Entre les géants Mercedes et Volkswagen, Peugeot se distingue mondialement avec sa série 200. La 208, belle citadine sportive, fait partie des voitures les plus vendues de 2023, aux côtés de la Clio 5 et de la Dacia Sandero 3. Sa conception a permis de perpétuer l’héritage de la légendaire 205 et d’accroître ainsi la popularité de la marque au Lion. Cependant, Peugeot a également connu des échecs notables, comparables aux déboires de Nissan avec sa Cube ou de Fiat avec sa Multipla. Découvrez les pires échecs commerciaux de Peugeot dans notre article.
Peugeot 607
Cette berline haut de gamme, qui a sillonné les routes de 1999 à 2010, portait les aspirations de Peugeot à rivaliser avec les marques allemandes. Proposant diverses motorisations, allant du moteur 2.2 16V essence au puissant 2.7 V6 HDi, elle a cherché à offrir une expérience de conduite de qualité.
Toutefois, malgré sa qualité de fabrication indéniable, son intérieur sobre et son châssis au design voluptueux, la Peugeot 607 peine à captiver les passionnés d’automobile. Les prémices de cet échec se dessinaient déjà à travers ses prédécesseurs : la Peugeot 604 et la 605. Bien que la 605 ait adopté la plateforme de la Citroën XM et promis une révolution par rapport à la 604, les problèmes de fiabilité ont terni son image.
Dans sa quête de renouveau avec la 607, Peugeot a malheureusement recyclé la plateforme de la 605, démontrant ainsi un manque d’audace. De plus, la nouvelle berline a dû affronter la montée en popularité des SUV et le nouveau plan marketing des marques allemandes telles qu’Audi ou Mercedes. Le verdict est sans appel : la 607 ne s’est vendue qu’à 160 000 exemplaires, bien en deçà des 254 501 ventes de la 605. Cela a définitivement sonné le glas de la série 600, pourtant pleine de promesses.

Peugeot 1007
La Peugeot 1007, commercialisée de 2005 à 2009, avait suscité l’espoir en cherchant à réinventer le paysage des citadines avec ses portes coulissantes électriques. Cependant, cette tentative ambitieuse est répertoriée parmi les échecs marquants de l’industrie automobile européenne.
D’un point de vue technique, la 1007 offrait trois types de motorisations : deux moteurs essence de 75 et 110 ch, ainsi qu’un diesel de 70 ch. Malgré des caractéristiques de sécurité de bonne facture et la qualité de conduite caractéristique de Peugeot, la voiture a été confrontée à d’importants obstacles. Les portes coulissantes, conçues pour être novatrices, ont malheureusement contribué à l’augmentation du coût et du poids du véhicule. De plus, celles-ci sont peu performantes et lentes, ce qui a impacté négativement l’expérience utilisateur.
Malgré l’objectif initial de produire 100 000 unités par an, seuls 124 100 exemplaires ont été fabriqués de 2005 à 2009. Le coût élevé, débutant à 14 600 euros, soit au moins 2 000 euros de plus que ses concurrentes, combiné à la faiblesse de la motorisation, ont été les principaux facteurs de cet échec.

Peugeot 4007/4008
Les Peugeot 4007 et 4008, lancés respectivement en 2007 et 2012, incarnent les premières incursions de Peugeot dans le segment des SUV, en partenariat avec Mitsubishi. Les deux modèles étaient disponibles avec des options de motorisation, notamment le DW12 M, un moteur diesel de 2.2 HDi, et une version essence de 2.4 litres pour le 4007.
Cependant, ces SUV de la marque au Lion sont des cousins des Mitsubishi ASX et Outlander, un aspect qui reflète le manque d’ambition et d’innovation de Peugeot à l’époque. En effet, les motorisations japonaises étaient gourmandes en carburant, alors que le marché automobile mondial commençait à prendre en compte les normes CO2. La demande des automobilistes s’orientait, dès lors, vers des véhicules plus propres et moins coûteux, tout le contraire des 4007 et 4008 de l’époque. Cela a énormément impacté les ventes, puisque Peugeot n’a pu écouler que 36 000 modèles du 4008, ce qui est un désastre commercial par rapport aux 49 000 ventes de la Peugeot 4007.

En dépit de quelques revers, Peugeot maintient son statut avec des succès indéniables comme la 208 II, le 3008 II ou la 2008 II.
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article