Citroën officialise le retour de l’une des icônes du patrimoine automobile français. La 2CV reviendra en 2028 dans une version 100 % électrique, avec un tarif annoncé sous la barre des 15 000 euros. La marque aux chevrons mise sur un design néo-rétro fidèle à l’esprit de l’originale, tout en visant frontalement le segment naissant des citadines électriques accessibles, aux côtés de la Renault Twingo E-Tech et de la Volkswagen ID.1.
Une icône populaire ressuscitée en version zéro émission
Lancée en 1948 et produite jusqu’en 1990, la 2CV avait incarné pendant plus de quatre décennies la mobilité accessible à la française. Son retour annoncé pour 2028 s’inscrit dans la stratégie de démocratisation de l’électrique défendue par Citroën, déjà engagée avec l’ë-C3, dont le prix catalogue de 19 990 € est souvent ramené autour de 13 000 € grâce aux aides et offres promotionnelles en vigueur.
Le constructeur a dévoilé un premier aperçu stylistique du futur modèle. Les codes visuels de l’originale sont revisités : capot bombé, optiques rondes, silhouette compacte et toit ouvrant en toile, signature historique du modèle. La carrosserie modernisée intègre des éléments aérodynamiques et une face avant alignée sur le langage stylistique actuel de la marque, déjà visible sur les nouvelles C3 et C3 Aircross.
Un positionnement tarifaire inédit sur le segment
L’argument central de cette résurrection tient au prix sous les 15 000 €, un seuil quasiment inédit sur le marché européen de la voiture électrique neuve. Pour atteindre cet objectif, Citroën devrait s’appuyer sur la plateforme STLA City du groupe Stellantis, conçue pour les futures citadines électriques abordables du groupe, et sur des batteries LFP moins coûteuses que les cellules NMC.
Le positionnement vise frontalement la Renault Twingo E-Tech, disponible sous les 20 000 €, ainsi que la future Volkswagen ID.1 annoncée à l’horizon 2027. Dacia, avec sa Spring, occupe également ce créneau depuis 2021. La 2CV électrique se distinguerait toutefois par son ancrage patrimonial, un levier marketing absent chez ses concurrentes.
Modernisation technique et fidélité à l’esprit d’origine
Le projet alimente déjà le débat parmi les passionnés. Une partie de la communauté craint que l’électrification dénature l’âme mécanique d’un modèle indissociable de son bicylindre refroidi par air. D’autres saluent une réinterprétation cohérente avec l’évolution réglementaire et les exigences environnementales contemporaines.
Citroën n’a pas encore communiqué les caractéristiques techniques détaillées du futur modèle. Selon les projections actuelles, la citadine devrait afficher une autonomie comprise entre 200 et 300 km en cycle WLTP, suffisante pour un usage urbain et périurbain. La puissance se situerait autour de 80 à 100 ch, dans la lignée des autres modèles de la plateforme STLA City.
La présentation officielle du modèle de série est attendue courant 2027, pour une commercialisation programmée en 2028. Avant ça, un concept sera entièrement dévoilé lors du Mondial de l’Auto de Paris, en octobre prochain.
La production du modèle est officiellement prévue dans l’usine Stellantis de Pomigliano d’Arco, en Italie, aux côtés de sa future cousine technique, la nouvelle Fiat Panda.
Sources et méthodologie
Pour rédiger cet article, la rédaction de Caroom a croisé les annonces officielles des constructeurs avec les analyses des médias de référence.
- Sources officielles : Xavier Chardon, PDG de Citroën, sur LinkedIn
- Analyses presse : Frandroid, Caradisiac, Les Numériques
Dernière mise à jour de la veille : 22 mai 2026
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