Le marché du véhicule d’occasion est en plein essor depuis la crise de la covid-19, les véhicules neufs sont difficiles à se procurer en raison du ralentissement de la production par le virus et de la crise des semi-conducteurs. Un phénomène qui accentue le déséquilibre entre l’offre et la demande sur les marchés de l’automobile. A tel point que des véhicules d’occasion voient leur côté grimper en flèche jusqu’à parfois dépasser le prix du même exemplaire neuf. C’est ce que montre une étude d’iSeecars que nous allons décrypter.
Cette étude d’iSeeCars met en exergue le fait que les prix des véhicules d’occasion âgés d’un an sont en moyenne 1,3% plus élevés que le prix du neuf. Ce résultat est basé sur les prix d’1,5 millions de véhicules neufs et d’occasion aux Etats-Unis durant le mois de janvier 2022. Si ce chiffre de 1,3% montre une tendance à la hausse, des véhicules laissent transparaître le phénomène de manière bien plus visible avec des prix s’envolant beaucoup plus haut.
Des modèles Premium uniquement ?
Le Mercedes-Benz Classe G arrive en numéro 1 des véhicules voyant leur prix augmenter. Sur le continent Américain, l’emblématique 4×4 de la marque à l’étoile fait face à un succès important qui ne permet pas à Mercedes-Benz de satisfaire la demande. Ainsi son prix grimpe en moyenne de 62 705 dollars, soit 35,6% que le prix initial du G neuf. Dans le classement, vient ensuite la Chevrolet Corvette C8 avec 20,2% d’augmentation par rapport au modèle neuf, la Tesla Model 3 est troisième (sans mauvaise blague) avec 17,8% de hausse, suit le Ford Bronco (16,4%) et le Chevrolet Trailblazer (15,6%)
Des modèles plus abordables sont aussi victimes de cette tendance traduisant le succès du véhicule, les Toyota Rav4 et CH-R hybride sont concernés avec respectivement 14,8% et 12,2% de hausse.
Des mesures prises par les constructeurs ?
Afin de limiter ce phénomène spéculatif des constructeurs comme Ford prennent des mesures. L’américain fait face à ce phénomène sur son nouveau et très demandé pick-up électrique le F150 Lighting. Sur le marché de l’occasion, les prix sont plus élevés et même certains concessionnaires en ont profité pour faire monter les enchères entre clients. Ford a donc décidé d’instaurer une clause de non-revente d’un an sur ce modèle. Peut-être que d’autres constructeurs se verront mettre des mesures analogues.
Qu’en est-il en France ?
Sur le marché français, la tendance existe elle aussi. Ainsi des modèles très demandés comme la Toyota GR Yaris se retrouve plus cher d’occasion que neuve. Il faudra compter environ 50 000€ pour la sportive de Toyota disponible de suite contre 35 600€ neuve, soit une augmentation de plus de 40% du prix neuf. En France, cela est dû à deux contraintes. La première est comme aux Etats-Unis le délai de livraison du véhicule pouvant être très long. La seconde, le coût du malus sur le véhicule parfois étant un frein pour les acheteurs. La GR Yaris est un modèle sportif mais cela concerne aussi des véhicules moins exclusifs comme le Suzuki Jimny qui face au long délai de plus d’un an pour en avoir un neuf voit son prix augmenter d’occasion.


La liste de véhicules pourrait être longue. Cette tendance s’accentue sur le marché de l’automobile mais elle existe depuis maintenant quelques années sur le marché des montres de luxe Suisse ou encore sur certains matériels technologiques comme la PlayStation 5.
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