En ces temps où toutes les idées sont les bienvenues pour perfectionner la mobilité électrique, un acteur du secteur a entrepris une démarche singulière. Le constructeur automobile croate Rimac envisage en effet de fabriquer des véhicules électriques sans batterie !
La société croate travaille sur de nombreux projets
Connue dès sa création en 2009 pour produire des voitures de sport électriques, l’entreprise Rimac Automobili a su convaincre tant les passionnés que les investisseurs tels que Porsche, Hyundai Motor ou encore Kia Motors, par ses hypercars performants, dont le Nevera. Ce véhicule d’une puissance maxi cumulée de 1 914 ch s’est même confirmé comme étant la supercar électrique la plus rapide au monde avec un record de 412 km/h.
Par ailleurs, les efforts de recherche et l’ambition de développer de nouvelles technologies ont également conduit la société à collaborer avec d’autres entreprises à l’échelle internationale, dans le but de concrétiser d’autres projets révolutionnaires. Récemment, en partenariat avec Ionity, Rimac a réussi à proposer aux propriétaires de la Nevera une puissance de charge ultra-performante atteignant 500 kW. Un autre projet est en cours pour 2026, en collaboration avec Project 3 Mobility, portant sur un service de mobilité assuré par des robotaxis.
Cependant, à l’heure actuelle, le constructeur croate se concentre sur un plan spécifique. En effet, la marque envisage d’utiliser d’autres sources d’énergie que la batterie pour alimenter ses modèles électriques.
Après l’hypercar de 1 914 ch, une voiture électrique sans batterie ?
Mate Rimac, fondateur de l’entreprise, a évoqué devant les journalistes les prémices d’une nouvelle technologie visant à utiliser des fluides chauffés pour générer de l’électricité. Selon les explications du PDG, cette stratégie n’implique pas l’utilisation de la combustion de carburant pour alimenter le moteur électrique. Il s’agit plutôt d’exploiter des nanotubes (structures cylindriques microscopiques) pour surchauffer des carburants liquides tels que le gaz de pétrole liquéfié, l’hydrogène, voire le diesel.
D’après les premiers tests effectués dans leur laboratoire, la surchauffe permettrait de générer de l’électricité avec un rendement remarquable de 80 %. Un record nettement supérieur comparé au rendement moyen de la combustion traditionnelle d’un moteur thermique, qui est de 30 %.
Bien sûr, cette opération n’est pas dénuée de conséquences, car elle entraîne des émissions de plusieurs gaz, notamment le CO2. Néanmoins, le PDG a assuré que ces émissions sont minimes par rapport à celles d’un moteur thermique.
Le projet est actuellement en phase d’expérimentation avec une start-up spécialisée dans la technologie des nanotubes à petite échelle. Pour l’instant, Rimac cherche à confirmer la viabilité des nanotubes en tant que source d’énergie pour les véhicules.
Le pas est audacieux pour l’entreprise, qui semble investir dans ce qui pourrait être l’avenir de la mobilité électrique. En effet, la technologie des nanotubes permettra à la voiture électrique de devenir plus légère et plus compacte. Elle pourrait même étendre son autonomie et améliorer encore ses performances. Parallèlement, la réduction du poids du véhicule sans batterie offrira une meilleure maniabilité et une dynamique de conduite accrue.
Si cette innovation concerne les véhicules sportifs, seriez-vous favorable à son éventuelle introduction sur le marché des voitures de tourisme ?
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