Après un mois de mars particulièrement dynamique, le marché automobile français marque le pas en avril 2026. Si certains signaux restent encourageants, notamment du côté des voitures électriques, la tendance globale reste beaucoup plus contrastée.
L’électrique progresse de 42 % en avril…
C’est sans doute le fait marquant de ce mois d’avril. Les ventes de voitures électriques ont bondi, avec une hausse de 41,9 % par rapport au mois précédent. Une progression impressionnante qui confirme l’accélération de la transition énergétique sur le marché français.
Cette dynamique s’explique par plusieurs facteurs : l’arrivée de nouveaux modèles plus accessibles, le maintien et l’augmentation de la prime Coup de Pouce et les contraintes réglementaires et fiscales qui poussent de plus en plus de conducteurs à abandonner les motorisations thermiques.
Résultat, la part de marché de l’électrique continue de grimper et atteint désormais 26 %, de quoi s’installer progressivement comme un pilier du marché. Certains modèles tirent particulièrement leur épingle du jeu en avril, à l’instar des Renault 5 et Scénic E-Tech et de la Citroën ë-C3, qui cumulent respectivement 3 418, 2 114 et 1 611 immatriculations.
Mais cette forte croissance reste à relativiser. Mais malgré cette dynamique, l’électrique reste encore derrière l’hybride, qui conserve sa place de leader. Et surtout, elle ne suffit pas à dynamiser l’ensemble du marché.
Mais le marché reste sous tension
Dans le même temps, les immatriculations globales peinent à décoller. En avril 2026, 138 339 voitures neuves ont été immatriculées en France, soit un léger recul de 0,26 % par rapport à la même période il y a an.
Même si le résultat est quasiment stable, il tranche avec le rebond observé en mars, où le marché avait nettement progressé.
Les particuliers restent présents, avec une hausse des immatriculations sur ce canal, mais les entreprises et loueurs reculent nettement, ce qui pèse directement sur les volumes globaux.
Le contexte économique continue de jouer un rôle clé. Inflation, pouvoir d’achat contraint, hésitations sur les dépenses importantes… Autant de facteurs qui incitent encore de nombreux ménages à reporter leur achat. À cela s’ajoutent les incertitudes réglementaires, entre restrictions à venir sur les motorisations thermiques et évolution des aides, qui rendent les décisions plus complexes.
Mais c’est surtout du côté des commandes que les inquiétudes grandissent. Le mois de mars avait laissé entrevoir un regain d’activité, avec des carnets mieux orientés, mais la dynamique semble déjà s’essouffler. Les professionnels anticipent désormais des mois plus compliqués, avec une demande qui pourrait de nouveau ralentir.
Les modèles les plus vendus du mois
- Renault Clio : 7 216 immatriculations
- Peugeot 208 : 6 469 immatriculations
- Dacia Sandero : 5 353 immatriculations
- Citroën C3 : 4 885 immatriculations
- Peugeot 2008 : 3 780 immatriculations
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