Le Mini Aceman est la version cinq portes électrique de Mini. Une alternative à la Mini Cooper qui offre le style unique de la marque anglaise. Le cocktail est alléchant, mais non exempt de défauts. Entre un confort sec, des finitions moyennes et une autonomie limitée, Caroom vous présente les inconvénients du Mini Aceman.
Des suspensions trop raides
Les Mini sont réputées pour leur « feeling de karting », selon le constructeur. Mais pour obtenir ces sensations derrière le volant, Mini a dû faire certains choix, notamment au niveau de la suspension. Le comportement des amortisseurs est très raide, peut-être même trop. Pour une voiture à vocation urbaine, on se demande pourquoi la marque n’a pas opté pour un amortissement plus souple et confortable. Lors de notre essai du Mini Aceman, nous avons rapidement ressenti des douleurs au dos.

D’autant plus que le comportement n’est pas véritablement sportif. Par exemple, l’Alfa Romeo Junior Veloce, avec ses 280 chevaux et un différentiel autobloquant mécanique sur le train avant, est plus radical. La puissance de 280 chevaux surpasse les 218 chevaux de la Cooper SE.
Des finitions avec beaucoup de plastiques durs
La présentation intérieure du Mini Aceman est moderne, notamment grâce à son écran central rond et tactile. Cet écran est agréable à utiliser, bien que des ralentissements puissent survenir, et les menus sont parfois complexes.

Cependant, la majorité des plastiques sont durs. La qualité perçue est satisfaisante, mais l’impression se dissipe au toucher. C’est dommage, car Mini nous avait habitués à mieux. De même pour les textiles présents sur les accoudoirs et la planche de bord : ils sont esthétiques mais peu agréables au toucher. En t-shirt, ce tissu peut même rapidement devenir inconfortable.
Une autonomie limitée
En entrée de gamme, le Mini Aceman est doté d’une batterie de seulement 42,5 kWh, permettant une autonomie limitée à 300 km. La version SE dispose d’une batterie de 54,2 kWh pour une autonomie de 400 km en cycle WLTP. Intéressant, mais certains concurrents font mieux. Par exemple, le Kia EV3 offre 605 km d’autonomie pour 40 990 euros.

En outre, la capacité de charge rapide du Mini Aceman est plafonnée à 95 kW. Proposé à 33 550 euros, le petit SUV atteint rapidement un budget proche de 40 000 euros pour une version bien équipée.
De plus, le Mini Aceman n’est pas éligible au bonus écologique, contrairement à son principal concurrent, le Jeep Avenger. En l’absence de cette aide gouvernementale, et avec l’éventuel impact des droits de douane majorés pour les véhicules électriques fabriqués en Chine, son intérêt pourrait en être réduit face à la concurrence.
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