La Dacia Spring figure parmi les voitures électriques les moins chères disponibles en Europe. Elle a rencontré un franc succès. Cependant, depuis le début de l’année 2024, la citadine électrique est chamboulée, ne profitant plus du bonus écologique et concurrencée par d’autres modèles, elle doit trouver des solutions pour rester compétitive.
Un prix compétitif seulement sur le catalogue
La Dacia Spring est affichée à partir de 18 900 € au catalogue de son constructeur. Il s’agit certes de la voiture électrique la moins chère du marché, mais la Citroën ë-C3 est disponible à partir de 19 400 €, en déduisant le bonus écologique.
La citadine aux chevrons est certes plus coûteuse, mais elle propose une autonomie de 320 km contre 230 km pour la Spring. La puissance est aussi bien différente : la Citroën ë-C3 affiche 113 chevaux contre seulement 65 pour la Spring.

Alors oui, la Dacia Spring reste la voiture électrique la moins coûteuse du marché, mais elle nécessite des compromis sur la polyvalence. La Citroën ë-C3 est plus chère, mais bien plus capable de vous accompagner sur de longs trajets.
Mais la Dacia Spring est essentielle pour le constructeur
La Dacia Spring est très importante pour Dacia. Elle permet de réduire la moyenne des émissions de CO2 de la gamme du constructeur franco-roumain. Sans la citadine électrique, la marque Dacia n’aurait pas pu se conformer aux indicateurs de la réglementation CAFE (Corporate Average Fuel Economy). Cette exigence européenne limite le seuil d’émission moyen de CO2 à 95 g/km pour l’ensemble de la gamme de véhicules neufs vendus par chaque marque exerçant en Europe.

En cas de dépassement de ce seuil, chaque gramme excédentaire est facturé 95 € au constructeur par véhicule immatriculé. Pas besoin de faire un long calcul pour comprendre qu’en cas de dépassement, la facture peut vite devenir salée, voire même délétère pour la santé financière d’une marque.
La Spring a donc aidé Dacia à se conformer aux exigences européennes. C’est pour cette raison que la Spring est essentielle pour le constructeur. Sans la contribution de la Spring pour réduire les émissions globales, certaines versions thermiques auraient dû disparaître. On pense notamment à la version quatre roues motrices du Dacia Duster, pourtant très appréciée.
Un lieu de production qui pose problème
Pour arriver à réduire au maximum le prix de la Dacia Spring, le groupe Renault est parti de la base de la Kwid, une petite citadine thermique vendue en Asie. L’alliance a développé la City K-ZE, fabriquée en Chine, par l’intermédiaire d’une joint-venture avec le constructeur local Dongfeng. La Dacia Spring est dérivée de cette dernière, elle est donc fabriquée en Chine également. Produire la Spring dans l’Empire du Milieu a permis au constructeur de contenir les prix, mais ce choix est aujourd’hui un poids pour le modèle. Elle a dû se passer du bonus écologique, et elle est aussi menacée par la hausse des droits de douane pour les voitures fabriquées en Chine.

Depuis le 5 juillet, la taxe d’importation de 10 % est provisoirement passée à 30,8 %. Une révision du taux de cette taxe est prévue pour novembre prochain. Mais en attendant, si Dacia décide de répercuter sur le prix client la hausse des droits de douane, la Dacia Spring verrait son prix augmenter de 3 931 € pour s’afficher à 22 831 €. Dans ce cas, la Spring perdrait une grande partie de son intérêt.
Dacia a alors plusieurs choix : continuer de vendre la Spring au prix actuel en rognant sur sa marge, ce qui pourrait toutefois entacher la santé financière du constructeur.
Une autre solution serait de répercuter la hausse de la taxe sur le prix de vente client. Mais dans ce cas, les ventes de la Spring risquent de plonger, augmentant ainsi la moyenne des émissions de CO2 de la gamme, et exposant Dacia à des amendes. La Spring est donc indispensable.

La solution la plus probable serait de rapatrier la production de la citadine électrique de Dacia en Europe. Cela apporterait plusieurs avantages à la Spring. Elle pourrait redevenir éligible au bonus écologique de 4 000 € et éviterait les taxes sur les voitures électriques fabriquées en Chine. Pour aller plus vite, Dacia pourrait choisir de faire l’assemblage de kits semi-démontés en Europe. Seuls les produits finis sont concernés par cette taxe d’importation.
Le vrai problème de la Nouvelle Dacia 2024, c’est qu’ils ont conservé l’ancienne batterie trop petite , une incohérence totale ! rendant ainsi l’utilisation a un strict usage citadin .. 20000 euros et sans bonus. Il fallait mettre un 40kw dessus comme la tr03 de chez Leap….