Choisir pour une voiture familiale, c’est privilégier le partage d’une expérience qui ne se cantonne pas à la conduite du véhicule, mais qui englobe des éléments aussi divers que le confort de roulement, l’habitabilité, le volume de coffre et la qualité du multimédia. Néanmoins, une fois ce postulat posé, il s’ensuit une question essentielle, que nous souhaitons d’ailleurs traiter dans le cadre de cet article : à quoi correspond l’appellation voiture familiale ? Ou, plus exactement, quels sont les différents types de véhicules familiaux disponibles sur le marché ? Pour y répondre, nous allons d’abord nous intéresser à ce qui fait l’ADN d’une voiture familiale, avant de lister les 5 alternatives qui s’offrent à vous.
Qu’est-ce qu’une voiture familiale ?
L’univers automobile fourmille de normes, telles que les ISO en termes de qualité de fabrication, par exemple, mais aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’y a pas de définition claire et sans équivoque lorsqu’on aborde la catégorie des voitures familiales. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que, dans la partie suivante, nous vous présenterons cinq segments de marché qui contiennent chacun plusieurs modèles pouvant se targuer de plaire aux familles.
Pour autant, est-ce à dire que tous ces véhicules n’ont absolument rien en commun ? Pas exactement. À vrai dire, en creusant suffisamment le sujet, on s’aperçoit rapidement des éléments clés qui constituent le socle permettant de définir une voiture comme ayant (ou non) la fibre familiale. Il s’agit essentiellement, pour le modèle concerné, de veiller au bien-être de l’ensemble de ses passagers, y compris sur de longs trajets, et avec leurs bagages en prime, s’il vous plaît.
Que le véhicule en question soit un chef-d’œuvre du design, qu’il puisse limer les vibreurs sur un circuit, ou qu’il permette à ses occupants de rouler cheveux au vent, voire de grimper aux arbres sur un parcours de franchissement. Tout ceci n’a finalement que peu d’intérêt dans le cas présent.
Par ailleurs, un véhicule familial étant appelé assez fréquemment à effectuer de longs trajets, dont le fameux chassé/croisé des grandes vacances estivales, par exemple, il se doit d’être irréprochable en matière de fiabilité, tout en prodiguant un excellent confort. On pense ici au moelleux des assises, au compromis trouvé par les ingénieurs châssis du constructeur entre dynamisme et souplesse au niveau des suspensions, mais pas uniquement. De fait, le confort implique aussi l’isolation acoustique, et la qualité du système d’info-divertissement, dont on souhaite qu’il soit efficace et simple d’utilisation.
À l’heure actuelle, et notamment du fait de la norme GSR 2, qui généralise plusieurs aides à la conduite, telles que le freinage d’urgence autonome avec détection des piétons et cyclistes, toutes les voitures neuves deviennent de plus en plus sûres. Cela étant posé, les modèles familiaux conservent souvent une longueur d’avance, pour la simple et bonne raison que dans l’esprit du conducteur, il convient de protéger non seulement sa vie, mais aussi celle de ses proches, et notamment sa progéniture.
Quels sont les différents types de voitures familiales ?
La typologie des véhicules destinés aux familles peut se décomposer en cinq segments principaux :
- les berlines ;
- les breaks ;
- les ludospaces ;
- les monospaces (qui n’ont pas totalement disparu, contrairement à une idée répandue) ;
- les SUV et autres Crossovers (qui dominent actuellement le marché).
Il ne s’agit pas de prendre parti ici pour un type de voiture familiale plutôt qu’un autre, car dans l’absolu, aucun n’est meilleur ou pire. En revanche, selon les critères de chacun, mieux vaut s’orienter vers tel ou tel segment de marché et c’est précisément cette analyse que nous souhaitons vous faciliter.
Les berlines
Longtemps les reines des familiales, les berlines ont d’abord cédé du terrain aux monospaces, puis aux SUV lorsque ces derniers ont opéré une véritable razzia sur l’ensemble du marché, allant jusqu’à peser plus de 50 % des ventes de voitures neuves en Europe !
Les constructeurs ont beau essayer de proposer des modèles toujours plus modulables et technologiquement aboutis, cette catégorie peine à séduire les familles. Il faut dire qu’à première vue, les berlines familiales sont moins polyvalentes. Leur ligne de toit abaissée est souvent pointée du doigt, car elle rend l’installation d’un siège auto moins aisée et leur capot imposant ajoute à la longueur totale sans profiter à l’espace intérieur.
