Depuis plusieurs mois, le spectre d’une Tesla compacte et abordable revient régulièrement dans les discussions autour de la marque californienne. Baptisée, cette fois-ci, à tort ou à raison « Model Q », cette voiture électrique à moins de 30 000 dollars pourrait voir le jour dès 2025. Cependant, comme souvent avec Tesla, les informations restent à prendre avec des pincettes.
Un projet relancé ?
Initialement évoqué sous le nom de « Model 2 », ce projet avait été mis de côté en 2024 pour laisser place à d’autres priorités comme le Cybercab, un taxi autonome prévu pour 2026, ou encore le restylage du Model Y que l’on attend pour début 2025. Mais à la suite de la publication d’un rapport de la Deutsche Bank, la Tesla Model Q, ce qui pourrait être le nouveau nom de la Model 2, semble revenir sur le devant de la scène. Selon ce document relayé par plusieurs médias, cette compacte serait prévue pour le premier semestre 2025. Ça nous semble trop beau pour être vrai !

Une petite Model 3 ?
Ce nouveau modèle serait à la fois 15 % plus petit et 30 % plus léger que la Model 3, avec des dimensions annoncées de 3 988 mm de longueur. Deux variantes seraient envisagées, disposant respectivement de batteries LFP de 53 kWh et 75 kWh. Cette efficacité accrue permettrait de proposer une voiture moins coûteuse à produire, renforçant ainsi l’ambition d’électrification massive d’Elon Musk.
L’assemblage de cette Model Q se ferait dans l’usine Tesla de Shanghai, permettant de maintenir des coûts compétitifs. Aux États-Unis, le prix pourrait s’élever à 30 000 dollars après crédits d’impôt, soit environ 37 500 dollars sans ces aides. En Europe, on peut espérer un tarif similaire mais elle ne profiterait pas du bonus écologique, on se demande quel serait son intérêt face à un Model Y profitant de l’aide gouvernemental et ne subissant pas le droits de douane élevé. Le plus grand avantage de la Model Q pourrait être son gabarit compacte plutot qu’un véritable avantage tarifaire.
Des doutes persistent
Malgré ces détails prometteurs, plusieurs éléments invitent à la prudence. Tesla est un acteur coutumier des annonces spectaculaires suivies de retards importants, voire d’abandons, comme en témoigne l’histoire mouvementée du Cybertruck en Europe ou celle du Roadster, ce dernier pourrait ne jamais voir le jour ! De plus, la stratégie de communication de l’entreprise, marquée par des annonces imprévues et peu de teasers, laisse souvent place à des rumeurs infondées.

Le rapport de la Deutsche Bank, bien qu’il évoque le développement d’une Tesla Model Q, ne donne pas de confirmation formelle. Les dimensions et spécifications techniques relayées pourraient être des extrapolations ou des informations issues d’études préliminaires. Par ailleurs, certains observateurs évoquent la possibilité que ce « nouveau modèle » soit simplement une version d’entrée de gamme de la Model 3.
Une solution pour un marché hésitant ?
Si elle venait à se concrétiser, la Tesla Model Q pourrait redéfinir les standards des voitures électriques accessibles, en particulier dans un contexte où la compétition s’intensifie. Mais tant que Tesla n’aura pas officiellement confirmé ce projet, il convient de rester prudents face à des informations qui relèvent encore pour partie de la spéculation.
Pour l’instant, la Model Q reste une promesse à laquelle les amateurs de la marque voudraient croire, mais qui pourrait très bien rejoindre les autres « arlésiennes » de Tesla si les priorités stratégiques venaient à évoluer de nouveau.
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