Une à une, les petites sportives thermiques à des budgets abordables disparaissent. Il devient quasiment impossible de trouver une citadine sportive : terminées les Peugeot 208 GTI, Renault Clio R.S., Ford Fiesta ST, Suzuki Swift Sport ou encore Hyundai i20 N. Mais cette liste va encore s’allonger : l’Abarth 500 vient d’arrêter sa production après une longévité exceptionnelle ! Retour sur la carrière de l’Italienne survitaminée.
Et finalement, après 16 ans de carrière…
L’Abarth 500 est apparue peu de temps après la présentation de la Fiat 500. La version sportive, portant fièrement le scorpion, signe astrologique du fondateur Carlo Abarth, est commercialisée depuis 2008. Avec une si longue carrière, la citadine sportive a connu de nombreuses versions et évolutions.

Tout d’abord présentée avec 135 chevaux et une boîte manuelle à 5 rapports, l’Abarth 500 avait déjà tout pour plaire. Son moteur 1,4 T-Jet était particulièrement sonore pour une petite cylindrée. Rapidement, d’autres versions sont arrivées, avec notamment un kit Esseesse portant la puissance à 160 chevaux et un châssis plus sportif, notamment grâce à l’ajout d’amortisseurs spécifiques.

Enfin, la puissance a évolué au gré de différentes versions pour atteindre 180 chevaux en version Competizione et même 190 chevaux dans la sulfureuse Biposto, allégée et pouvant être équipée d’une boîte à crabots dérivée de la compétition. Au fil du temps, le modèle est devenu l’Abarth 595 et 695 (cette dernière désignant les séries limitées).
La voiture idéale pour frimer en ville
Si l’Abarth était une petite sportive amusante sur les routes de montagne, c’est principalement dans les beaux quartiers que la citadine survitaminée se trouve la plupart du temps. Véritable objet de mode, l’Abarth 500 rencontre toujours du succès 16 ans après son lancement.

Et les versions découvrables, 500C, ainsi que les séries exclusives Maserati, Tributo Ferrari, XSR Yamaha, Rivale ou encore Anniversario et Tributo Rally, à des prix élitistes mais en nombre limité, ont séduit les habitants des beaux quartiers. En d’autres termes, vous avez plus de chances de croiser une Abarth dans les rues du 8e ou 16e arrondissement de Paris, ou dans le centre-ville de Marseille, que sur les petites routes de montagne. Dans ces conditions, une GR Yaris lui vole la vedette tant les performances sont d’un autre monde.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin
Après 16 ans de carrière, il est temps de faire ses adieux à l’Abarth 500. La citadine sportive vient de voir sa production arrêtée ! Quelques modèles d’Abarth 695, versions haut de gamme, restent disponibles à l’achat en France.

Mais Abarth ne disparaît pas pour autant. Comme les autres marques du groupe Stellantis, le constructeur au scorpion entame une transition énergétique vers l’électrique. Deux modèles sont déjà proposés : l’Abarth 500e, une version plus puissante de la Fiat 500e 100 % électrique proposant cette fois-ci 155 chevaux, et un SUV électrique, l’Abarth 600e, développant 240 chevaux. Cette motorisation devrait également équiper une autre cousine italienne électrique au tempérament sportif annoncé, la Lancia Ypsilon HF.

Il serait étonnant de revoir Abarth lancer une prochaine sportive thermique. Les motorisations brûlant de l’essence ne semblent plus être au cœur des préoccupations de Stellantis, bien que la Fiat 500e doive revenir avec un moteur thermique sous son capot. Cela reste avant tout pour sauver les ventes décevantes de la version totalement électrique.
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