À ce jour, une seule génération de la M5 avait eu droit à une variante break. Cependant, les choses évoluent et BMW revisite sa stratégie. Désormais, les versions sportives peuvent également bénéficier de la carrosserie break, que BMW désigne sous le nom de « Touring ». L’année 2024 marque le retour de la BMW M5 Touring. Ce modèle, qui avait brièvement fait son apparition sur la M5 E34 et la E61, revient avec une motorisation hybride puissante, lui permettant de contourner les malus écologiques.
Un break axé sur la performance
Le break est souvent choisi pour ses capacités de chargement et son confort, mais des modèles comme l’Audi RS 6, la Mercedes-AMG E 63 S, et désormais la nouvelle BMW M5 Touring, prouvent que sportivité et praticité peuvent coexister.

Dès le premier coup d’œil, la M5 Touring affiche son caractère. Le design de la face avant est identique à celui de la berline M5, avec des jantes de 20 et 21 pouces, des ailes élargies, et un diffuseur arrière imposant avec quatre sorties d’échappement. Impossible de passer inaperçu avec la BMW M5 Touring.
Une motorisation hybride surpuissante
Cette version break partage la motorisation hybride de la berline M5. Elle est équipée d’un V8 biturbo de 4,4 litres développant 585 chevaux, épaulé par un moteur électrique de 197 chevaux et 280 Nm, intégré à la boîte automatique ZF à huit rapports. La puissance combinée atteint ainsi 737 chevaux et 1 000 Nm de couple.

Grâce à la transmission intégrale M, le 0 à 100 km/h est abattu en 3,6 secondes, et les 200 km/h sont atteints en 11,1 secondes. La vitesse maximale est limitée à 250 km/h, mais une option permet de porter cette limite à 305 km/h.
Un châssis affiné comme la berline
BMW n’a pas simplement équipé ce break d’un moteur surpuissant. Fidèle à sa réputation, la marque bavaroise a développé un châssis soigné et performant pour la M5 Touring.
Le véhicule dispose de roues arrière directrices, qui peuvent pivoter jusqu’à 1,5 degré, ainsi que d’une transmission intégrale. La M5 Touring conserve trois modes de conduite distincts, dont un mode 2WD pour les amateurs de propulsion, et un mode 4WD Sport, qui privilégie les roues arrière. Ces caractéristiques visent à maintenir l’expérience de conduite dynamique propre aux BMW. Le différentiel arrière joue également un rôle crucial en améliorant la maniabilité en sortie de virage.

La répartition des masses est presque idéale, avec un équilibre proche du 50/50. Le train arrière est équipé d’une suspension à cinq bras en aluminium, tandis que la voiture bénéficie d’un amortissement piloté, avec un mode Sport spécifiquement conçu pour le Nürburgring. Cependant, les freins carbone-céramique ne sont pas inclus de série. À la place, la M5 Touring est équipée de freins à disques de 410 mm à l’avant avec des étriers à six pistons, et d’un étrier flottant à piston unique à l’arrière.

Une autonomie électrique appréciable
La M5 Touring est dotée d’une batterie de 18,6 kWh, ce qui contribue à son poids de plus de 2,5 tonnes, mais permet une autonomie en mode électrique allant jusqu’à 67 km. Cette capacité lui permet d’échapper aux malus écologiques et aux taxes sur le poids en France, contrairement à certaines concurrentes qui nécessitent un paiement de 60 000 € pour être immatriculées.

La production de la BMW M5 Touring aura lieu dans l’usine de Dingolfing, en Allemagne, aux côtés de la version berline. La fabrication commencera en octobre, et les commandes pourront être passées dès septembre.
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