Le marché européen des véhicules électriques poursuit sa progression, et la France n’échappe pas à cette dynamique. Le mois de juin a marqué une étape symbolique, avec une part de marché qui s’approche désormais d’un véhicule neuf sur trois, dans un contexte où les dispositifs d’aide à l’achat, comme le leasing social, ne sont pas encore pleinement relancés.
Une progression qui change l’équilibre du marché
Selon les données publiées par la PFA, les modèles 100 % électriques ont représenté près de 30 % des immatriculations en France au cours du mois de juin. Un niveau inédit qui illustre une transformation rapide du paysage automobile. Pour Xavier Duchemin, directeur de Stellantis France, cette évolution marque un véritable tournant, qu’il considère comme le début d’une nouvelle phase de croissance. Il souligne par ailleurs que la proportion de commandes en électrique est encore supérieure à celle des livraisons actuelles, laissant entrevoir une hausse supplémentaire dans les prochains mois.
Dans l’ensemble, le marché automobile français affiche un regain d’activité avec une progression d’environ 11,4 % des immatriculations en juin 2026 par rapport à l’année précédente, pour un total de 188 787 véhicules neufs. Malgré cette reprise, le secteur reste en deçà des niveaux observés avant la crise sanitaire, confirmant une mutation encore en cours.
Cette évolution s’explique en grande partie par la transition énergétique en cours. Les constructeurs accélèrent le renouvellement de leurs gammes, en multipliant les modèles électriques plus accessibles, mieux équipés et dotés d’autonomies en hausse. Cette stratégie contribue mécaniquement à renforcer la part des véhicules à batterie dans les ventes globales.
Les modèles électriques les plus plébiscités
Sur le terrain des ventes, la hiérarchie reste contrastée. Le Tesla Model Y conserve une position dominante avec 6 635 immatriculations, confirmant son statut de référence sur le segment. Derrière lui, la dynamique est largement portée par le groupe Renault, qui occupe plusieurs places clés du classement. La Renault 5 atteint 4 214 unités, suivie par la Twingo avec 2 678 exemplaires, tandis que le Scénic et la Mégane complètent le haut du tableau avec respectivement 2 495 et 2 334 immatriculations.
Cette performance confirme la montée en puissance de la gamme électrique de Renault, qui continue de gagner du terrain sur le marché français. L’arrivée de nouvelles évolutions techniques sur certains modèles devrait d’ailleurs renforcer cette dynamique dans les prochains mois.
En revanche, le groupe Stellantis affiche une présence plus limitée dans le classement. Seuls la Peugeot e-208 et la Citroën ë-C3 parviennent à intégrer le top 10, avec respectivement 1 831 et 1 497 unités. Le reste du classement est complété par des modèles tels que la Dacia Spring, le BMW iX1 ou encore la Volkswagen ID.3, illustrant une concurrence de plus en plus diversifiée.
Le marché de l’occasion électrique en plein essor
Au-delà du neuf, le marché de la seconde main connaît également un regain d’intérêt. Les tensions géopolitiques récentes et les fluctuations des prix des carburants ont incité certains automobilistes à se tourner vers l’électrique, y compris sur le marché de l’occasion.
Selon plusieurs acteurs du secteur, certains réseaux de distribution ont constaté une accélération des ventes de véhicules électriques d’occasion, permettant même d’écouler rapidement leurs stocks. Une tendance qui contribue à améliorer la rotation des concessions et à soutenir leur activité financière.
Dans ce contexte, l’occasion apparaît comme une alternative de plus en plus pertinente. Même en l’absence d’aides à l’achat comparables à celles du neuf, la décote importante des modèles électriques permet encore de réaliser des acquisitions intéressantes. Par ailleurs, la montée en gamme des véhicules récents, désormais capables de proposer des autonomies plus élevées et des temps de recharge réduits, renforce l’attractivité de ce marché en pleine structuration.
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