Depuis un an, l’avenir d’Abarth semblait parfaitement balisé : l’électrique devait devenir son unique terrain de jeu. Avec la 500e puis le récent 600e, la marque au scorpion avait clairement officialisé son virage et laissé entendre que le thermique appartenait définitivement au passé. Pourtant, les signaux venant de la direction montrent que rien n’est totalement figé. Au fil des échanges avec les responsables de la marque, une question s’impose désormais très sérieusement : Abarth pourrait-il rouvrir la porte à une petite sportive essence ?
L’électrique ne suffit pas à satisfaire les puristes
L’arrivée de l’Abarth 500e avait marqué une rupture nette. Plus puissante, expressive et bien plus affûtée que sa version Fiat 500e, elle devait symboliser le nouveau visage de la marque. Sauf que les passionnés, eux, n’ont jamais totalement adhéré puisque plus lourde, moins puissante et moins joueuse. Le patron européen d’Abarth, Gaetano Thorel, l’a reconnu sans détours : le client historique veut sentir un moteur thermique, autant pour son caractère que pour la liberté qu’il offre en matière de modifications. Or, avec un modèle électrique, impossible de toucher au cœur mécanique de la voiture, un élément fondamental dans la culture Abarth.
Le retour de la Fiat 500 thermique au catalogue a forcément éveillé les fantasmes, mais Thorel a calmé le jeu : le modeste trois-cylindres Firefly ne peut en aucun cas servir de base à une version survitaminée. D’autres pistes ont été évoquées, comme l’intégration d’un 1.2 turbo plus puissant, mais elles ont été rapidement écartées. Problème d’encombrement sous le capot, coûts trop élevés, émissions de CO₂ incompatibles avec les normes européennes : rien ne colle avec la réalité technique ou des réglementations environnementales actuelles.
Un rêve compliqué, mais pas complètement enterré
Même en reconnaissant toutes ces contraintes, Thorel n’a pas fermé la porte. Mieux : il confie » chercher une solution ». C’est une nuance importante. Cela ne signifie pas qu’une Abarth thermique est en développement, mais plutôt que la marque se refuse à enterrer définitivement l’idée. Une position d’autant plus étonnante que les ingénieurs eux-mêmes, selon plusieurs sources, jugent l’opération quasiment irréalisable dans les conditions actuelles.
Le cas du 600e en est l’illustration parfaite. Malgré les attentes, aucune version essence n’est envisagée. Abarth estime que son SUV électrique offre déjà des performances équivalentes à certaines compactes sportives thermiques, ce qui rendrait une variante à combustion difficile à justifier, surtout avec des normes CO₂ qui se resserrent chaque année. Reste la question de l’autonomie, toujours un point faible des modèles électriques sportifs, mais pas suffisant pour relancer une stratégie thermique complète.
Au fond, Abarth se retrouve dans une situation paradoxale. La marque veut préserver son identité, fondée sur des petites bombinettes bruyantes et nerveuses, tout en s’adaptant à un cadre réglementaire qui ne laisse presque aucune place à ce type d’engins. Une ouverture reste possible, mais elle dépendra d’un changement majeur : un assouplissement des normes européennes ou l’apparition d’une solution technique réellement révolutionnaire permettant de concilier performances, émissions maîtrisées et intégration dans la plateforme actuelle.

Bonjour.Article très passionnant, mais pas assez convainquant pour les puristes moteurs thermiques sportifs… suggestions : moteur turbo diesel 3 cylindres 12 soupapes gros turbo 1300cm3 double échappement bv méca 6. 3rapports courts. 120/130cv