Après Volkswagen, c’est au tour de Mercedes d’être traqué par les autorités allemandes pour avoir, selon les dires, équiper certains véhicules diesel de logiciels capables de modifier la mesure des niveaux d’émissions polluantes lors des tests anti-pollution.
Rappel des faits
En mi-mai 2018, les premiers soupçons ont été exprimés par les autorités allemandes. Aussitôt, l’autorité de tutelle KBA (agence fédérale de l’automobile allemande) a ordonné des campagnes de rappel de plusieurs milliers de véhicules Mercedes concernés. L’affaire a pris très vite une envergure. Daimler, la société-mère de Mercedes, a donc riposté tout en rassurant les autorités qu’elle va coopérer avec eux. Les nouvelles Mercedes en vente ne sont pas concernées par ces logiciels.
Depuis l’éclatement de l’affaire « dieselgate » en 2015, certains parquets allemands ont ouvert des enquêtes si bien que plusieurs constructeurs ont été ciblés pour fraude ou manipulation, dont Porsche et BMW.
Mercedes : en attente d’un jugement
Le jugement étant en cours, des rumeurs se faisaient déjà entendre sur le montant de l’amende. L’année dernière, plusieurs sources ont invoqué la somme de 4 milliards d’euros. D’après le média « Der Spiegel », suite à la mise en place de logiciels trafiqués sur pas moins de 280 000 véhicules de Classe E et C, Mercedes écoperait probablement une note pouvant aller jusqu’à 1 milliard d’euros. Par l’occasion, le constructeur serait invité à rappeler, puis à remettre les véhicules concernés en conformité avec les réglementations. En tout cas, seul le verdict annoncera le montant final de l’amende.
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