pour l’État risque d’être colossale. D’ailleurs, plusieurs pays franchissent déjà le cap !
À quoi vont ressembler ces futures taxes ?
L’Australie ou encore la Norvège, qui s’est d’ailleurs imposée comme la championne toute catégorie de la voiture électrique, ont déjà mis en place des taxes ou y songent.
En Australie et plus précisément dans l’État de Victoria situé au sud-est du pays, une taxe kilométrique a été mise en place depuis le 1er juillet 2021. Les propriétaires de véhicules électriques sont alors taxés de 2,5 centimes de dollar australien (1,58 ct d’euro) par kilomètre parcouru. L’État de l’Australie Méridionale a lui aussi appliqué cette mesure.
En Europe, c’est la Norvège, pays où la voiture électrique a représenté 64,5 % des ventes de voitures particulières en 2021, qui penche sur une nouvelle taxe. Le gouvernement norvégien souhaiterait en effet introduire une taxe de 25 % sur tous les véhicules dits « de luxe », c’est-à-dire dont le prix dépasserait 60 000 euros, et les modèles électriques n’y échapperaient pas.
Cette mesure viendrait alors tirer une balle dans le pied de plusieurs constructeurs premium qui électrifient leur gamme comme Audi, Mercedes, Porsche ou encore Tesla. Le constructeur américain devient pour autant le plus vendu en Norvège en 2021 et l’on estime qu’une voiture neuve sur trois vendues est une Tesla. Le nouveau Model Y y rencontre d’ailleurs un très grand succès.
Une chose est sûre, les États anticipent déjà de futures taxes sur les voitures électriques comme nous l’avons vu avec les deux pays cités ci-dessus. Que ce soit une taxe kilométrique, une taxe sur le kWh d’électricité ou une autre méthode d’application, les véhicules électriques seront, à terme, aussi taxés en France. Affaire à suivre !
L’essentiel à retenir
La fiscalité des voitures électriques demeure avantageuse en 2025 avec plusieurs aides et exonérations et c’est alors le bon moment d’acheter un véhicule électrique avant la prochaine baisse du bonus écologique. À terme, les aides diminueront et les pays commenceront à taxer ces modèles propres pour renflouer les caisses, fragilisées par la future interdiction des véhicules thermiques et le coût de la mobilité électrique.
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Bonjour
Je vois que certaines taxes vont arriver pour véhicules électrique ,pour ma part je voulais changer mon thermique contre un véhicule électrique , je vais garder mon bon vieux diesel de 17 ans encore quelques temps ,la France connait que des taxes ,taxes sur le poids ,taxes sur les bornes ,taxes sur les parkings sous-sol à cause du poids, et taxes au km parcouru , bon courage aux acheteurs de ve
Comment ça électrique plus onéreux à la « pompe » que le thermique ? Vous avez vu ça ou
Une voiture électrique coûte – à l’heure actuelle – toujours plus cher qu’une voiture thermique.
dans 3 à 5 ans, on ne parlera plus de véhicule électrique ,on passera à l’hydrogène
Encore une injustice ,les automobilistes les moins argentés paient la TICPE avec leur voiture a moteur thermique ,alors que les plus argentés se gavent de primes ,s abstiennent de taxes, avec quoi voulez vous que j achète une voiture electrique?
pas faux , le bonus écologique aurait du etre en priorité sur les personnes beaucoup moins aisées