En Avril, la chute continue pour le marché auto avec une baisse des ventes de 88,8 % des voitures particulières.
Comme depuis le 13 mars et le début du confinement, le marché automobile ne cesse de baisser. Le mois d’avril n’a vu que 21 000 ventes se concrétiser, à comparer aux 188 000 immatriculations ayant pu être réalisées en avril 2019, soit une chute de 88,8 %.
Les constructeurs français s’en sortent tout de même un petit peu mieux que les groupes étrangers. Avec une part de marché de 82 %, ils limitent leur baisse à 84 % quand les marques étrangères plongent de plus de 95%. Renault et PSA ont notamment pu compter sur « des livraisons, des immatriculations qui ont été faites […] pour du personnel médical, des forces publiques» souligne à l’AFP François Roudier, porte-parole du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA).
Renault reste la marque ayant reçu le plus de commandes (5 910) suivi de Peugeot (5 237) et de Citroën (3 513). Pour ces trois marques, la baisse représente respectivement 81,2 % , 84,6 % et 83,9 %. Il est à noter que DS limite la casse avec »seulement » – 77,7 % soit 434 ventes enregistrées, quand Dacia et Alpine s’effondrent avec une baisse de 90,2 % et 96,9 %.
La part des ventes aux particuliers en augmentation
Si avant la crise les ventes à particulier représentaient une part d’environ 40% du volumes des constructeurs, celle-ci a augmentée depuis le début du confinement pour atteindre 56 % des ventes ce mois ci. En effet l’arrêt d’une bonne partie de toute l’activité économique a signifié le report entre autre, du renouvellement des flottes d’entreprises. De même, les marques gonflent habituellement leurs chiffres en fin de mois, en immatriculant des véhicules immobilisés en parc. Afin de minimiser leurs dépenses et préserver leur trésorerie, ils se sont cette fois-ci abstenus.
Concernant les prévisions pour le reste de l’année elles restent, pour le moment, identiques à celles faites le mois dernier, soit une baisse du marché prévue à -20 % sur les 12 mois de 2020. Cela reste une estimation à prendre avec des pincettes, puisque fortement conditionnée par le plan de relance prévu par le gouvernement, une fois la crise passée.
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