La nouvelle est tombée fin décembre 2023, le constructeur Daihatsu, appartenant à Toyota, est accusé d’avoir falsifié les résultats de tests de sécurité de ses véhicules et ce, depuis 1989 ! Si la marque n’est plus commercialisée sur le Vieux Continent depuis plusieurs années déjà, plusieurs modèles qui y étaient vendus pourraient être concernés. On fait le point sur ce scandale qui risque de faire grand bruit !
Le scandale Daihatsu, c’est quoi ?
Le constructeur japonais Daihatsu fait partie du groupe Toyota et est spécialisé dans la production de petites voitures. Un temps commercialisés sur le marché européen, les modèles Daihatsu n’y sont plus exportés depuis 2013, faute à des faibles volumes de ventes.
Revenons en 2023, puisque c’est en avril dernier qu’une source interne a signalé des irrégularités sur des tests de sécurité. Le constructeur avait alors mené une enquête interne à l’aide d’une commission indépendante. Il en est ressorti que les équipes chargées des crash-tests avaient truqué intentionnellement des procédures pour que les véhicules passent les tests de sécurité.
Des investigations plus poussées ont été réalisées et les conclusions sont sorties le 20 décembre 2023. On y apprend que 174 cas de falsification dans 25 catégories de test ont été faits depuis 1989, sans compter l’irrégularité de la garniture de porte révélée en avril et l’irrégularité du test de collision en mai. Les airbags présenteraient également des irrégularités.
En tout 3 moteurs et 64 modèles badgés Daihatsu, Toyota, Mazda et Subaru sont mis en cause. Face à ces révélations accablantes, la marque a suspendu toutes ses livraisons et a interdit aux concessionnaires de prendre la moindre commande.
La production des quatre usines japonaises a même été stoppée et ce, au moins jusqu’à la fin du mois de janvier. De quoi laisser prévoir des répercussions financières énormes pour Daihatsu et Toyota !

Quels sont les modèles concernés ?
On vous l’expliquait plus haut, mais il ne s’agit pas seulement de modèles Daihatsu qui sont concernés par cette fraude massive. En effet, des Toyota, Mazda et Subaru produits au Japon, en Indonésie, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam sont aussi mis en cause.
En tout, 64 modèles et 3 moteurs différents depuis 1989 sont concernés par des tests de sécurité falsifiés !
On peut donc légitimement se demander si des modèles vendus en Europe sont concernés par ce scandale et ce, même si Daihatsu n’y est plus disponible depuis plus de dix ans.
Rassurez-vous, selon les dernières informations, seuls deux véhicules vendus sur le Vieux Continent sont concernés : la Daihatsu Cuore vendue entre 1998 et 2002 et la Toyota iQ vendue entre 2008 et 2015.
Vous êtes propriétaire de l’un de ces deux modèles ? Pour l’instant les démarches à suivre ne sont pas encore connues, mais cela ne devrait pas tarder, car le scandale prend de plus en plus d’ampleur !
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