La Mazda MX-5 prépare une nouvelle page de son histoire. Le PDG de la marque japonaise, Masahiro Moro, a confirmé auprès de la presse allemande que la cinquième génération du roadster, attendue en 2028, sera proposée à la fois en versions thermique et 100 % électrique. Une première pour ce modèle emblématique qui approche de ses quarante ans.
Deux motorisations pour une même icône
Depuis son lancement en 1989, la MX-5 a traversé quatre générations sans jamais renier sa recette d’origine : un petit roadster léger, pensé avant tout pour le plaisir de conduite. La future mouture rompt en partie avec cette tradition en ouvrant son catalogue à deux formes de propulsion distinctes selon les régions du monde.
Sur les marchés moins contraints par les normes antipollution, le bloc thermique restera au programme, avec toutefois une nouveauté de taille. En Europe, une déclinaison entièrement électrique verra le jour pour répondre aux règles d’efficience énergétique de plus en plus strictes. Selon Masahiro Moro, cité par nos confrères d’Auto Motor und Sport, cette double approche vise à préserver l’identité du modèle tout en l’adaptant aux contraintes réglementaires.
La légèreté, obsession des ingénieurs de Hiroshima
Le principal défi concerne le poids. La MX-5 doit sa réputation à sa masse contenue, gage d’agilité et de sensations. L’ajout d’une batterie sur la version électrique fait donc craindre un embonpoint contraire à l’esprit du roadster. Le dirigeant s’est voulu rassurant sur ce point en évoquant un objectif ambitieux.
Les équipes techniques visent un poids compris entre 1 000 et 1 200 kg, soit une valeur à peine supérieure à celle du modèle thermique actuel. Masahiro Moro a précisé que cet allègement devra se faire sans recourir à des matériaux coûteux comme la fibre de carbone. Un pari technique qui conditionnera en grande partie la réussite de cette cinquième génération.
Un nouveau moteur thermique et une surprise en préparation
Pour la version à combustion, la future MX-5 pourrait adopter le nouveau quatre-cylindres Skyactiv-Z de 2,5 litres. Ce bloc s’accompagnerait d’une forme d’électrification dont le niveau reste à confirmer. Ce serait alors la première fois que la « Miata », surnom du roadster outre-Atlantique, passerait à l’hybridation, marquant une évolution notable pour un modèle resté fidèle à la mécanique classique.
Au-delà de la MX-5, le patron de Mazda a laissé entendre qu’un autre modèle rejoindrait la gamme. Il a évoqué le souhait d’ajouter une voiture représentative des valeurs de la marque, un modèle phare destiné à incarner son identité. Cette déclaration a relancé les spéculations autour d’une éventuelle descendante des sportives RX-7 et RX-8, connues pour leur moteur rotatif.
Un calendrier fixé à 2028
Aucune fiche technique définitive n’a encore été communiquée par le constructeur. Les caractéristiques précises des deux motorisations, tout comme le degré exact d’électrification de la version thermique, restent à préciser dans les mois à venir.
La présentation officielle de cette cinquième génération de Mazda MX-5 est attendue courant 2028. Ce rendez-vous permettra de lever le voile sur les données complètes du roadster et de confirmer la nature de la surprise évoquée par Masahiro Moro.
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