Après la guerre contre les radars, les automobilistes se préparent désormais à se lancer dans une nouvelle bataille qui promet d’être tout aussi électrique. Le gouvernement vient en effet de passer un cran dans la lutte contre les petites infractions grâce aux voitures « lapi ». Taxées de « sulfateuses à PV », elles auraient dressé 13,7 millions de forfaits post-stationnement en 2022 pour une recette de 341 millions d’euros. Focus sur le phénomène des voitures lapi !
Les « sulfateuses à PV » sont de plus en plus répandues
En 2018, une grande réforme est mise en place pour la gestion des espaces de stationnement. L’amende pénale disparaît et les collectivités locales prennent le relais. Celles-ci choisissent alors toutes d’augmenter les tarifs et de fixer une redevance en cas de non-paiement pour mettre tous les usagers de la route au pas. Résultat ? 13,7 millions de forfaits post-stationnement ont été dressés en 2022 pour une recette de 341 millions.
Derrière ces chiffres impressionnants se cache une flotte de véhicules ultra-modernes qui fait trembler les automobilistes, les « lapi » pour Lecture automatisée des plaques d’immatriculation. Surnommées « sulfateuses à PV », ces voitures parées de caméras et dotées d’ordinateurs surpuissants scannent les espaces de stationnement pour repérer la moindre anomalie. Elles seraient notamment capables de vérifier que le contrôle technique est à jour, qu’une assurance a été prise ou si la plaque d’immatriculation est conforme.
Leur véritable utilité reste toutefois de contrôler le paiement du forfait de stationnement. En France, il s’agit en effet des infractions les plus communes. À titre d’exemple, le taux de fraude est de 30 % à Rennes où les voitures lapi seront déployées à partir du 1er janvier. À noter qu’actuellement, elles ne sont en effet en service qu’à Marseille, Montpellier, Lille et Paris. Leur utilisation devrait se généraliser progressivement au cours de l’année 2024.
Quelles infractions verbalisent-elles ?
Comme évoqué plus haut, les voitures « lapi » peuvent accéder à une multitude d’informations. En théorie, si vous avez la moindre anomalie sur votre véhicule, vous risquez donc une sanction. Cela peut aller d’une assurance expirée à un contrôle technique invalide.
Les voitures lapi sont cependant surtout utilisées pour le forfait de post-stationnement. En cas d’infraction, l’automobiliste risque une amende de 25 à 30 euros. Heureusement, il est toujours possible de contester la sanction auprès de l’autorité locale. Vous disposez de 30 jours pour le faire en ligne ou par courrier recommandé avec AR. En cas de rejet, il est possible de saisir la Commission du contentieux du stationnement payant.
Pour justifier la contestation, plusieurs arguments peuvent être avancés. Si vous étiez par exemple en train de régler le stationnement ou que vous étiez à l’arrêt pour faire descendre un proche, la sanction n’est pas justifiée et peut être contestée. Si l’adresse sur le PV ne précise pas clairement le numéro et le nom de la voie, il est également possible de le faire sauter. Enfin, si vous n’êtes pas informé d’une possible minoration en cas de paiement immédiat, vous pouvez exercer vos droits et de demander une indemnisation.
Vous savez désormais tout sur les voitures « lapi » alors, que pensez-vous de leur généralisation sur le territoire français ?
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