Toutefois, on assiste à présent à un retour en grâce des berlines et peu ou prou pour les mêmes raisons qui avaient fait initialement leur succès. Ainsi, elles permettent de voyager à 5, confortablement, avec des consommations raisonnables, et tout en prodiguant d’agréables sensations de conduite au conducteur. En outre, à motorisation équivalente, une berline n’est pas seulement plus légère et plus aérodynamique qu’un SUV, par exemple, elle est aussi moins chère, ce qui n’est évidemment pas négligeable.
Pour évoquer un prix moyen, il est possible de tabler sur 40 000 euros en entrée de gamme, étant entendu que les modèles Premium, tels que les Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes-Benz Classe C réclameront davantage, alors qu’inversement, une très efficace Skoda Octavia débutera autour de 30 000 €.
Les breaks
Pour faire simple, un break est une berline avec un coffre plus volumineux et une modularité accrue grâce à une ligne de toit qui se termine sur la poupe du véhicule. Dès lors, un break implique un surcroît de poids par rapport à la berline dont il dérive et donc des performances légèrement en retrait, mais très honnêtement, dans la quasi-totalité des cas, l’écart en question s’avère imperceptible.
Les inconvénients porteront également sur le design, que certains n’apprécieront pas, et dans certains cas une consommation un peu plus importante à cause du poids plus important et des contraintes aérodynamiques.
En revanche, un break permet effectivement d’entreposer davantage de bagages et d’emmener le chien de la famille en voyage par la même occasion. Pour vous donner un ordre d’idée, sachez qu’une Mercedes-Benz Classe E, la routière familiale par excellence, peut avaler 540 dm3 dans son coffre, tandis que la version break SW est capable d’en transporter 615 litres.
Au niveau du prix moyen, il est un tantinet plus élevé que celui d’une berline, soit 42 000 euros, mais là encore, quelques modèles, dont le très réussi Dacia Jogger, font considérablement baisser le ticket d’entrée, qui débute à moins de 20 000 €.
Les ludospaces
L’essor des ludospaces a eu lieu parallèlement à celui des monospaces, puisque ces deux types de véhicules familiaux correspondent grosso modo à une même philosophie, celle consistant à prodiguer un maximum d’espace à bord et de praticité pour les rangements.
Si les monospaces étaient conçus de A à Z en tant que modèles à part entière, utilisant parfois des châssis de berlines ou de breaks, mais pas davantage, la logique inhérente derrière le ludospace était celle d’une réduction des coûts. Il fallait proposer aux familles des modèles aussi abordables que possible, quitte à rogner quelque peu sur l’isolant phonique ou la qualité des matériaux utilisés et des assemblages moins visibles, tout en proposant un habitacle confortable et des rangements astucieux.
Dans cette optique, les constructeurs n’ont pas eu bien loin à aller chercher, puisqu’ils se sont quasiment tous contentés de modifier des utilitaires existants pour les rendre compatibles avec un usage quotidien par des familles. La même base a été reprise, avec les mêmes moteurs, châssis et transmissions, mais la présentation s’est faite plus joviale et recherchée, tandis que 5 ou 7 sièges étaient installés au lieu de 2.
Toutefois, l’essor stupéfiant des SUV a signé la fin de vie de nombreux ludospaces et ceux qui ont subsisté ont significativement évolué sur au moins un point : leur motorisation et, malheureusement, en corollaire, leur prix.
Ainsi, le Renault Kangoo, le Peugeot Rifter ou le Citroën Berlingo, pour ne citer qu’eux, sont toujours fidèles au poste, avec plus de 3 000 dm3 de coffre, le tout dans un gabarit extérieur limité et avec un confort de roulement n’appelant pas de critique particulière. Ils sont néanmoins devenus E-Tech, e-Rifter et ë-Berlingo au passage, avec des moteurs 100 % électriques, des autonomies (trop) limitées et des tarifs moyens autour des 40 000 euros.
Les monospaces
Longtemps favori des familles, le monospace est imbattable en ce qui concerne la modularité et l’espace intérieur. Leur plancher bas et leur hauteur de toit élevée rendent le chargement d’objets volumineux facile, et les portes arrière, surtout lorsqu’elles sont coulissantes, possèdent une large ouverture pour simplifier l’installation de sièges auto.
