Malgré un environnement fiscal de plus en plus contraignant pour les véhicules de luxe, avec des taxes et malus toujours plus important, Ferrari affiche une belle dynamique sur le marché français en 2024. Portée par le succès de sa gamme hybride rechargeable, la marque italienne a enregistré une croissance notable de ses immatriculations.
Une hausse des ventes dans un marché pourtant en déclin
Alors que le marché automobile français a connu un recul de 3,7 % sur les onze premiers mois de l’année, Ferrari tire son épingle du jeu avec 304 immatriculations entre janvier et novembre 2024. Cela représente une progression de 12,6 % par rapport à la même période en 2023. Cette performance, bien qu’anecdotique en volume, témoigne de la capacité du constructeur à maintenir son attractivité dans un segment très concurrentiel. Seules Porsche et Alpine affichent des chiffres comparables en terme de progression.

La 296 hybride rechargeable en tête des ventes
La clef du succès de Ferrari repose largement sur la popularité de la 296, son modèle hybride rechargeable. Le spider 296 GTS s’est imposé comme la référence de la gamme avec 105 immatriculations, tandis que la version coupé 296 GTB a séduit 67 acheteurs. Ces deux modèles, cumulant à eux seuls 172 ventes, représentent plus de la moitié des immatriculations de la marque en France. Le malus écologique réduit de ces versions hybrides constitue un atout indéniable sur un marché tricolore où la fiscalité reste un enjeu majeur.

L’autre modèle hybride de la gamme, la SF90, continue de trouver son public malgré son positionnement haut de gamme et un prix d’entrée approchant le demi-million d’euros, une puissance de 1 000 chevaux justifie davantage son tarif elevé. Avec 36 exemplaires vendus, elle confirme l’engouement pour les sportives électrifiées de la marque.
Le Purosangue s’impose, la Roma en retrait
Le SUV Ferrari Purosangue, animé par une cathédrale mécanique, un moteur V12 atmosphérique, connaît également un franc succès. Avec 49 immatriculations en 2024, il se place comme l’un des modèles les plus prisés du constructeur. Cependant, la forte demande et les contraintes de production limitent encore son potentiel sur le marché français.

En revanche, la Ferrari Roma peine à convaincre, avec seulement 30 exemplaires immatriculés cette année, malgré l’introduction récente de la version Spider, censée dynamiser les ventes.
Des modèles plus exclusifs
Parmi les modèles les plus exclusifs de la marque, la Daytona SP3 a trouvé six acquéreurs en France, un chiffre remarquable compte tenu de son tarif d’environ 2 millions d’euros. La Ferrari 812, bien que vieillissante, affiche huit immatriculations, tandis que la nouvelle 12Cilindri, dont les livraisons viennent tout juste de débuter, a enregistré sa toute première immatriculation dans l’Hexagone.

Malgré une fiscalité peu favorable aux véhicules de luxe, Ferrari démontre sa résilience et son pouvoir d’attraction en France. Le succès de la 296 hybride rechargeable et la forte demande pour le Purosangue confirment la capacité du constructeur à s’adapter aux évolutions du marché tout en restant fidèle à son ADN de performance et d’exclusivité.
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