C’est un véritable tournant stratégique pour Stellantis. Après avoir longtemps défendu une politique de prix élevés pour maximiser ses marges, le groupe, qui rassemble notamment Peugeot, Citroën, Fiat et Opel, semble opérer un virage à 180 degrés. Face à des ventes en baisse et une concurrence de plus en plus agressive, la direction a décidé de revoir sa copie en baissant les tarifs de certains modèles.
La fin du « pricing power » à tout prix
Depuis plusieurs années, la stratégie de Stellantis était claire et assumée : privilégier la rentabilité à l’unité plutôt que le volume de vente. Cette approche, souvent qualifiée de pricing power (la capacité d’une entreprise à augmenter ses prix sans faire fuir ses clients), a permis au groupe d’afficher des résultats financiers records. Toutefois, cette mécanique semble avoir atteint ses limites sur le marché actuel. En effet, la hausse continue des prix a fini par décourager une partie de la clientèle, entraînant une baisse des parts de marché face à des concurrents plus flexibles.
La direction reconnaît aujourd’hui implicitement que le maintien artificiel de prix élevés n’est plus tenable si les volumes ne suivent pas. Concrètement, cela signifie que le constructeur ne cherche plus uniquement à vendre cher, mais à vendre davantage pour faire tourner ses usines. Ce changement de paradigme est crucial : il marque le retour d’une bataille commerciale plus traditionnelle, où attirer le client redevient la priorité absolue par rapport à la protection de la marge brute.
Des baisses de tarifs ciblées pour relancer les volumes
Ne vous attendez pas forcément à une chute brutale et uniforme de tous les prix catalogue du jour au lendemain. La stratégie de Stellantis s’oriente plutôt vers des actions ciblées sur certains modèles spécifiques, ceux qui ont le plus souffert du ralentissement des ventes ou qui subissent une forte pression concurrentielle. L’objectif est de redynamiser les carnets de commandes là où c’est nécessaire, sans pour autant dévaloriser l’ensemble de la gamme.
Par exemple, la Fiat Pandina et la Citroën ë-C3 dispose actuellement de remises très avantageuses et leurs prix démarrent respectivement sous la barre des 10 000 euros et 14 000 €.
Cette volonté de relancer les volumes s’accompagne logiquement d’une amélioration de la disponibilité des véhicules. Les pénuries de composants étant désormais majoritairement derrière nous, les stocks se reconstituent. Pour les acheteurs, cela se traduit par des délais de livraison raccourcis et, surtout, par la présence physique de voitures en concession prêtes à partir. C’est un argument de poids pour ceux qui ne peuvent pas se permettre d’attendre six mois pour recevoir leur nouvelle voiture neuve.
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