Par ailleurs, de nombreux monospaces disposent de 7 places grâce à une troisième rangée escamotable, de quoi satisfaire les familles nombreuses, ou les familles avec deux enfants qui embarquent occasionnellement des amis ou de la famille en plus. Ces véhicules étaient remarquablement pratiques, plus longs et plus chers que les ludospaces certes, mais mieux finis, mieux équipés, plus confortables encore sur de longs trajets et finalement plus polyvalents.
D’aucuns, comme le Ford S-Max, se sont même essayés à lancer une mode éphémère des monospaces sportifs, mais la clientèle attendait autre chose. Elle voulait des véhicules plus charismatiques et dynamiques, incitant davantage à l’aventure, et les SUV et Crossover se sont évidemment engouffrés dans cette brèche, bien que ne proposant pas le même espace à bord.
Aujourd’hui, les monospaces ne sont en tout cas pas morts, et de BMW (Série 2 Active Tourer) à Mercedes-Benz (Classe B), en passant par Volkswagen (Touran), les constructeurs allemands y croient encore fermement. Sachant qu’un monospace est intrinsèquement plus léger et moins encombrant qu’un SUV promettant la même habitabilité, un tel calcul n’est pas dénué de bon sens.
Les SUV et Crossovers
Longtemps, les SUV (pour Sport Utility Vehicle, ou « Véhicule Utilitaire Sportif ») ont semblé confinés outre-Atlantique, où l’on se moquait même de leur tendance à se renverser un peu trop facilement dans les virages serrés ou les courbes rapides. Et puis, ces modèles dérivés de 4×4 baroudeurs ont peu à peu soigné leurs mœurs sur la route, devenant dès lors plus fréquentables. Certes, nul ne peut renier les lois de la physique, et toutes choses étant égales par ailleurs, un SUV/Crossover sera toujours moins à l’aise qu’une berline ou un break sur un parcours sinueux, par exemple.
Cependant, à grands coups de pilotage électronique dernier-cri des suspensions et des différentiels, les SUV modernes sont devenus presque aussi agiles et performants. Ils consomment et polluent toujours un petit peu plus, mais là encore, avec le passage de la fée électricité, il est difficile de les en blâmer.
Dès lors, puisqu’ils proposent une position de conduite de type monospace, mais avec des sensations de conduite de type break et un espace à bord similaire à celui d’une berline, tout en veillant à arborer un look nettement plus sexy que celui d’un ludospace, les SUV ont fondé leur réussite sur leur côté excellent en rien, bon en tout. En bref, ils conjuguent bon confort routier, habitabilité et grande polyvalence au sein d’un même véhicule, procurant en plus un sentiment de sécurité grâce à leurs postes de conduite surélevés.
Au niveau des tarifs, comptez 35 000 euros environ, soit un peu moins qu’une berline. Contre-intuitif, n’est-ce pas ? Mais c’est parfaitement compréhensible, puisqu’il existe en réalité davantage d’offres low-cost et généralistes chez les SUV familiaux que les berlines ou les breaks ! On pense notamment au Dacia Duster, dont la dernière génération s’est résolument modernisée tout en restant abordable.
L’essentiel à retenir
S’il existe 5 types différents de voitures familiales, dont nous avons pris soin de lister les atouts et les inconvénients respectifs, tous se retrouvent autour d’une réponse commune à un besoin qui reste prépondérant. Il s’agit de prendre soin de tous les occupants du véhicule, que le trajet soit long ou court, qu’il ait lieu au cœur de l’été ou en plein hiver, qu’il implique majoritairement de la ville ou de l’autoroute, et qu’il se fasse à vide ou avec le coffre chargé à bloc de bagages.
Parmi les critères de sélection, voici ceux qui pourront influencer votre choix :
- le nombre de passagers : 5 ou 7 places ;
- la fonctionnalité de la voiture ;
- les équipements de confort et de sécurité ;
- le volume de l’espace habitacle et le volume du coffre ;
- la consommation de carburant ;
- le design ;
- le budget.
Si une telle voiture est susceptible de vous intéresser, sachez qu’il y en a pour tous les goûts en termes de design, mais aussi pour toutes les bourses, avec des prix allant de 18 000 euros à plus de 150 000 € ! En tout cas, en passant par un mandataire auto, plutôt qu’un concessionnaire classique, vous pouvez économiser de 15 à 20 % en moyenne, sans aucun désagrément ou inconvénient en retour. Avouez qu’il n’y a pas de quoi hésiter !
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