La mise en place de ZFE dans plusieurs grandes villes françaises et les nouvelles normes européennes enterrent peu à peu les véhicules à moteur thermique. Des technologies plus propres comme l’électrique sont alors privilégiées et fortement encouragées, tandis que l’avenir de l’hybride demeure flou. Toutefois, certains professionnels du secteur ne souhaitent pas abandonner ces types de carburants et se penchent alors sur des solutions alternatives, à l’image du diesel synthétique. Comment fonctionne-t-il et surtout, que vaut-il ? On vous en dit plus dans cet article !
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Qu’est-ce que le diesel de synthèse ?
Un carburant est généralement qualifié de synthétique lorsqu’il dérive d’une origine renouvelable. Il y a quelques mois, nous vous parlions déjà de l’un d’entre eux, l’essence synthétique, une solution d’ailleurs retenue et étudiée par le constructeur automobile Porsche.
Cette fois-ci, ce sont plusieurs laboratoires qui ont tenté de fabriquer du gazole de synthèse et les résultats ont été probants puisqu’est né le carburant HVO ou « Hydrotreated Vegetable Oil » (huile végétale hydrotraitée). Il est souvent surnommé le Diesel bleu à cause de sa couleur.
Comment est fabriqué le carburant HVO ?
D’après TotalEnergies, le diesel synthétique est fabriqué à partir d’huiles végétales durables ou à partir de retraitement des déchets tels que :
- les graisses animales ;
- les huiles de cuisson ;
- les huiles résiduelles…
Pour obtenir du carburant, des molécules d’hydrogène sont ajoutées au produit pour obtenir des chaînes d’hydrocarbures. Il s’agit alors d’un gazole paraffinique de synthèse, certifié durable et qui répond conformément à la directive énergies renouvelables de l’Union européenne.
Attention, il ne faut pas confondre le diesel HVO avec le biodiesel (B7, B10, B30, B100), qui est déjà utilisé en France et disponible dans plusieurs stations-service pour équiper certaines flottes de véhicules.
Quels sont ses avantages et inconvénients ?
Si le diesel est largement décrié, son homologue de synthèse, lui, dispose de nombreux points forts, à commencer par son impact environnemental. En effet, à quantités brûlées égales, le carburant HVO libérait jusqu’à 65 % d’émissions de CO2 en moins et les rejets de particules fines seraient réduits de 85 %. Autre point majeur, les émissions de NOx seraient, quant à elles, quasi nulles.
Le diesel de synthèse avance alors des arguments de taille et sur l’ensemble de son cycle de vie, il permettrait également de réduire d’au moins 50 % et jusqu’à 90 % les émissions de CO2 par rapport à un carburant standard. De même, il s’avère compatible avec tous les moteurs diesel existants, qu’ils soient récents ou non, et ne nécessite aucune adaptation des véhicules ou infrastructures de distribution. Il s’utilise également en remplacement, en mélange ou en alternance du diesel traditionnel.
Toutefois, tout n’est pas tout rose avec le carburant HVO et il s’avère alors plus cher que le diesel traditionnel. Par exemple, en Belgique, où l’on peut déjà le trouver dans certaines stations-service, le prix au litre grimpe à 2,86 euros contre 1,55 € en moyenne pour le diesel B7 en France. Tout comme avec l’E85, une hausse de la consommation, de 5 à 10 %, est estimée par rapport au gazole traditionnel.
Le diesel synthétique, une solution d’avenir ?
Alors qu’en France ce type de carburant n’est pas encore autorisé, ce n’est pas le cas chez certains de nos voisins européens. L’on retrouve en effet plusieurs stations disposant du diesel synthétique HVO aux Pays-Bas ou encore en Belgique. Au total, l’on en comptabiliserait plus de 500 dans le monde, preuve que le secteur n’est pas encore prêt à abandonner totalement les carburants traditionnels. Nous l’avons vu, cette solution présente plusieurs points forts non négligeables, notamment en ce qui concerne son impact sur l’environnement.
Que ce soit l’essence ou le diesel, de nombreux acteurs tentent de trouver des solutions alternatives et aussi propres que l’hybride ou l’électrique. Reste à savoir comment vont évoluer les diverses normes mises en places à l’échelle nationale, mais aussi européenne pour limiter, puis interdire les carburants fabriqués à partir d’énergies fossiles.
L’essentiel à retenir
D’origine renouvelable, le diesel synthétique, ou carburant HVO, dispose d’un véritable potentiel à l’heure de la transition écologique. Bien qu’il entraîne une surconsommation et que le prix à la pompe soit plus élevé, il est compatible avec la grande majorité des véhicules, ces derniers ne nécessitant d’ailleurs que très peu de modifications. De manière générale, les carburants de synthèse restent néanmoins complexes à produire, mais ont aussi un coût de production plus élevé.
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du CO2 c’est du CO2 je n’en ai jamais vu peint en vert!!!!
bonjour
Il me semble que le CO2 appelé aussi dioxyde de carbone ou plus simplement gaz carbonique , n’est pas un polluant, à moins de le produire en tres grandes quantités, NB on en produit en respirant, Ce CO2 es proportionnel à l’energie brulée, donc développée ( avec un bonus pour le systeme diesel) Le NOx est egalement produit dans les moteurs à explosion (a essence par ex) lorsque les melanges sont pauvres, si ce n’est pas le cas on a des imbrulés , on est coincé entre deux pollutions possibles. Il n’est pas certain que les diesels soient la source de tout les maux mais il faisait une excellente tête de turc, les amateurs de voiture diesel sont principalement francais et cela « emmerde » tout les constructeurs mondiaux, cette clientéle inaccessible…donc on s’est fait Hara Kiri, comme pour le nucleaire et bie d’autres choses.
Mais voila le diesel est incontournable, les pro ont obtenu gain de cause, eux ils continueront, et on a mis un vétement pudique autour de ce mensonge évident, un diesel peut bruler toutes les huiles, et les moteurs spéciaux ou les retrofits pour les diesels pros ne sont que des systémes qui vérifient que l’on brule un carburant autorisé…un flicage, quoi!!!
Les citoyens ne vont plus pouvoir se deplacer qu’en transports en commun, vivre dans des habitations collectives et à la rigueur aller faire une petite promenade en voiture électrique…
on se fout de nous!!
Bonjour,
Comme d’habitude, la France arrive trop tard sur ce marché.
Le CO2 émis provient de la combustion d’un carburant fabriqué à partir de graisses animales, huiles de cuisson (végétales) ou huiles de récupération(fossiles?). Dans les deux premiers cas ne peut-on parler de neutralité carbone puisque le CO2 produit ne provient pas d’hydrocarbure fossile?