Les stratégies des constructeurs automobiles se multiplient pour résister à la concurrence de plus en plus acharnée, notamment dans le domaine des véhicules électriques. Deux marques chinoises, BYD et MG, ont justement décidé de pousser la barre encore plus haut en demandant à leurs fournisseurs de réduire leurs tarifs à partir de janvier 2025. Comment s’y sont-elles prises et quel est leur objectif ?
BYD et SAIC demandent à leurs fournisseurs de baisser leurs prix
Le site CNEVPost a récemment révélé que la firme chinoise BYD exige de ses fournisseurs une révision à la baisse de leurs prix. En effet, selon Li Yunfei, directeur général de la marque, leurs fournisseurs ont tout intérêt à réduire les coûts des composants des véhicules électriques grâce aux achats massifs et échelonnés. En principe, un approvisionnement régulier et, surtout, réalisé en grande quantité conduit souvent à une baisse des tarifs. Pour la marque, cette stratégie vise à réduire ses coûts de production, à maintenir une marge raisonnable, tout en restant compétitive face à la concurrence. Selon le directeur général de BYD, cette initiative n’a rien d’obligatoire et laisse même place à des négociations pour progresser ensemble.
Par ailleurs, le constructeur a déjà mis en œuvre d’autres initiatives pour atteindre ses objectifs. Parmi celles-ci figure la réduction du nombre de pièces utilisées dans ses véhicules, une approche ingénieuse qui a suscité l’admiration de certains ingénieurs japonais ayant récemment démonté un modèle Atto 3. Pour aller encore plus loin, BYD prévoit également d’adopter la technique du Gigacasting, inspirée de Tesla, afin de maximiser l’efficacité de sa production.
La marque BYD n’est pas la seule à adopter cette approche, puisque le groupe SAIC a, lui aussi, procédé à la demande de réduction des tarifs, de l’ordre de 10 %, auprès de ses fournisseurs. Selon le site Car News China, Maxus, l’une des sous-marques du groupe, a envoyé une lettre à ses fournisseurs les invitant à contrôler les coûts en suivant cinq moyens précis pour y parvenir, dont l’utilisation de moins de matériaux. Outre ces points, Maxus a, de son côté, planifié d’autres stratégies pour économiser sur ses coûts. La marque a, par exemple, fait diminuer ses dépenses de logistique et d’emballages qui s’avéraient pesantes.
Le groupe SAIC n’a fixé aucune échéance pour le moment, tandis que BYD exige de ses fournisseurs qu’ils soumettent leurs propositions de prix réduits avant le 15 décembre prochain.
Cela va-t-il se répercuter sur les tarifs des voitures électriques BYD et MG ?
Sur le marché chinois, les chiffres ne mentent pas. Les performances de vente de la marque BYD sont impressionnantes : de janvier à octobre 2024, elle a vendu 3,25 millions de véhicules. Le constructeur chinois espère même écouler plus de 4,2 millions d’unités pour l’année 2025.
On ne peut donc pas nier que les nouvelles approches se répercuteront sur les tarifs des voitures électriques respectives des marques. En maintenant leur élan, les marques chinoises pourraient même défier les barrières européennes en tenant tête aux firmes européennes, malgré la hausse du droit des douanes et l’absence de bonus écologique dans certains pays du Vieux Continent.
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