Dominant très longtemps le marché français comme celui européen, le diesel a vu sa popularité s’effriter sous l’effet de politiques environnementales restrictives et d’une image de plus en plus négative. Pourtant, contrairement aux idées reçues, il demeure la motorisation la plus plébiscitée sur le Vieux Continent. En 2024, 4,2 millions de véhicules diesel ont été immatriculés en Europe, soit près de 33 % du marché, un chiffre supérieur à celui des hybrides ou des voitures électriques.
Un marché européen difficile à accorder
Si en France le diesel est en net recul, la situation est bien différente au niveau européen. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les motorisations diesel continuent de résister, notamment en raison de leur efficacité sur les longs trajets et de leur sobriété en carburant. De nombreux automobilistes les considèrent encore comme le choix le plus pertinent pour leurs besoins, surtout dans les pays où les infrastructures de recharge électrique restent insuffisantes.

En parallèle, l’essor des motorisations hybrides est indéniable, avec 4 millions de ventes en 2024. Toutefois, ces chiffres incluent de nombreuses voitures micro-hybrides à 12 ou 48V, qui n’offrent qu’un gain marginal en efficacité et restent très proches des modèles thermiques traditionnels aussi bien dans l’usage que dans les performances et les consommations. Elles sont en revanche un avantage car elles permettent de réduire les émissions de C02 et donc parfois d’éviter les malus écologique, ou du moins les réduire.
L’électrique peine à s’imposer
L’an passé, les ventes de véhicules électriques ont atteint près de 2 millions d’unités, représentant 15 % des immatriculations en Europe. Une part de marché qui reste en deçà des attentes, surtout en raison du ralentissement des aides à l’achat et des difficultés liées à l’autonomie et à la recharge. Certains marchés, comme la Scandinavie, maintiennent une politique de soutien massif aux voitures électriques, mais ailleurs, les consommateurs restent prudents, freinés par le prix élevé de ces modèles et les contraintes d’usage.

Un avenir pour autant incertain
Malgré cette résistance du diesel, son avenir reste incertain. D’année en année, l’offre se restreint, et les constructeurs misent de plus en plus sur des alternatives hybrides ou 100 % électriques. Toutefois, tant que l’électrique ne parviendra pas à répondre aux besoins d’une majorité d’automobilistes, le diesel conservera une place prépondérante sur le marché européen, notamment auprès des gros rouleurs.
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