L’année 2024 vient de se conclure. Mais avant de tirer un trait sur l’année écoulée, il est temps de s’intéresser aux chiffres du marché automobile pour le mois de décembre. Le dernier mois de l’année a-t-il permis aux constructeurs d’améliorer les ventes et de contrecarrer un marché morose ? Découvrez tous les chiffres avec Caroom.
Une chute de 13 % en décembre
Le marché automobile en décembre ne sauvera pas le bilan de l’année 2024. En effet, avec une baisse de 13,04 % des immatriculations en France, ce sont 27 534 véhicules qui n’ont pas été immatriculés en décembre 2024 par rapport à décembre 2023. Et cette baisse semble généralisée à une immense majorité de constructeurs.
L’immense majorité des constructeurs subissent une baisse
Pour expliquer cette baisse moyenne de 13,04 %, il faut s’intéresser aux résultats des différents groupes et constructeurs automobiles. La crise touche une majorité de marques. Pour commencer par les bonnes nouvelles, évoquons ceux qui s’en sortent en positif. C’est le cas de Toyota avec 65,35 % de hausse et de Lexus avec 19,76 %. Land Rover est en augmentation à 220,75 %, tandis que les récents ASX et Colt dynamisent Mitsubishi avec une hausse de 87,32 %. Enfin, Tesla atteint des sommets en apparence avec une augmentation de 298,34 % sur le mois de décembre.

Attention, il faut cependant nuancer ces chiffres. Certains constructeurs, comme Land Rover et Tesla, semblent avoir immatriculé beaucoup de véhicules pour profiter de la fiscalité de 2024. Ils ont ainsi gonflé les résultats d’immatriculation, avec l’intention de proposer ces voitures neuves en stock. Tesla conclut néanmoins l’année 2024 avec un déficit de ventes par rapport à 2023, une première pour le constructeur américain.

Passons maintenant aux parties moins réjouissantes : les constructeurs en baisse. Les deux principaux groupes français enregistrent des baisses importantes. Stellantis affiche une chute globale de 46,76 %. Dans le détail, on observe une baisse de 50,93 % pour DS, 68,43 % pour Fiat, 48,31 % pour Opel, 38,55 % pour Peugeot, ou encore 56,43 % pour Citroën malgré l’arrivée de l’attendue ë-C3. Malheureusement, le groupe français semble payer la réputation de fragilité de certains de ses moteurs. L’arrivée de la ë-C3, sujette à de nombreux bugs, n’arrange pas les choses.

Renault s’en sort mieux avec une baisse contenue à 14,47 % pour le groupe. Alpine et Dacia augmentent leurs ventes de 17,10 % et 14,29 %, respectivement. Ces hausses sont portées par la nouvelle Alpine A290 électrique et le populaire Dacia Duster. Renault, en revanche, chute, ce qui explique la baisse globale du groupe. Le constructeur au losange enregistre une diminution des immatriculations de 24,34 %. La Renault 5 n’a pas encore réussi à endiguer la baisse des ventes.

Le groupe allemand Volkswagen fait un peu mieux avec une chute de 13,07 % au global. Si certains constructeurs améliorent leurs ventes, comme Bentley (+166,67 %), Porsche (+1,67 %) et Skoda (+18,11 %), cela ne suffit pas à compenser les baisses de 21,85 % pour Volkswagen, 44,46 % pour Seat, et 27,21 % pour Audi. L’arrivée de la Volkswagen ID.2 en 2025 pourrait représenter une bouffée d’oxygène pour le groupe.
Au registre des autres baisses
Ford chute de 54 %, l’arrêt des modèles Fiesta et Focus n’y est pas étranger. Nissan enregistre une baisse de 36,73 %, pénalisée par la disparition de la Micra et de la Leaf de son catalogue. La Micra devrait toutefois revenir en 2025 dans une version 100 % électrique. Enfin, Suzuki subit une chute de 32,32 %.
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