Le bioéthanol a connu un véritable engouement en 2022 avec une hausse de 83 % de sa demande. Le carburant d’origine renouvelable était une séduisante alternative au diesel et à l’essence, surtout quand ces derniers dépassaient 2€ par litre. En 2023, les prix de l’éthanol ont sérieusement augmenté, réduisant ainsi la demande des consommateurs. En 2024, les prix du superéthanol devraient baisser.
Des prix à la baisse
Vous l’avez certainement remarqué, les prix du superéthanol E85 ont baissé depuis la fin de l’année 2023. Selon les données de carbu.com, le bioéthanol a baissé de 22,3 €c/l par rapport à l’année dernière. Le prix moyen de ce carburant renouvelable est maintenant de 0,915 €/l. L’éthanol a retrouvé son principal intérêt, son prix !

Effectivement il est maintenant deux fois moins cher que l’essence SP95 E10 affichée à 1,844 €/l en moyenne en France. Même si l’E85 a tendance à faire augmenter un peu la consommation de votre véhicule, la différence de prix est toujours en votre faveur.
Comment comprendre cette réduction des prix ?
Les prix du superéthanol peuvent être connus à l’avance. En effet, les tarifs de ce carburant sont négociés annuellement en raison du prix du gaz nécessaire pour la production du bioéthanol. Les différences de prix entre les stations viennent de la marge du distributeur et des coûts de transport.

Pour cette année 2024, les coûts du gaz ont baissé. À la fin de l’année 2022, les tarifs du gaz étaient très hauts en raison du conflit en Ukraine. Au moment de négocier les tarifs pour cette année, les prix du gaz étaient moins élevés. De ce fait, les prix prévus pour l’année 2024 sont en baisses.
Une diminution de la demande à redouter ?
On peut aussi envisager une prochaine réduction des prix du bioéthanol en raison d’une demande faible. Si les automobilistes malins roulent au superéthanol, les ZFE limitant les véhicules anciens en ville ou encore la concurrence des véhicules électriques de plus en plus abordables devraient détourner certains automobilistes de ce carburant.
De plus, les soucis mécaniques que peut entraîner le bioéthanol tendent à se démocratiser. Avec le recul, certains véhicules n’acceptent pas correctement la conversion aux biocarburants. Moins insouciants, les automobilistes pourraient réduire leur demande de bioéthanol.
Enfin, un dernier facteur permet d’anticiper un ralentissement de la demande d’éthanol. Il s’agit de l’arrêt progressif des moteurs flexfuel notamment chez Ford. Le constructeur américain était le seul constructeur généraliste à proposer cette solution intéressante. Pour vous doter d’une voiture neuve pouvant accepter du bioéthanol de série, il faut maintenant vous orienter vers la gamme de Jaguar ou Land Rover et elles sont bien moins abordables.

0 commentaires sur cet article
Commentez cet article