Dacia bouleverse le marché de la mobilité urbaine avec son nouveau concept Hipster, une mini-voiture électrique qu’il compte proposer à un large public. Affichant une longueur inférieure à trois mètres, le véhicule se veut suffisamment spacieux et minimaliste, et ambitionne de rendre l’électrique plus accessible. À l’instar de grandes icônes comme la Mini, la Volkswagen Coccinelle ou la Fiat 500, le Hipster mise sur la simplicité, la modularité et la praticité, plutôt que sur les gadgets et l’autonomie XXL.
Un design extérieur et un habitacle qui misent sur le minimalisme
Sur le plan visuel, le concept Dacia Hipster arbore une forme cubique. Cette architecture lui permet de maximiser l’espace intérieur et de garder des dimensions compactes. Avec une hauteur de 1,53 m presque égale à sa largeur de 1,55 m, il prend des airs de mini 4×4, mais demeure particulièrement pratique pour circuler et se garer en ville.
Pourvue de passages de roues proéminents et de lignes taillées à la serpe, mais sans porte-à-faux, la voiture affiche fièrement son profil carré et ludique, tandis que son toit de couleur distincte et ses larges surfaces vitrées confortent son identité. À l’avant, la combinaison des phares et de la calandre situés juste en dessous du pare-brise, ainsi que de la signature lumineuse pixélisée, lui confère un regard sérieux, mais convivial.
À l’intérieur, Dacia opte pour un style minimaliste, mais fonctionnel. Les portes élargies, les flancs verticaux et la banquette avant basculante optimisent l’espace intérieur. De plus, les sièges sont rabattables et les appuie-tête peuvent être intégrés aux montants, de quoi bénéficier d’un coffre d’une capacité pouvant aller jusqu’à 500 litres.
Les onze points d’ancrage YouClip permettent d’équiper l’habitacle d’accessoires modulables, tels que des porte-gobelets, des lampes ou des haut-parleurs Bluetooth. Une application mobile vient remplacer la clé, et le smartphone devient le tableau de bord central, reflétant l’esprit bring your own device.
Dacia s’inspire, par ailleurs, de véhicules historiques telles que la 2CV ou la Citroën Ami pour doter le Hipster de solutions ingénieuses, comme des vitres avant coulissantes, une armature visible des sièges ou encore une banquette avant mobile. Avec sa position de conduite élevée, ses quatre places et une sécurité accrue grâce à divers équipements, dont deux airbags avant, le modèle constitue une véritable alternative à la deuxième voiture familiale.
Des performances suffisantes qui pourraient couvrir les trajets quotidiens
Côté motorisation, Dacia reste discret. En effet, aucune information précise n’a été divulguée concernant le moteur du véhicule et la capacité de sa batterie. Néanmoins, le constructeur assure qu’il profitera d’une autonomie suffisante pour réaliser les déplacements quotidiens, et ne demandera qu’une recharge tous les trois à quatre jours.
Concrètement, cela représenterait un champ d’action d’environ 150 km, ce qui suffit largement pour un usage urbain et périurbain. La vitesse de pointe pourrait avoisiner 90 km/h, ce qui confirme la vocation de la mini-voiture électrique tournée vers la conduite sur des routes locales et nationales, plutôt que sur des autoroutes.
Et à la différence des modèles premium qui privilégient l’autonomie XXL ou la puissance maximale, le Hipster adopte une stratégie centrée sur l’essentiel. Avec un poids inférieur à 800 kg et une batterie modeste, Dacia ne joue pas dans la course à la performance, et préfère garantir une sécurité optimum.
En outre, le constructeur fait l’impasse sur les écrans grand format et les gadgets superflus, ce qui lui permet de diminuer ses coûts, mais aussi de simplifier l’utilisation de la voiture, tout en renforçant sa fiabilité et son aspect pratique.
Un positionnement tarifaire qui pourrait démocratiser l’électrique une bonne fois pour toutes !
Le Hipster Concept vise un tarif de près de 13 000 euros, ce qui en ferait l’une des citadines électriques les plus abordables du marché. À titre de comparaison, le prix de la Dacia Spring démarre à 16 900 €, alors que plusieurs citadines concurrentes dépassent la barre des 35 000 €.
Avec ce modèle, Dacia pourrait bien parvenir à démocratiser l’électromobilité, sans pour autant sacrifier la fonctionnalité. D’ailleurs, le constructeur compte faire du Hipster la voiture du peuple, accessible à tous, et pas uniquement à des automobilistes urbains aisés.
La production éventuelle dépendra de plusieurs facteurs, à commencer par le cadre réglementaire, et la demande suffisante pour justifier l’industrialisation. Si les autorités européennes acceptent de créer une catégorie spécifique pour ce genre de véhicule, la mise en production pourrait débuter dès 2027. Cette mini-voiture électrique pourrait alors devenir un acteur incontournable de la mobilité citadine dès 2027 !
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