Après le confinement exceptionnel, Peugeot ne souhaite pas que le gouvernement subventionne massivement l’achat de voitures neuves car cela pourrait s’avérer « néfaste pour l’industrie ».
Depuis ce lundi 11 mai, les concessionnaire ont de nouveau été autorisés à ouvrir leur portes. Pour relancer les ventes et aider les constructeurs en grandes difficultés après 2 mois au ralenti, l’Etat à débloquer des aides et en envisage d’autres pour les consommateurs. Cependant, tout le monde n’approuve pas ces bonus, pourtant réclamés par beaucoup. Ainsi, Peugeot, ne souhaite pas que des aides à l’achat soient mises en place. Elles seraient, selon le constructeur, défavorable au marché à moyen terme. Explications.
Invité de BFM Business, Jean-Philipe Imperato, directeur de Peugeot, annonce : « Nous ne sommes pas particulièrement demandeurs de mesures qui conduiraient à tordre le marché dans un sens, qui à la fin seraient néfastes pour l’industrie à moyen terme ». Pour étayer ses propos, il ajoute : «On se rappelle tous de 2008. Et on l’a tous payé en 2011. A l’exception du support à la transition énergétique qui est normal, (…) pas de mesures qui conduisent à la fin à droguer un marché qui de toutes façons le paye. On a mis des années à construire des marques, à construire des produits qui se tiennent et dont la valeur est reconnue. Ne brisons pas cela par un mouvement de panique à la sortie d’un Covid ».
Des aides néfastes ?
Si Peugeot reste donc favorable à des aides pour l’achat de véhicules hybrides et électriques, la marque au lion ne souhaite pas voir apparaître de mesures supplémentaires pour relancer un marché en difficulté. Selon le constructeur sochalien, cela aurait pour effet de doper le marché artificiellement et de voir les ventes retomber rapidement une fois que ces coups de pouces financiers auront été stoppés. D’autant plus que si la valeur neuve des autos baisse, cela aura aussi un effet sur l’image de marque avec une décote accentuée sur les modèles d’occasion. Une valeur que Peugeot essaie de maintenir à un niveau plus haut que par le passé, à l’image des constructeurs allemands, notamment en ayant un positionnement plus haute de gamme avec peu de remise accordée en concession.
Des avis divergeant
Mais l’ensemble de la profession n’est pas du même avis. L’équipementier automobile Faurecia (dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que…PSA) a vu son chiffre d’affaire baisser de 20 % sur le premier trimestre 2020 dû à la crise du coronavirus et souhaite la mise en place rapide d’un plan de relance massif de la part du gouvernement. Patrick Koller, directeur de Faurecia a ainsi déclaré : « Le gouvernement a pris les bonnes décisions concernant le chômage temporaire parce que ça permet de gagner du temps, de nous donner la possibilité de voir quelle est la réalité du décrochement de la demande. Mais maintenant, il va falloir s’occuper de la demande, c’est la plus grande incertitude du moment. Nous ne savons pas comment les consommateurs vont réagir. Donc oui, c’est très important de relancer la demande correctement ».
Source : BFM Business
très intéressante information, sachant que Ww va remiser très fort dès la rentrée.