Renault dévoile les contours de sa future architecture électrique baptisée RGEV Medium 2.0. Cette plateforme, destinée aux segments B+ à D, promet une autonomie pouvant atteindre 750 km selon le cycle WLTP et une recharge ultra-rapide grâce à une architecture 800 V. Les premiers modèles concernés, successeurs de la génération actuelle de véhicules électriques du segment C, notamment la Mégane E-Tech, sont attendus à partir de 2028.
Une architecture repensée pour réduire les coûts
La plateforme RGEV Medium 2.0 marque une rupture technique pour Renault. Le constructeur français annonce une intégration de la batterie directement dans la structure du châssis, une approche qui permet de gagner en rigidité tout en optimisant l’espace intérieur. Cette conception dite « cell-to-chassis » réduit le nombre de composants et simplifie l’assemblage.
Renault avance une réduction des coûts de production de 40 % par rapport à l’actuelle plateforme AmpR Medium. Cette baisse significative devrait se répercuter sur le prix final des véhicules, un argument de poids dans un marché où l’accessibilité reste le principal frein à l’adoption des voitures électriques. La plateforme couvrira une large gamme de véhicules, des citadines aux berlines familiales.
Recharge en 10 minutes et autonomie record
L’architecture 800 V constitue l’un des atouts majeurs de cette nouvelle plateforme. Elle autorise une puissance de charge suffisante pour récupérer plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie en seulement 10 minutes. Cette performance place Renault au niveau des références actuelles du segment premium, notamment Porsche et Hyundai avec leurs modèles haut de gamme.
Côté autonomie, Renault annonce jusqu’à 750 km en cycle mixte WLTP pour les versions les plus efficientes. Ce chiffre dépasse largement les performances des modèles actuels de la marque et répond aux attentes des conducteurs effectuant régulièrement de longs trajets. L’efficience énergétique bénéficie également de travaux sur l’aérodynamique et la gestion thermique des batteries.
Des motorisations sans terres rares jusqu’à 275 ch
Renault mise sur des moteurs électriques dépourvus de terres rares, réduisant ainsi la dépendance aux matériaux critiques et l’impact environnemental de la production. La gamme de puissance s’étendra jusqu’à 275 ch, offrant des performances adaptées à chaque segment, de la citadine nerveuse au SUV familial.
Les successeurs de la génération actuelle de véhicules électriques du segment C, notamment la Mégane E-Tech, seront les premiers modèles à bénéficier de cette architecture. Leur lancement est attendu à partir de 2028 sur le marché français. Renault n’a pas encore communiqué de calendrier détaillé concernant les précommandes ou les tarifs, mais la production devrait s’effectuer dans les usines européennes du groupe.
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