Malgré son restylage en début d’année, la Dacia Spring rencontre des difficultés sur le marché français. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse, à commencer par la perte de l’éligibilité au bonus écologique fin 2023, due à son origine de production chinoise. Ce retrait du bonus a directement impacté la compétitivité de la Spring, au moment où de nouveaux concurrents entrent en scène, notamment la Citroën ë-C3, plus puissante et plus spacieuse, proposée dans une gamme de prix similaire.
Le résultat est sans appel : les ventes de la Spring ont chuté de façon spectaculaire, avec seulement 1 937 exemplaires vendus sur les dix premiers mois de 2024, contre 24 394 sur la même période en 2023, soit une baisse de 92 %. Bien que le mois de septembre ait montré des signes de reprise, ces ventes sont largement attribuées aux modèles de démonstration. La question reste donc de savoir si la Spring peut regagner des parts de marché dans un segment où la concurrence devient de plus en plus rude avec l’arrivée de la Leapmotor C10 ou de la Citroën ë-C3.
S’inspirer des versions étrangères pour relancer les ventes ?
Pour revitaliser les ventes de la Spring, Dacia pourrait s’inspirer des déclinaisons étrangères déjà commercialisées ailleurs en Europe. Ces variantes proposent des ajustements sur l’équipement et le prix, répondant aux attentes spécifiques des marchés locaux.
Une version utilitaire au Royaume-Uni
Outre-Manche, Dacia a récemment lancé la Spring Cargo, une version utilitaire sans sièges arrière, idéale pour les petits professionnels. Disponible à partir de 14 995 £ (environ 18 000 €) ou 149 £ par mois (environ 180 €/mois), elle se positionne comme l’utilitaire électrique le plus abordable au Royaume-Uni. Malgré son tarif serré, elle est dotée d’un écran tactile de 10 pouces, de la climatisation et d’une caméra de recul, avec une motorisation de 65 ch. Ce modèle pourrait plaire aux entreprises françaises du secteur de la livraison pour des tournées urbaines, attirées par ses coûts d’acquisition, d’utilisation réduits et un gabarit compact.
Des versions économiques en Belgique et en Suisse
En Belgique et au Luxembourg, Dacia propose une version 45 ch à un tarif très compétitif. La version Essential, dépouillée d’équipements non essentiels (absence de climatisation, choix de couleurs limité) est commercialisée en Belgique à seulement 10 590 €. Cette approche en fait l’un des véhicules électriques les moins chers du marché, répondant aux attentes d’un public pour qui le prix est le facteur d’achat principal.
Dacia propose également des versions mieux équipées pour des budgets légèrement supérieurs. La version Expression, qui inclut la climatisation, est affichée à 12 290 €, avec la possibilité d’opter pour le moteur de 65 ch pour 1 000 € de plus. En haut de gamme, la version Extreme (uniquement en 65 ch), au style soigné et dotée d’équipements modernes (écran tactile de 10,1 pouces, caméra de recul, enjoliveurs noirs), est proposée à 14 290 €.
En conclusion
Face à la chute des ventes en France, l’intégration de ces versions étrangères plus économiques et ciblées pourrait offrir un nouveau souffle à la Dacia Spring. Une déclinaison abordable ou utilitaire, à l’image de celles proposées en Belgique et au Royaume-Uni, serait probablement bien accueillie, redonnant ainsi à cette citadine électrique une place compétitive dans le marché français en quête d’alternatives abordables.
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