Baisse de TVA, bonus écologique plus important, l’Etat souhaite prendre de nouvelles mesures pour inciter les ménages à renouveler leur véhicule et relancer l’économie.
Avec le coronavirus et le confinement, avril a vu les ventes de voitures neuves s’effondrer avec – 89 % (on en parle ici). Pour préserver les emplois et voir les chiffres remonter, le gouvernement avait annoncé envisager un soutien financier aux constructeurs et souhaiter mettre en place des aides fiscales en faveur des acheteurs. Le Parisien nous indique que ces aides, qui n’arriveraient qu’à la rentrée, s’appliqueraient aussi bien à l’achat d’une voiture neuve (électrique mais aussi hybride rechargeable) ainsi que sur la facture des pièces d’occasion.
Les professionnels devraient pouvoir voir le bonus écologique pour l’achat d’une voiture électrique repasser à 6 000 €. Une bonne nouvelle puisqu’il avait été réduit de moitié au début de l’année (3 000 € depuis) et devait continuer de baisser (1 500 € en 2021) pour finalement disparaître en 2022. Concernant les particulier, rien ne devrait changer pour l’acquisition d’une nouvelle auto zéro émission (6 000 € pour les véhicules de moins de 45 000 €, 3 000 € pour ceux compris entre 45 000 et 60 000 € et 0 € au delà). Mais, nouveauté, une prime pourrait désormais être attribuée lors de l’achat d’un modèle hybride rechargeable. Aucun montant n’est encore divulgué mais il serait, en toute logique, moins élevé que pour les voitures 100 % électriques. Cette mesure a été vivement encouragée par les deux groupes français, Renault et PSA, qui possèdent déjà ou vont prochainement posséder des modèles éligibles (Mégane et Captur chez Renault, 508, 3008 et DS7 Crossback entre autres chez PSA). En revanche, rien n’est prévu pour les hybrides »simples », ne pouvant rouler que quelques kilomètres sans démarrer leur moteur thermique.
Toujours concernant les autos 100 % électrique et hybrides rechargeables, le gouvernement envisagerait aussi une baisse de la TVA à l’achat. Elle passerait donc sous les 20 % actuellement en vigueur pour tout achat d’une voiture neuve.
Les pièces d’occasion aussi concernées
Une TVA moins élevée est aussi envisagée pour l’achat de pièces d’occasion permettant un meilleur bilan écologique. Cette mesure rentrerait dans le cadre de la prime à la conversion, actuellement réservée au remplacement d’une voiture ancienne. Cette TVA moins élevée s’appliquerait aussi sur la main d’oeuvre. On espère que cette disposition, si elle est appliquée, permettra aux propriétaires d’effectuer les réparations désirées (le changement du système de dépollution du pot d’échappement par exemple) parfois laissées en suspends par manque de moyen.
Si ces mesures (baisse de la TVA, primes revenant à leur plus haut niveau) peuvent effectivement inciter les français à franchir le pas de la voiture électrique, il ne faudrait pas que le gouvernement en oublie les infrastructures. Celles-ci sont toujours insuffisantes pour rassurer de nombreux automobilistes sur la facilité à faire son »plein » au quotidien ou lors de grands trajets, comme par exemple, pour les vacances. L’installation de nouvelles bornes à haute intensité (et de nouvelles borne tout court) se fait au ralenti. Pire, leur nombre va même fortement diminuer après la fermeture, pour raison de sécurité, mais surtout le non remplacement par Izivia, filiale à 100 % du groupe EDF de 189 bornes sur les 217 que compte son réseau autoroutier Corri-Door. Inciter les conducteurs à passer à l’électrique, c’est bien, leurs permettre de rouler sereinement avec leur nouvelle voiture zéro émission, c’est mieux.
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