Alfa Romeo revoit sa stratégie électrique et renonce à devenir une marque 100 % électrique d’ici 2027, une nouvelle qui ravira les puristes et passionnés de la marque au biscione. Ce revirement marque un tournant dans la politique du constructeur italien, qui figurait parmi les plus ambitieux dans sa transition électrique. Initialement, Alfa Romeo prévoyait de ne commercialiser que des modèles à batterie à partir de 2027, mais cette feuille de route a été abandonnée au profit d’une stratégie plus flexible intégrant moteurs thermiques et hybrides.
Le tout électrique en 2027, une décision prématurée
Ce changement intervient dans un contexte où la demande pour les véhicules 100 % électriques n’a pas progressé aussi rapidement que prévu. Les prochaines grandes nouveautés de la marque, telles que le remplaçant du Stelvio en 2025 et la nouvelle Giulia en 2026, seront certes proposées en version électrique, mais également avec des motorisations thermiques et hybrides. Cette diversification répond à une demande hétérogène des marchés, notamment en Amérique du Nord, où les distributeurs ont exprimé leurs inquiétudes face à une gamme exclusivement électrique.

En Europe, bien que la réglementation prévoie la fin des ventes de véhicules thermiques et hybrides d’ici 2035, un abandon total de ces motorisations en 2027 s’est avéré prématuré. Alfa Romeo n’est pas la seule marque à revoir ses ambitions électriques : d’autres constructeurs du groupe Stellantis, comme DS et Lancia, ont également ajusté leurs plans. Prévus initialement pour être 100 % électriques, des modèles comme le futur DS 8 et la Gamma incluront finalement des versions hybrides.
Mais pas de motorisations thermiques ou hybrides convaincantes
Malgré ce revirement stratégique, Alfa Romeo peine à enrichir son catalogue avec des nouveautés marquantes. Le seul modèle présenté ces dernières années, l’Alfa Romeo Junior, n’a pas réussi à séduire pleinement, notamment en raison de l’absence de motorisations thermiques convaincantes. La version la plus dynamique, le Junior Veloce, se distingue toutefois par sa motorisation électrique de 280 chevaux, offrant des performances honorables. 
L’électrique oui mais pas si vite
Ce retour en arrière reflète une tendance plus large dans l’industrie automobile. Après Ford, Mercedes et Volvo, Alfa Romeo rejoint la liste croissante des constructeurs qui adaptent leur stratégie face à une adoption plus lente que prévue des véhicules électriques. De plus, la prochaine plateforme STLA Small de Stellantis, initialement dédiée aux modèles électriques, sera finalement conçue pour accueillir des motorisations multi-énergies, permettant ainsi une plus grande flexibilité dans l’offre produit.

Ce choix stratégique pourrait être perçu comme une opportunité pour Alfa Romeo de réconcilier son héritage sportif avec les exigences écologiques actuelles. En proposant des modèles à la fois électriques et thermiques, la marque espère satisfaire à la fois les puristes attachés à la sonorité caractéristique des moteurs italiens et les clients soucieux de réduire leur empreinte carbone. Reste à voir si cette stratégie permettra à Alfa Romeo de retrouver un élan commercial durable tout en préservant son identité unique dans l’univers automobile.
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article