Le Mitsubishi Grandis revient sur le marché européen, en prenant cette fois la forme d’un SUV compact hybride, dérivé du Renault Symbioz. Dévoilé au Salon de Lyon 2025, ce véhicule japonais partage avec le SUV français la majeure partie de sa base technique et de son design. Il affiche toutefois quelques traits distinctifs propres à Mitsubishi. Le modèle pourrait-il séduire les automobilistes européens ? Cette alternative au Symbioz, qui mise sur un positionnement tarifaire et des garanties attractives, sera-t-elle à la hauteur ?
Quelques traits distinctifs par rapport au Renault Symbioz
En dépit de son lien technique avec le Symbioz, le Mitsubishi Grandis se démarque par son identité visuelle. À l’avant, il se pare du masque Dynamic Shield, signature des modèles de la marque, et se dote de feux spécifiques à LED et d’un hayon plissé, tandis que le Symbioz arbore un design plus proche du Captur rallongé.
De profil, la voiture révèle des jantes allant de 17 à 19 pouces au dessin exclusif. Même s’ils sont moindres, ces détails permettent déjà de différencier le Grandis de son homologue français. L’arrière particulièrement soigné du Grandis s’agrémente de feux au style unique, contrastant avec la signature plus sobre du Symbioz.
Concernant leurs dimensions, les deux SUV affichent des proportions identiques, avec une longueur de près de 4,41 m et un intérieur plutôt spacieux. La banquette arrière coulissante de type train Corail permet de moduler le coffre de 492 à 624 litres, selon le réglage.
Les mêmes équipements intérieurs, mais uniquement le bloc full hybrid
À l’intérieur, le mimétisme est quasi total. La planche de bord reprend les éléments du Symbioz, notamment l’affichage numérique de 7 ou 10 pouces et l’écran tactile vertical de 10,4 pouces sous Android Automotive, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Les commandes de ventilation tactiles et l’ergonomie générale sont similaires, et offrent la même expérience utilisateur. De même, la qualité de finition et l’espace aux jambes sont comparables à ceux de Renault, bien que la largeur pour trois passagers demeure limitée.
En termes de motorisations, le Mitsubishi Grandis simplifie son offre en ne gardant que le bloc full hybrid de 160 ch. Composé d’un quatre cylindres 1.8 L essence à cycle Atkinson et d’un moteur électrique, il est couplé à une boîte automatique multimodes. Cette motorisation est semblable à celle du Symbioz hybride le moins cher. Le Grandis fait donc l’impasse sur le moteur micro-hybride 1.3 MHEV de 140 ch disponible chez Renault.
Dès la finition d’entrée de gamme baptisée Invite+, les équipements de série du Grandis sont très complets. Ils incluent le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au maintien dans la voie, la surveillance du conducteur, la caméra de recul, les feux à LED, la climatisation automatique, le tableau de bord numérique ou encore l’écran tactile.
La finition intermédiaire Intense et la variante haut de gamme Instyle ajoutent des fonctionnalités avancées, comme la caméra 360°, la conduite semi-autonome de niveau 2, le toit panoramique opacifiant et le système audio Harman Kardon. En option, le SUV présente uniquement la peinture métallisée.
Une stratégie tarifaire contrastée pour le nouveau Mitsubishi Grandis
Comparée à celle du Symbioz, la politique tarifaire du Mitsubishi Grandis est plutôt contrastée. Son prix de départ est fixé à 36 890 euros, soit environ 2 000 € de plus que le Symbioz Techno équivalent, alors que la version haut de gamme Instyle grimpe à 43 390 €, contre 41 800 € pour le Symbioz Iconic, avec quelques fonctionnalités supplémentaires. Le milieu de gamme démarre, quant à lui, à 40 690 €.
Quoi qu’il en soit, la gamme du Grandis repose sur trois niveaux de finition bien définis, avec l’Invite+, l’Intense et l’Instyle. Mitsubishi privilégie ici la simplicité et évite toute surabondance d’options. Les trois finitions couvrent l’essentiel, afin de rendre l’achat plus simple et d’offrir un véhicule complet, sans compromis.
À titre d’information, Mitsubishi accompagne les précommandes du Grandis de solutions de financement intéressantes, avec des offres de LOA à partir de 389 €/mois sur une période de 37 mois et 30 000 km, après un apport initial de 3 500 €. Malgré ces offres attractives, les automobilistes français seront-ils prêts à se procurer le Grandis plus cher qu’un modèle similaire de chez Renault ? En tout cas, avec la garantie qui s’étend jusqu’à 8 ans ou 160 000 km, le SUV compact pourrait bien séduire certains acheteurs.
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