Dans ce pays européen, la voiture thermique n’est plus qu’un lointain souvenir !

Le marché automobile norvégien est en pleine révolution, avec une domination des voitures électriques qui ne cesse de croître. Alors que l’électrification des véhicules est encore balbutiante dans de nombreux pays européens, la Norvège fait figure de pionnière et de modèle à suivre. Les chiffres récents publiés par l’OFV (Opplysningsrådet for Veitrafikken ou Fédération routière norvegienne) révèlent une tendance sans précédent : les véhicules zéro émission surpassent désormais, en nombre, les modèles à essence.

 

Déjà un quart du parc norvegien sont des voitures électriques

En effet, sur les 2 872 652 véhicules recensés dans le pays, 754 303 sont désormais électriques, représentant 26,26 % du parc automobile national. À titre de comparaison, les voitures à essence représentent 753 905 unités, soit 26,24 %. La différence est mince, mais elle est symboliquement importante. Ce changement marque la fin d’une ère où les véhicules thermiques dominaient sans partage. Les modèles diesel, quant à eux, restent encore majoritaires avec une part de marché de 34,8 %, mais leur suprématie est de plus en plus menacée par la croissance rapide des ventes de véhicules électriques. Selon les prévisions de l’OFV, le parc automobile norvégien pourrait être dominé par les voitures électriques d’ici 2026.

Ford Explorer

Cette transition rapide vers l’électrique est encore plus impressionnante lorsqu’on la compare à d’autres pays européens. En France, par exemple, les véhicules électriques représentaient à peine 16,8 % des ventes de voitures neuves sur la même période. Le parc automobile français, beaucoup plus vaste avec ses 38,9 millions de véhicules, ne comptait que 1,5 % de modèles zéro émission au 1er janvier 2023. En comparaison, les moteurs thermiques continuent de dominer le paysage français, avec une part de marché de 53,4 % pour le diesel et 43,4 % pour l’essence. Il est donc peu probable de voir la France rattraper la Norvège dans un avenir proche, à moins d’une intervention publique plus déterminée.

Le rôle crucial des subventions et des incitations

Le cabinet d’études JATO s’est récemment penché sur les raisons du succès fulgurant des voitures électriques en Norvège. Selon leurs conclusions, la clé de cette réussite réside dans une politique de subventions et d’incitations économiques particulièrement avantageuses, en place depuis les années 1990. Dans un pays où les voitures sont traditionnellement très taxées, le gouvernement norvégien a pris des mesures radicales pour encourager l’adoption des véhicules zéro émission. Dès cette époque, les taxes douanières ont été supprimées pour ces véhicules, une décision qui a permis une adoption précoce et significative des voitures électriques.

Tesla Model Y

 

La suppression de la TVA en 2001 a renforcé cette dynamique, rendant les véhicules électriques bien plus abordables que leurs homologues thermiques. En parallèle, d’autres mesures incitatives ont été mises en place, comme la gratuité des parkings, l’accès aux voies de bus, ou encore l’exonération des péages. Ces avantages ont eu un impact immédiat et très positif sur le choix des Norvégiens, facilitant l’adoption massive de cette nouvelle technologie.

Hyundai Ioniq 5 restylé

En revanche, la France et d’autres pays européens ne proposent pas encore de mesures aussi incitatives, expliquant en partie le retard pris par ces marchés dans la transition vers l’électrique. Les avantages économiques, combinés aux subventions gouvernementales, se sont donc révélés essentiels pour favoriser cette transformation en Norvège.

Une dynamique ralentie mais encore forte

Malgré la réintroduction de la TVA sur les véhicules électriques en 2023, la transition vers une mobilité électrique en Norvège reste impressionnante. Ce changement de politique fiscale a légèrement ralenti la croissance des ventes, mais n’a pas suffi à inverser la tendance. En effet, les constructeurs automobiles, et en particulier Tesla, ont répondu à cette nouvelle situation en engageant une véritable guerre des prix. Ces ajustements tarifaires ont permis de compenser l’augmentation des coûts pour les consommateurs et de maintenir le marché dynamique.

Voiture électrique en cours de charge

Ce que démontre l’exemple norvégien, c’est qu’avec des incitations économiques bien ciblées et une volonté politique forte, il est possible de réussir une transition énergétique rapide. En outre, les prix des véhicules électriques continuent de baisser, rendant ces modèles de plus en plus attractifs pour une large partie de la population.

Les exemples de la Norvège et, dans une moindre mesure, de l’Allemagne montrent que les pouvoirs publics européens devront suivre des politiques similaires s’ils veulent atteindre leurs objectifs en matière d’électrification d’ici 2035. Il est donc essentiel que les gouvernements membres de l’Union européenne mettent la main à la poche et proposent des incitations concrètes pour encourager cette transformation. Sans un soutien financier et réglementaire, la transition vers une mobilité 100 % électrique pourrait prendre bien plus de temps que prévu.

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Publié par

Paul-Émile CASSORET

Je suis Paul-Emile Cassoret, journaliste automobile chez Caroom depuis 2022. Je traite les nouveautés et le marché (dont l’électrique), la fiabilité en occasion et les aides à l’achat, avec un objectif : aider les automobilistes à faire un choix concret et adapté. En savoir plus.

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Les commentaires

  1. Génial on a remplacé une voiture thermique par une voiture électrique… avec comme exploit de ne plus avoir d’émissions direct de gaz, mais le problème est juste déplacé ! Car il faut construire des infrastructures et les entretenir (routes, ponts, tunnels…). Développer de nouvelles activités énergivore ( production de batteries, recyclage de batterie, réseau de bornes de recharge…) Continuer de piller des ressources primaires ( extraction minière est toute aussi catastrophique en terme de pollution que l’extraction pétrolière). Produire de l’électricité « propre », rappelons par exemple que pour une éolienne, il faut construire des socles en béton d’environ 300 m3 dans le sol ou dans l’eau, au détriment des sols qui pour rappel sont une interface essentiel à la survie de l’homme ( substrat naturel de l’agriculture, filtre du cycle de l’eau et biomasse essentiel pour nourrir bon nombre d’animaux…). Mais comme certains sont sûr que cela va changer la problématique de réchauffement climatique global on est sauvé en tout cas certains le vende comme un leitmotiv. Musk meilleur opportuniste du monde qui utilise le nom d’un génie pour vendre et s’enrichir. Vive l’entreprenariat, vive le greenwashing et tant pis pour nos descendants qui pourront aller sur Mars 🙁 Triste très triste que des humains soi disant intelligent détruisent plus que tous les animaux de la planète réunis !!!