Après des mois d’inquiétude, le verdict est finalement tombé pour le constructeur Daimler : 870 millions d’euros, voilà la somme qu’il doit acquitter pour avoir commercialisé depuis 2008 des véhicules diesel non conformes à la règlementation d’émissions polluantes.
Pas d’appel de Daimler
L’affaire a été prise en main par le parquet de Stuttgart. Celui-ci a évoqué dans le motif, « la violation par négligence » des certifications de véhicules. La somme de l’amende a été évaluée selon le nombre des voitures Mercedes concernés, soit 684 000 véhicules dont le rappel a été ordonné par l’agence allemande de l’automobile ou KBA en 2018. Dans un communiqué, Daimler a affirmé ne pas faire appel en s’engageant à s’acquitter de l’amende. Toutefois, l’accusé continue de répliquer le rapport de la KBA. Ce dernier l’avait contraint de rappeler 700 000 Mercedes-Benz à travers le monde, dont pas moins de 270 000 se trouvaient en Allemagne.
Par ailleurs, selon le parquet, la procédure n’aura aucun effet sur les poursuites pénales en cours, et ce, vis-à-vis de 4 dirigeants de chez Daimler.
Une retombée maîtrisée
Le groupe Daimler semble avoir anticipé la sanction en approvisionnant les comptes du premier semestre de plusieurs centaines de millions d’euros. Provisions justifiées par les coûts supplémentaires liés à l’affaire du diesel truqué. Aussi, il a averti sur ses résultats, lesquels afficheraient une perte d’ici à la fin de l’année. La raison tient du fait que le secteur utilitaires Mercedes-Benz a été sérieusement secoué par l’affaire du diesel. Si jusqu’ici, la branche tablait sur une marge positive pouvant aller jusqu’à 2%, elle ne pourrait plus espérer qu’une rentabilité négative comprise entre -2% et -4%.
Mais au final, l’amende n’aura aucun impact sur les comptes du groupe, selon toujours le communiqué.
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