Avec l’horizon 2035 en ligne de mire, plusieurs constructeurs se démènent pour proposer des voitures 100 % électriques performantes à un bon rapport qualité/prix. Toutefois, dans cet élan, plusieurs modèles ne rencontrent pas le succès espéré malgré des critiques positives. Voici les voitures électriques ayant connu le plus gros échec en 2023.
Lexus UX : 19 immatriculations
Réputée pour sa spécialisation dans les moteurs hybrides en tant que division de luxe de Toyota, Lexus a naturellement élargi son champ d’action à la production de voitures 100 % électriques avec la gamme UX 300, lancée en 2020. Ce SUV familial électrique affiche une puissance de 204 ch grâce à une batterie lithium-ion de 54,35 kWh, promettant une autonomie de 315 km WLTP. Cependant, la critique a rapidement émergé autour de l’autonomie jugée insuffisante par rapport à son prix de 49 990 euros.
En réponse, Lexus a entrepris un restylage en 2023, équipant le SUV de 20 kWh supplémentaires pour une autonomie portée à 450 km. Malheureusement, ce restylage n’a pas réussi à inverser la tendance, enregistrant seulement 19 immatriculations. Cette mauvaise performance peut s’expliquer par l’augmentation significative du prix de base, passant de 49 990 à 56 900 euros.
La stratégie de Lexus dans le segment des véhicules électriques semble compromise, reflétant peut-être les choix de Toyota, la maison mère. L’orientation vers l’hydrogène, après le succès des moteurs hybrides, a certainement contribué à la difficulté de la gamme 100 % électrique de Lexus sur le marché européen. Cette tendance se confirme avec le Lexus RX, qui a également peiné à s’imposer sur le marché, totalisant seulement 59 ventes. Afin de regagner des parts de marché, Lexus a entrepris la voie de l’électrification pour l’avenir.

BYD Tang : 25 immatriculations
Implantée depuis des années sur la scène internationale de l’automobile, la marque chinoise BYD nourrit des ambitions légitimes de conquête du marché européen des véhicules électriques. Cependant, la déception est palpable, notamment avec la BYD Tang, qui n’a enregistré que 25 immatriculations.
Le lancement en Norvège du SUV imposant de 516 ch avait pourtant connu un bon départ, avec 2 000 ventes saluées pour la qualité de sa batterie en conditions hivernales. Arrivé en France début 2023, le Tang, doté de performances haut de gamme, affiche une autonomie de 400 km en cycle mixte WLTP et une accélération de 0 à 100 km/h en moins de 4,6 s. Toutefois, son prix de plus de 70 000 euros le place bien au-dessus du Tesla Model Y, offrant une autonomie supérieure.
BYD semble orienter son attention vers ses berlines, telles que la Han, délaissant sa gamme SUV. Pour preuve, le SUV Atto 3 avec seulement 318 immatriculations malgré sa taille plus réduite et son design plus urbain. Proposé à 43 690 euros de base, l’Atto 3 repose sur la plateforme e-Platform 3.0 et offre une autonomie de 420 km en cycle WLTP grâce à la batterie BYD Blade LFP de 60,5 kWh. Cette option se révèle plus onéreuse que son homologue de Tesla, et le confort de conduite n’a pas satisfait les attentes des consommateurs.

Jaguar I-Pace : 48 immatriculations
Couronné « Voiture européenne de l’année » en 2019, le SUV Jaguar I-Pace semblait promis à un succès durable. Dévoilé en 2018, ce SUV haut de gamme est équipé de deux moteurs électriques d’une puissance totale de 400 ch et d’un couple de 696 Nm. Propulsé par une batterie de 90 kWh, le véhicule offre une autonomie annoncée de 480 km en cycle WLTP, faisant de lui un tout-terrain élégant et puissant.
Néanmoins, dès son lancement, des critiques sont apparues concernant l’autonomie réelle du I-Pace face à celle de son concurrent, le Tesla Model X. En 2020, Jaguar a tenté de revitaliser le modèle en proposant deux versions de moteurs, EV320 et EV400. Malgré ces ajustements, les ventes ont stagné, notamment en raison d’un prix de départ élevé, frôlant les 80 000 euros. Résultat : seulement 48 immatriculations ont été enregistrées. Cette réalité a conduit le nouveau PDG de Jaguar Land Rover (JLR) à annoncer l’arrêt de la production de l’I-Pace en 2025.

Honda e : 85 immatriculations
Pour conquérir le marché des petites citadines électriques en Europe, Honda a lancé l’Honda e en 2020 en Europe. Se positionnant comme une concurrente de la Renault Zoé, cette citadine 100 % électrique s’inspire des codes de la Civic, mais fait étonnant, la face avant rappelle celle d’une Golf de 1re ou 2e génération. La critique était favorable, notamment en raison des petites dimensions de l’Honda e, très urbaine.
Sur le papier, cette petite citadine électrique était disponible avec 2 motorisations :
- 136 ch (100 kW) avec un couple de 325 Nm et une autonomie de 222 km en cycle WLTP ;
- 154 ch (113 kW) avec un couple de 315 Nm et une autonomie de 210 km en cycle WLTP.
Mais, l’Honda e a pourtant rencontré un échec commercial retentissant avec seulement 85 immatriculations en 2023. La raison principale réside dans son autonomie limitée, comparée aux 300 km de la Zoé, ainsi que des tarifs jugés trop agressifs. La version de base, Honda e de 100 kW, est proposée à 35 060 euros, tandis que la Zoé débute à 33 000 € hors bonus. Face à cette réalité, Honda a décidé de mettre fin à la commercialisation de sa petite citadine électrique en 2024.

Mercedes EQC : 114 immatriculations
Lancé en 2019, le Mercedes EQC, premier SUV électrique de la gamme EQ, peine à séduire les consommateurs. Arborant un design élégant et une calandre moderne, ce SUV électrique était une belle promesse. Puissant, l’EQC était équipée de deux moteurs électriques, sur chaque essieu, d’une puissance combinée de 300 kW. Ce SUV transportait une batterie de 80 kWh permettant une autonomie maximale de 414 km en cycle WLTP. Cette fiche technique permettait à la voiture d’atteindre les 180 km/h et un 0 à 100 km en 5,1 s.
Malgré ses performances, le SUV Mercedes EQC n’a enregistré que 114 immatriculations en France en raison de divers facteurs. On peut citer la lenteur de la recharge rapide de l’EQC qui était bridée à 110 kW, conduisant à une charge rapide à 80 % en plus 40 minutes. Ce sont des chiffres décevants qui ont fait du mal à la réputation du Mercedes EQC. De plus, les tarifs débutant à 78 950 euros ont été un frein face à des alternatives plus abordables et performantes sur le marché. Mercedes a décidé d’arrêter la commercialisation de ce modèle et aucun remplacement n’est prévu pour l’heure.

Connaissez-vous d’autres modèles électriques qui vous ont déçus ?
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