La Citroën C4, un modèle important pour la marque aux chevrons, s’apprête à vivre un tournant majeur. La prochaine génération, prévue pour 2027, ne sera plus assemblée en Europe, mais au Maroc. Une décision stratégique qui reflète les ambitions de Stellantis de s’imposer sur le segment des véhicules à bas coût tout en optimisant ses capacités industrielles.
Une production transférée à Kénitra
Selon des informations confirmées par La Tribuna de automoción, la remplaçante de la Citroën C4 sera produite dans l’usine de Kénitra, située au nord du Maroc. Ce site, qui assemble déjà des modèles comme la Peugeot 208, la Citroën Ami ou encore l’Opel Rocks, est en pleine phase d’expansion. Avec un investissement de plus de 300 millions d’euros, sa capacité annuelle passera de 300 000 à 450 000 véhicules.
Cette montée en puissance vise à répondre à la demande croissante pour des véhicules abordables, un segment sur lequel la future C4 devrait jouer un rôle central. Reposant sur la plate-forme Smart Car, elle s’inspirera largement du concept Citroën Oli, dévoilé récemment. L’objectif est clair : proposer un modèle compétitif face au Dacia Duster, avec un prix d’entrée sous la barre des 20 000 €. Il faut donc trouver un moyen de réduire les coûts de production et cela passe bien souvent par la délocalisation.
Un repositionnement stratégique
La décision de transférer la production de la C4 de Madrid à Kénitra s’inscrit dans une stratégie plus large de Stellantis. Le groupe entend rationaliser ses coûts en se tournant vers des sites industriels spécialisés. Le Maroc, grâce à une main-d’œuvre compétitive et des infrastructures modernisées, s’impose comme un choix logique pour les modèles à vocation économique.
En parallèle, l’usine de Kénitra ne se contentera pas de la production de la C4. Les futurs modèles Fiat Multipla et Fastback, également basés sur la plate-forme Smart Car, devraient y être assemblés, renforçant ainsi le rôle clé de ce site dans l’écosystème de Stellantis.
L’avenir incertain de l’usine de Madrid
Pour l’usine madrilène de Villaverde, qui produit actuellement la C4 et la C4X, cette annonce représente un coup dur. Avec l’arrêt programmé de ces modèles à l’horizon 2028 ou 2029, le site se trouve dans une situation précaire. Selon La Tribuna de automoción, aucune attribution de nouveau modèle n’a été annoncée, malgré les espoirs de certains pour accueillir la future Lancia Delta.

Les installations de Villaverde, jugées vieillissantes, nécessiteraient des investissements importants pour s’adapter à la plate-forme STLA Small. Ce repositionnement permettrait à l’usine de produire les prochaines générations de la Peugeot 208 et de l’Opel Corsa, à l’image de ce qui se fait déjà dans d’autres usines du groupe. Toutefois, ces adaptations restent hypothétiques et dépendront des priorités stratégiques de Stellantis.
Une transition industrielle qui n’est pas anodine
Le choix de déplacer la production de la Citroën C4 hors d’Europe illustre une tendance marquée dans l’industrie automobile : l’optimisation des coûts face à une concurrence accrue et des exigences réglementaires toujours plus strictes. Pour Citroën, ce repositionnement pourrait s’avérer bénéfique, en lui permettant de rivaliser efficacement avec des acteurs tels que Dacia et donc satisfaire pleinement la nouvelle position que le constructeur aux chevrons souhaite atteindre dans le groupe Stellantis.

Cependant, cette décision soulève également des questions sur l’avenir des sites industriels européens, à l’instar de Madrid. Avec une production qui a chuté de 105 830 unités en 2023 à environ 80 000 unités estimées en 2024, le site doit rapidement trouver des relais de croissance pour éviter une fermeture à moyen terme.
Un pari sur l’avenir
En concentrant la production de la future C4 à Kénitra, Stellantis mise sur une stratégie pragmatique : répondre à une demande mondiale croissante pour des véhicules abordables tout en renforçant sa compétitivité. Si ce choix est porteur pour la marque Citroën, il met également en lumière les défis industriels et sociaux que devront relever les sites européens dans les années à venir.

Ainsi, la Citroën C4 de 2027 ne se contentera pas de renouveler un modèle iconique. Elle symbolisera aussi l’évolution de la marque Citroën vers une orientation plus abordable. Un tournant pour un constructeur autrefois synonyme d’innovation et de haut de gamme à la française.
Citroën fait une erreur en délocalisant la fabrication de la C4 de l’Espagne au Maroc, le coût de fabrication va certe baisser mais la qualité aussi, les clients de Citroën Son prêt a payer plus cher pour un véhicule mieux fini et fabriqué en Europe notamment en Espagne, pour ma part je comptais acheter une c5x, quand j’ai appris qu’elle était fabriqué en chine je ne l’ai pas acheté