Il faut bien le reconnaître, conduire la nuit amoindrit le stress au volant : circulation fluide, températures plus agréables surtout en été, moins de vacarmes… Cependant, malgré ces avantages, les déplacements nocturnes comportent aussi des inconvénients qui peuvent parfois entraîner des accidents. Assurez-vous d’adopter les bons gestes pour une sécurité optimale.
Pourquoi faut-il être vigilant lorsque l’on roule de nuit ?
Même si les routes sont dégagées la nuit, le trajet n’est pas aussi sûr en raison de plusieurs facteurs. Le premier danger est lié à l’obscurité. Une visibilité réduite au volant expose au risque d’accident. Trop d’éblouissement peut aussi conduire à la même finalité. En effet, les feux de route des conducteurs qui arrivent dans l’autre sens, peuvent vous éblouir.
La fatigue constitue également une des raisons qui rend la conduite nocturne dangereuse. Les heures où la somnolence se fait le plus sentir sont généralement comprises entre 2 heures du matin et 5 heures du matin. Les statistiques confirment ce constat : un accident mortel sur quatre se produit entre 2 et 6 heures du matin.
Il est donc essentiel d’adopter les bonnes pratiques, que ce soit avant ou pendant un trajet nocturne. Cette précaution s’applique toute l’année, mais elle est d’autant plus cruciale en hiver. L’hiver apporte son lot de difficultés, avec des journées plus courtes dues au changement d’heure et des conditions routières changeantes (sol plus humide, température du sol réduite). Le brouillard, les conditions venteuses ou nuageuses sont aussi possibles.
#Communiqué |
Changement d'heure : voir… mais surtout être vu ! D'après une expérience menée avec @UTAC, les piétons vêtus d’une tenue rétroréfléchissante sont visibles de nuit dans les phares d’une voiture à 44 m vs 28 m avec une tenue sombre 👉 https://t.co/ZW9ZebABnp pic.twitter.com/JgENs8wxUm— Sécurité routière (@RoutePlusSure) October 28, 2023
Assurez-vous d’avoir une bonne visibilité
Pour remédier au problème de l’obscurité, il va de soi de vous assurer d’une bonne visibilité. Tout commence par la vérification des phares avant le départ. Éclairant jusqu’à plus de 100 mètres, ces feux de route sont indispensables pour rouler en toute sécurité, seul, sur les voies. Ils doivent donc être nettoyés. Munissez-vous alors d’un chiffon, sauf bien sûr si votre véhicule dispose d’un lave-phares. C’est aussi l’occasion de laver le pare-brise à l’extérieur comme à l’intérieur.
Les feux de croisement, utilisés en alternance avec les feux de route, sont conçus pour éclairer les routes sans gêner les autres conducteurs lorsque vous croisez un véhicule. Leur portée d’éclairage peut atteindre jusqu’à plus de 30 mètres. Utilisez également ces feux lorsque vous suivez un autre véhicule, car les reflets de vos feux de route sur son rétroviseur central peuvent provoquer de l’éblouissement. Enfin, dans l’habitacle, assurez-vous d’éteindre toutes les lumières, souvent source de distractions gênantes pour votre vision. La plupart des véhicules sont équipés d’écran de navigation en mode nuit.
Si un conducteur vous éblouit subitement, ayez le réflexe de regarder le bord droit de la route pour éviter de perdre le contrôle.
Soyez attentif aux piétons et aux animaux
Que vous rouliez en ville ou à la campagne, soyez plus attentif, car vous n’aurez pas les mêmes réflexes que lorsque vous conduisez le jour. En effet, certains animaux s’approchent là où ils trouvent une source de lumière. Ils sont donc plus attirés vers les routes où ils aperçoivent des phares. Préparez-vous et essayez de ralentir ou même de klaxonner si nécessaire pour les faire fuir.
Il en est de même pour les piétons et les cyclistes. Normalement, ces personnes doivent se munir d’un vêtement réfléchissant, mais si ce n’est pas le cas, ralentissez dès que vous apercevez au loin une ombre.

Faites des pauses régulières
La solution au problème de fatigue au volant est bien entendu la préparation. À la veille de votre voyage, ne vous épuisez plus. Faîtes même une sieste si vous le pouvez. Mangez léger et évitez les excitants comme l’alcool, la drogue ou la prise de médicament pouvant entraîner une somnolence.
Sur la route, faites de temps en temps des pauses. Les signes ne mentent pas, car dès que vos yeux piquent, vos paupières deviennent lourdes ou dès que vous sentez une tension au niveau de la nuque et des épaules, arrêtez-vous et reprenez le souffle. Quelques mouvements physiques vont éveiller vos muscles. Dans l’idéal, il est préconisé de prendre une pause de 15 minutes toutes les 2 heures. Vous pouvez vous autoriser à prendre une tasse de café !
Adaptez votre vitesse et gardez vos distances
Rouler la nuit vous pousse peut-être à appuyer un peu sur la pédale d’accélérateur, vu que les voies sont libres. L’idée est bien entendu mauvaise, car il vous sera difficile de faire face à un obstacle, à grande vitesse. Même si votre voiture est équipée de phares directionnels ou de régulateur de vitesse adaptatifs, rien ne vaut la vigilance humaine.
Il est aussi recommandé d’augmenter la distance de sécurité par rapport à la voiture qui vous précède. Si cette distance est en général de 2 secondes, maintenez une distance de 3 secondes entre vous et le conducteur qui est devant.
Afin de profiter des avantages de rouler sur la route pendant la nuit, respectez ces quelques consignes et vous arriverez à bon port.
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